Améliorons la Relation au Travail, pour chacun et pour toutes les organisations !

Catégorie : 2. Pratiques des entreprises Page 16 of 42

tendances et analyses des méthodes ressources humaines

Elior. Mise sur les compétences

Le groupe Elior (restauration collective), expérimente une démarche collective de Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).

L’objectif est de garantir l’employabilité des collaborateurs et de reconnaitre leur contribution.

Petit rappel : la VAE permet au salarié, quel que soit son âge, son niveau d’études ou on statut, de faire valider les acquis de son expérience professionnelle, pour obtenir un diplôme, un titre ou un certificat de qualification.

Cette démarche concerne pour le moment les « chefs gérants » et « assistants d’exploitation ».

La procédure commence par un entretien, la demande est ensuite transmise à un jury qui contrôle et évalue les compétences professionnelles acquises par le candidat.

Selon le communiqué de presse, les candidats ont obtenu un Cerficiat de Qualification Professionnelle. Tous l’ont obtenu ? quelle proportion ? je n’ai pas la réponse mais je vous invite à témoigner pour enrichir cette information.

Tigros. Gagnez un job à la loterie !

Pour continuer à vous saper le moral, dans la lignée de job de crevard, je vous propose la loterie pour gagner un job. Et pas un job  à faire sauter au plafond : un CDD de cariste au SMIC. On est serait là alors ? devoir jouer à la loterie pour avoir un job comme ça ?

Tigros est une chaine de supermarchés, elle a eu cette idée débile. Elle détient 59 magasins en Italie et lance une loterie « emploi » pour son 30 ème anniversaire.

Je trouve que ce genre de jeu de très mauvais goût, ça ne fait que dramatiser une situation de l’emploi déjà difficile et ça dévalorise les employés de cette entreprise, puisque Tigros considère que n’importe qui pourrait faire ce job, à condition qu’il gagne à la loterie.  Même pas besoin d’un entretien de recrutement.

Le seul mérite est de ne pas faire de discrimination, loterie oblige, l’entreprise prendra le gagnant ! Quoique je parle un peu vite, l’entreprise choisit ses collaborateurs parmi ses clients, ce qui est déjà une forme de discrimination, non ?

Au passage, il y a un détail qui me perturbe, comment fait on si on n’a pas le permis cariste pour être cariste justement ? ça veut dire qu’en Italie il n’y a pas de permis peut être.

J’ai aussi envie de dire à quand la vente aux enchères de nos jobs ?

Les directeurs marketing ne savent plus quoi inventer. Non, c’est sur cette idée ne sort pas de la tête d’un DRH. Le but final est de faire parler d’eux et de recruter des clients, en profitant de la crise. Nul

Focus sur le projet de Loi.

Les députés ont adopté le 21 juillet dernier, par 311 voix contre 175, le projet de loi de réforme et de développement de la formation professionnelle.

Le projet de loi, présenté par Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi, propose de favoriser l’évolution professionnelle et « de faire progresser d’au moins un niveau de qualification au cours de la vie ».

5 objectifs sont ciblés dans l’exposé des motifs :

–          « Mieux orienter les fonds de la formation professionnelle vers ceux qui en ont le plus besoin, c’est-à-dire les demandeurs d’emploi et les salariés peu qualifiés

–          Développer la formation dans les petites et moyennes entreprises

–          Insérer les jeunes dans le milieu du travail, en s’appuyant notamment sur les contrats d’alternance

–          Améliorer la transparence et les circuits de financement et mieux évaluer les politiques de formation professionnelle ».

Pour atteindre ces objectifs, quelles sont les mesures principales  proposées ?

– Un fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels doté de 900 millions d’euros en 2010 pour financer la formation des salariés peu qualifiés et de chômeurs.

– L’extension du  champ d’application du droit individuel à la formation (DIF) et du congé individuel de formation (CIF), en même temps qu’il propose de simplifier l’accès à la validation des acquis de l’expérience (VAE).

– La mise en place d’un « passeport orientation et formation », comportant les diplômes de la formation initiale et les expériences professionnelles acquises au cours de stages.

– L’obligation aux entreprises de plus de 50 salariés de proposer à tous les plus de 45 ans un bilan d’étape afin de leur proposer un bilan de compétence ou une action de professionnalisation.

Enfin, la réduction du nombre d’OPCA est prévue, ceux collectant moins de 100 millions d’euros devront se regrouper. « Nous n’agissons pas dans une logique de concentration, nous souhaitons au contraire des OPCA de taille suffisante pour financer des services de proximité » a précisé Laurent Wauquiez. Selon lui, ce regroupement est « le seul moyen d’assurer des formations passerelles entre les métiers et secteurs d’activité, indispensables dans certains bassin d’emploi touchés notamment par le crise ». Le contrôle de la gestion des OPCA sera renforcé, « l’agrément des OPCA par l’Etat sera soumis à leurs résultats, en terme de nombre de salariés ayant bénéficié d’une formation ou acquis un diplôme mais aussi en terme d’obtention d’emploi ».

Le projet de loi amendé insiste sur la nécessité pour les OPCA d’être en capacité d’assurer un service de proximité au bénéfice des entreprises, et en particulier des TPE-PME.
Quant à la gestion des fonds pour les TPE et les  PME, le texte amendé prévoit une gestion distincte des contributions des entreprises de moins de dix salariés et une autre pour celles des entreprises de dix à moins de 50 salariés. En outre, il est prévu que l’OPCA pourrait affecter les versements des « gros employeurs » au financement des plans des TPE et PME.

A suivre, le projet de loi sera très prochainement examiné par le Sénat.

Article proposé en partenariat avec exclusiverh.com

Formation Professionnelle. Bilan

La France consacre depuis 2002 environ 1,5 % de son produit intérieur brut à la formation professionnelle continue et à l’apprentissage, ce qui a représenté en 2007 un investissement de plus de 27 milliards d’euros.

Les OPCA (Organismes paritaires collecteurs agréés) sont les acteurs clés du système. Cogérés par les syndicats et le patronat, ils sont des intermédiaires qui collectent les cotisations formation obligatoires payées par l’entreprise et les gèrent de façon mutualisée. Les OPCA financent avec les entreprises les stages de formation. Ils ont également un rôle de conseil et d’orientation auprès des entreprises. En effet, les entreprises, et en particulier les PME, ont de quoi se perdre dans la masse des 48 600 organismes de formation recensés en France. Mais il n’y a pas de système de certification officiel, ce qui réduit l’action des OPCA.

D’une part, l’analyse du système de formation professionnel fait ressortir les inégalités quant à l’accès  à la formation :

29% des ouvriers accèdent à un stage au cours de leur carrière, contre 60% des cadres.

– Les inégalités frappent aussi en fonction de la taille de l’entreprise. Le salarié d’une PME de moins de 20 salariés a cinq fois moins de chances d’être formé qu’un salarié en poste dans une société de plus de 500 personnes. Et il disposera d’une enveloppe de 75 euros par an en moyenne, contre 781 euros dans un grand groupe.

– Le statut de l’emploi a également une forte influence dans l’accès à la formation.  Les CDD suivi par l’intérim, ont moins accès à la formation que les CDI.

Le projet de loi vise à résoudre les dysfonctionnements du système actuel. Il prévoit notamment de réduire le nombre d’OPCA. Tous ceux qui collectent moins de 100 millions d’euros devront se regrouper avant la fin juin 2011. L’objectif étant d’en compter une vingtaine au total (99 aujourd’hui). L’autre principale mesure prévoit que 5 à 12 % des sommes qu’ils recueillent soient affectées aux stages pour les moins diplômés.

D’autre part, une mission clé de la formation professionnelle est d’adapter la main d’œuvre aux besoins de l’entreprise. Or, chaque année entre 250 000 et 500 000 offres d’emploi ne sont pas pourvues, faute de candidats présentant les compétences nécessaires. Pourtant depuis 2004, les régions sont chargées du pilotage de la formation des chômeurs et sont tenues d’évaluer régulièrement les besoins de recrutement des entreprises. Elles interrogent les entreprises via des questionnaires, analysent et indiquent aux antennes régionale Pôle emploi les cursus à financer en priorité. Ce système n’a pas encore porté ses fruits.

Aujourd’hui seulement 13% des demandeurs d’emploi ont une formation au cours de leur période de recherche d’emploi. Le projet de loi de réforme et de développement de la formation professionnelle prévoit la mise ne place d’un fond paritaire de sécurisation des parcours professionnels doté de 900 millions d’euros en 2010 pour financer la formation de 700 000 salariés peu qualifiés et de chômeurs supplémentaires dès 2010.

Sources : Darès,Céreq.

Article proposé en partenariat avec exclusiverh.com

Keihin Kyoko. Scrute le sourire des collaborateurs.

La compagnie ferroviaire Keihin Kyoko (Keikyu) a installé dans ses stations un dispositif qui permet de juger si son personnel est souriant, une sorte de « souriromètre« .

Le « smile scan » situe dans l’instant un visage dans l’image et évalue en temps réel si la personne sourit. La note va de 0 à 100. Les salariés peuvent faire des vidéos et des photos pour s’entrainer. Il peuvent enregistrer leur progression.

Et attention, une option peut mettre en concurrence 2 collaborateurs, on peut donc faire un concours de sourires entre collègues. Amusant, mais pas seulement. Cet outil sert à évaluer les qualités d’accueil d’un collaborateur. Ce système est pris très au sérieux par les managers.

Je ne sais pas si le sourire joue sur leur bonus, mais ça parait possible. Tout ce qui est mesurable objectivement peut facilement être un élément de rémunération.

D’ailleurs c’est Saint Exupéry disait lui même « Un sourire est souvent l’essentiel. On est récompensé par un sourire. On est payé par un sourire ».

Bon, je crois qu’en France ça ne passerait pas du tout, inutile de le dire.  Ce serait vu comme du flicage ou alors totalement pris à la dérision, comme un gadget anti stress et au mieux l’objet de pauses « fou rire », ce qui vaut déjà pas mal remarquez… pour l’ambiance et la détente de tous.

De toute façon ce serait déstabilisant en France de voir sourire les vendeurs à tout bout de champ, on serait méfiant… « mais il ne se foutrait pas un peu de ma gueule celui là à sourire comme ça … » .  J’avoue que je me vois  le penser.

Source Aujourd’hui le Japon

Microsoft. A chaque pays sa diversité.

A aller à fond dans ses intentions de diversité, Microsoft s’est pris les pieds dans le tapis.

C’est une pub polonaise anodine qui a un peu « dérapé ».

Un blanc, un asiatique, un noir. La bonne pub. Bien comme il faut.

Mais en Pologne, Microsoft a du juger que le public ne devait pas être complètement prêt à trop en voir.

A chaque pays son niveau de diversité !

Alors en un clic de photoshop, le noir est devenu blanc.

Le problème, c’est qu’il fallait deux clics : un pour la tête et un pour la main. Du coup, la main est restée noire.

Une bien belle boulette.

Pour plus de scoops, le site Photoshop Disaster s’est spécialisé.

Image 4

Religion dans l'entreprise. Quelles règles ?

Un casse-tête de DRH (et grand risque pour eux), est l’épineuse question du respect des religions et rites dans l’entreprise.

le code du travail n’est pas très précis en la matière (alors que dans la fonction publique, la laïcité est clairement définie et les pratiques balisées).

Voici quelques points incontournables, définis par la jurisprudence :

Pour l’employeur, ce qui est interdit :

– interdire dans le règlement intérieur le port de signes religieux.

– exiger d’un salarié le retrait de signes religieux ostentatoires sans raison objective (sécurité par exemple)

– refuser d’attribuer un jour de congé pour fête religieuse si ce n’est pas justifié pour des raisons de service

Pour les employés, ce qui est interdit :

– refuser d’exécuter une tâche (ou partie de la tâche), même si cela inclue des tâche en contradiction avec sa religion

empêcher le bon fonctionnement de l’entreprise

– contrevenir aux règles de sécurité ou d’hygiène (par exemple refuser une visite médicale avec un médecin du sexe opposé)

– faire du prosélytisme dans l’entreprise

Pour en savoir plus, je vous conseille un petit guide que vous pouvez commander sur le site d’IMS Entreprendre, une association très active dont la vocation est d’aider les entreprises à intégrer, dans leur politique de Responsabilité Sociale, des démarches d’Engagement Sociétal innovantes, répondant à la fois à leurs enjeux de développement et aux attentes de la Société.

3-03:Mise en page 1

Thales. Organisation apprenante ?

Thales organisation « apprenante »

Thales maintient à niveau  les connaissances techniques et professionnelles de ses équipes, en favorisant le partage des connaissances, au sein de Thales Université.

Différentes plates formes de communication thématiques permettent à des spécialistes du monde entier, de la même famille professionnelle, d’échanger leurs expériences et leur savoir faire. Ainsi les avancées techniques sont partagées et chacun dispose des mêmes informations.

Par exemple, la communauté des ingénieurs  software représente 12000 personnes.

Si vous êtes chez Thales et utilisez ce système de réseau, votre avis nous intéresse.

Siemens. L'innovation stimulée.

Dans ce groupe Siemens, tout le monde connait la règle des 3i.

– Idées

– Impulsions

– Initiatives

Un système de boite à idées très simple. Tout collaborateur qui a une suggestion la soumet en la résumant en quelques lignes dans l’espace dédié sur l’intranet.

L’idée est ensuite examinée par un « comité 3i », composé de managers, d’experts, des RH de la direction de la division concernée.

Le salarié touchera un pourcentage du gain réalisé la première année si son idée est jugée recevable et mise en  œuvre.

Des groupes Rex (retour d’expérience) sont chargés d’animer des séances de brainstorming dans les entités.

Si vous êtes salarié de Siemens, votre point de vue  sur l’innovation en interne nous intéresse !

Source «  top Employeur 2009 »

BNP Paribas. Bonus et bonhommes de neige.

Ce n’est pas facile de trouver son inspiration à l’ombre d’un figuier, entre la lecture des commentaires du match de l’équipe de France d’hier soir et le petit verre de rosé frais.

C’est d’ailleurs pour ça que notre blog dort depuis une semaine. Non pas que la France joue tous les soirs, mais plutôt que j’apprécie beaucoup le rosé frais.

Mais comme ça fait 3 jours que les journaux titrent sur le milliard d’euros provisionné par BNP Paribas pour ses traders et que je n’arrive pas à trouver la réponse à une question simple, je m’en remets à vous pour m’aider à comprendre.

Ma question simple est donc : A qui est l’argent de ce bonus ?

Pour ne pas faire d’erreur de raisonnement, je distingue bien l’activité de trading de celle d’activités de financement, tel que le capital risque / développement.

Une réponse m’a été faite que les traders sont des parieurs et donc se parient entre eux qu’une valeur (pétrole, monnaie, action, soja, dérivée…) augmentera ou diminuera.

Les pertes des uns payeraient donc les gains des autres.

Mais ce qui ne va pas dans cette réponse, c’est que ce jeu n’est pas à somme nulle, comme peut l’être un casino.

Je vois plutôt les gains des traders grossir comme une boule de neige que l’on pousse. Et une boule de neige que l’on pousse, ça ramasse de la neige sur son passage. De la neige qui vient d’ailleurs.

D’où ma question : à qui appartient cette neige ?

C’est une question importante pour moi car je vais skier régulièrement.

Et personnellement, je préfèrerais continuer à apprécier 50 cm de neige sur toutes les pistes, plutôt qu’admirer quelques dizaines d’immenses bonhommes de neige posés sur de grands champs de cailloux.

Page 16 of 42

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén