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Catégorie : 2. Pratiques des entreprises Page 24 of 42

tendances et analyses des méthodes ressources humaines

HP. Dans quel quota êtes-vous ?

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Chez Hewlett Packard, l’entretien d’évaluation des cadres répond à des normes particulièrement strictes.

Ainsi, les managers ont pour ordre d’identifier deux catégories de salariés:

– 5% de cadres dont la performance n’est pas acceptable. Ils reçoivent la note « I »

– 20% de très bons éléments. Ils reçoivent la note « k »

Ainsi, en fonction de votre lettre, vous devriez deviner particulièrement rapidement la nature des projets de l’entreprise vous concernant.

Il n’y a rien de choquant à évaluer les managers, identifier les plus faibles et les plus prometteurs. Ce qui gène, à la fois l’éthique mais aussi le code du travail français, c’est l’imposition de quotas.

Car à bien chercher, on finit en général par trouver…

Assystem. Reconvertir ses ingénieurs en cas de crise.

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Assystem est un des leaders du conseil aux industriels.

300 de ces ingénieurs étaient dédiés à des missions chez Renault. Or le constructeur automobile a décidé -en décembre dernier- de supprimer ces prestations outsourcées.

Résultat : Assystem doit réintégrer ces 300 ingénieurs.

Le plan est de les reconvertir sur l’un des 3 autres métiers du groupe : ferroviaire, aéronautique, nucléaire.

C’est la lourde tâche qui attend le centre de formation interne « Assystem Nuclear Institute » où des experts de l’entreprise transmettent leur savoir-faire lors de stage de 6 à 10 semaines.

100 ingénieurs ont déjà bénéficié de ces formations en janvier.

En mars, une autre centaine commence de nouvelles formations, en alternance avec chômage partiel. Des formations, notamment, d’ingénieur commercial, gestionnaire de projet

BNP Paribas. Vraiment interessée par le Développement Durable ?

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La BNP Paribas possède 189 filiales offshore.

Quand une entreprise (ou un particulier) a des filiales (ou un compte) offshore, ça veut dire qu’elle fait de l’optimisation fiscale.

En général, c’est même plutôt de l’évasion.

Dans les 2 cas, elle refuse de payer les impôts ou les taxes du pays dans lequel elle exerce son activité.

Or à quoi servent les impôts ?

Ils financent les missions de l’État -donc l’intérêt l’intérêt général– ainsi que le développement collectif et la pérennité de la société.

Quel rapport avec le Développement Durable ?

Et bien c’est simple. La définition du Développement Durable est est la suivante :

« …Les entreprises, les pouvoirs publics et la société civile devront travailler main dans la main afin de réconcilier trois mondes qui se sont longtemps ignorés : l’économie, l’écologie et le social. À long terme, il n’y aura pas de développement possible s’il n’est pas économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable. »

Je trouve particulièrement contradictoire le fait d’afficher et se targuer d’une politique de Développement Durable volontariste et refuser dans le même temps une grosse partie de sa responsabilité sociale.

C’est bien de faire des partenariats officiels avec les Nations Unies, réduire l’impact environnemental des supercalculateurs et sponsoriser les déplacement en Vélo à Taiwan…

Mais quand au sommet de la direction, la gouvernance crée le paradoxe, il devient difficile d’y croire.

Publicis. Actions gratuites pour tout le monde !

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Bonne nouvelle !

Publicis, le 4ème groupe de communication mondial, va offrir 50 actions gratuites, au premier semestre 2009, à l’ensemble de ses 4 500 collaborateurs en France. Au cours d’aujourd’hui (20 euros), cela fait -potentiellement- 1000 euros.

Cela concerne les filiales que le Groupe Publicis détient à plus de 50% (Saatchi & Saatchi, Leo Burnett, Regie Media, Digitas…).

Cette offre s’étendra aux filiales internationales dans les 2 ans à venir.

Pour bénéficier de ces actions, il faut :

– avoir une ancienneté minimale de trois mois

– rester dans le Groupe Publicis pendant minimum 2 ans à partir de la date d’attribution

aucune condition de performance (individuelle ou collective) n’est requise

Ça, c’était pour tout le monde.

Et pour les 160 dirigeants clés du Groupe, un plan de co-investissement est lancé. Il devrait leur permettre de souscrire à un programme d’investissement en actions Publicis.

En tout cas, de plus en plus d’entreprises misent sur l’actionnariat salarié. Le concept n’est pas franchement nouveau.

Mais la gratuité l’est. Avant, seuls les tops managers bénéficiaient des fameux stock options.

Cette politique de rémunération vise à redistribuer les fruits du capital à l’ensemble des salariés, et probablement tenter de réconcilier le commun des mortels avec la puissance financière.

Si cela vient en complément d’un rééquilibrage du profit en faveur de salaires, ce serait le top !!!

Quille. Vers l'égalité hommes / femmes.

J’ai eu une conversation passionnante avec Pierre Ouvry, Responsable RH et Affaires Sociales chez Quille, entreprise du BTP et filiale de Bouygues Construction. C’est lui qui a piloté l’obtention du label égalité Homme-Femme.

Quelles sont les actions concrètes que vous menez pour attirer les femmes ?

Nous avons la volonté de féminiser nos recrutements et notre message est le suivant, homme ou femme, c’est la compétence qui compte pour nous. Pour attirer les femmes, nous intervenons régulièrement dans les écoles cibles pour communiquer sur nos métiers, informer et faire tomber les a priori. Des femmes de l’entreprise nous accompagnent pour témoigner. Nous nous associons au rectorat pour être présent dans les écoles et développer des documents d’orientation à destination des élèves. Nous faisons des campagnes d’affichage pour essayer de susciter de l’intérêt auprès des jeunes femmes. Nous participons au « prix de la vocation scientifique » à l’initiative du ministère de l’éducation, qui accompagne les filles dans un domaine où elle sont sous représentées. Récemment, nous nous sommes aussi engagés à ouvrir une formation de grutière pour des femmes en réorientation.

Une fois recrutées, que faites vous pour ces femmes ?

L’année de son congé maternité, la collaboratrice a une augmentation de salaire au minimum égale à la moyenne d’augmentation dans sa population.

Pour suivre l’égalité des promotions, nous utilisons le rapport de situation comparée.

Et puis nous travaillons beaucoup sur la parentalité, ce sujet ne concerne pas que les femmes d’ailleurs ! Entre autres, nous avons crée des places de crèche réservées, nous proposons le temps partiel choisi. Nous cherchons à favoriser les passerelles vers des postes sédentaires, pour ceux qui souhaitent réduire leur mobilité.

Quel était pour vous l’intérêt de l’obtention du label égalité Homme-Femme ?

Nous avions réalisé pas mal de choses en matière d’égalité Homme-Femme et le label nous a permis vraiment de les formaliser, de faire le points sur toutes nos pratiques et d’identifier ce qu’on faisait bien et surtout ce qu’on pouvait faire de mieux. Nous avons associé nos partenaires sociaux, c’était une occasion de se rassembler sur un sujet qui par nature ne peut que susciter le consensus. Le label est aussi une façon de se démarquer auprès des candidats et il renforce le sentiment d’appartenance en interne. Enfin, l’échange avec les autres entreprises du réseau est très riche.

Swiss Life. Formation "communication et esprit client"

Swiss Life.

La bonne pratique qui suit a été proposée et écrite par Homebine Rouge, du ciffop.

Swiss Life est l’un des leaders européen dans le secteur de la prévoyance et de l’assurance vie.

Le groupe a récemment mis en place une formation « communication et esprit client », exclusivement réservée aux non cadres, quel que soit leur service.

Ce thème se décline autour des compétences « collaboration », « coopération », « complémentarité des savoirs faire » et « synergies internes et externes ». S’inscrivant dans une logique de parcours de formation, le programme dure quatre jours avec la possibilité d’une cinquième journée facultative appelée « vis ma vie ».

Les deux premiers jours sont orientés « développement personnel » sous l’angle « oser s’affirmer pour créer du lien ». Sur la base de techniques pédagogiques innovantes (mises en situation, théâtre d’improvisation, jeux de rôles), l’objectif de ce module est d’amener chacun à réaliser un travail sur soi pour mieux comprendre les impacts de sa communication sur l’autre.

Les deux jours suivant se déroulent sous forme d’un jeu « où est passé mon client ?« , crée sur mesure. On travaille sur une situation d’entreprise ayant perdu 40% de  sa clientèle. Les participants répartis en quatre équipes doivent analyser les situations concrètes de l’entreprise, pour reconquérir les clients perdus.

Pour clore cette formation, « vis ma vie » permet au stagiaire d’accompagner pendant une journée le collaborateur qu’il aura identifié comme étant son « client ». Les objectifs sont de mieux comprendre le fonctionnement de l’entreprise et du service concerné afin d’améliorer les relations de travail, la connaissance des métiers et de favoriser les synergies.

Cette formation a eu un grand succès auprès de participants.

Cleaning. Un exemple de diversité.

J’ai eu l’opportunité d’interviewer Yann Orpin, dirigeant de Cleaning depuis 7 ans, société crée par sa mère. Cette société de nettoyage est en forte croissance, elle compte aujourd’hui 150 personnes d’horizons diverses, 15% de personnes handicapées et 30% de seniors, pour ne parler que de ce qu’il a du chiffrer dans la cadre de contrôles liées à des obligations légales.

Yann Orpin est connu pour son approche naturelle de la diversité et sa vision de l’entreprise. J’ai été touchée par ses convictions et surtout son audace.

Quelle est votre vision du recrutement ?

YO: Je cherche à recruter des personnes motivées.  L’important n’est pas de savoir d’où partent les personnes, mais plutôt où elles veulent aller.  Pour moi, on a tendance à confondre compétence et diplôme en France. Par exemple, j’ai recruté un ancien maçon qui rêvait d’être comptable. Il a donc suivi une formation de quelques mois, avait des compétences remarquables, notamment en informatique, qui lui ont permis d’apprendre le métier très vite. Il fait son métier avec passion. C’est un recrutement réussi. Quand on laisse une chance à quelqu’un, en général, il la saisit. Et j’ai d’autres exemples de reconversion totale, il n’y a aucune raison d’hésiter, de toute façon le risque fait partie de la vie de l’entreprise. Et je crois à la volonté de s’en sortir.

Comment intégrez vous les personnes handicapées ?

YO: Il faut simplement montrer qu’il ne s’agit pas d’un handicap de compétence. Il ne faut surtout pas vouloir trop aider les personnes handicapés car c’est là que le risque d’exclusion survient. On peut même considérer l’intégration d’une personne handicapée comme une chance pour l’entreprise. Par exemple, j’ai embauché une personne sourde et nous nous sommes tous mis à apprendre le langage des signes. C’est ludique, on se retrouve autour de quelque chose de différent, en démarrant tous au même niveau. C’est l’occasion de découvrir ensemble, de créer du lien, de l’émulation.

Vous parlez de « management sans frontière », qu’est ce que ça signifie pour vous ?

YO: Pour moi on ne peut pas s’arrêter à l’entreprise il faut considérer la personne dans son ensemble. On doit d’abord voir la personne avant d’y voir un salarié. Par exemple, comme je crois beaucoup à la volonté de s’en sortir, j’ai recruté des personnes en situation d’exclusion, sans logement, qui avaient arrêté de travailler pendant des années. Je considère que je dois les aider à régler leurs problèmes personnels pour les intégrer au mieux dans l’entreprise. Je le fais aussi pour qu’ils aient l’esprit libre au travail et soient plus efficaces. Les gens savent que nous seront là s’ils ont un problème personnel, c’est certainement grâce à cela que nous avons un turnover très faible.

Comment gérez vous les sollicitations de la part des salariés, concernant leurs problèmes personnels ?

YO: Mon bureau est toujours ouvert. Je préfère parler d’entreprise solidaire que sociale et je pense que les gens font bien la différence. Je ne passe pas mon temps à régler les problèmes personnels de mes salariés, je les renvoie simplement vers des professionnels en qui j’ai confiance, par exemple les banques avec lesquelles j’ai des accords sur les taux d’emprunt.

D’où viennent vos convictions ?

YO : Issu de la fac et j’ai vécu la diversité dès la fac et pour moi le schéma de l’entreprise ressemble a ce que j’ai vécu. J’étais engagé dans une association de personnes handicapées de la fac de droit, j’ai vu les difficultés qu’elle rencontraient pour arriver à ce que nous avons, j’ai vraiment apprécié leur caractère battant. J’ai gardé une image très positive du handicap par ce biais là.

Google. Un tiers des effectifs sont des sous-traitants.

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Mauvaise nouvelle : Google, l’entreprise modèle et si prisée des jeunes a annoncé en fin d’année que 10 000 emplois seraient supprimés, notamment du fait des mauvaises perspectives économiques.

Bonne nouvelle : il ne s’agit que de sous-traitants et de prestataires extérieurs.

Ouf !

Mais rendez-vous compte : Google est une entreprise dont le tiers des effectifs est outsourcé.

C’est bien plus souple, et pratique en cas de retournement économique.

Malheureusement pour les 10 000, cela signifie qu’ils ne sont pas supposés bénéficier -en général- des avantages du groupe (grilles salariales, intéressement et/ou participation, assurances…). Et pourtant ils travaillent pour la plupart à temps plein.

En France, de telles pratiques conduiraient très probablement à des requalifications des employés en contrat Google.

On envie ceux qui ont la chance d’avoir un contrat Google. Car les conditions sont très appréciées !

Pour les autres…

Merrill Lynch se fait braquer.

Accrochez-vous bien ! Cette histoire devrait vous retourner.

Merrill Lynch, la banque d’investissement américaine, a perdu 27.6 milliards de dollards en 2008.

Rachetée par Bank Of America, elle a pu bénéficier du soutien du contribuable américain qui l’a refinancé à hauteur de 20 milliars de dollards, dans le cadre du fameux plan TARP.

Et bien, sur les 20 milliards censés sauver la banque, le PDG en a alloué 3,6 sous forme de bonus, et principalement à … 7 collaborateurs.

Voici ce que chacun a pris :

Andrea Orcel, directeur « international corporate and investment banking » = 33.8 millions de dollards

David Gu, directeur « taux et monnaires » = 18.7 millions de dollards

David Goodman, directeur adjoint « global commodities » = 16.5 millions de dollards

David Sobotka, directeur « global proprietary trading » = 13 millions de dollards

Fares Noujaim, directeur des opérations au Moyen Orient et Afrique = 15 millions de dollards

Thomas Montag, directeur « sales and trading » = 39.4 millions de dollards

Le 7ème, et c’est le plus drôle, s’appelle Peter Kraus, et a reçu 29,4 millions de dollards pour 3 mois de travail. Il avait négocié un parachute doré et a du quitter la banque lors de la fusion avec Bank Of America.

Faut-il rire ? Pleurer ?

Ou se demander ce qu’on peut bien faire avec tant d’argent et si peu d’honneur.

Pour ceux qui veulent postuler chez Merrill Lynch, je vous mets quand même le lien. 🙂

Source : Financial Times

BNP Paribas. Starbank : une intégration très innovante.

La plupart des entreprises proposent des parcours d’intégration plus ou moins complets et plus ou moins organisés.

C’est la première fois qu je vois une telle innovation sur ce sujet : sur le modèle des business game, la BNP invente « Starbank the Game », une sorte de jeu d’intégration qui permet de comprendre la logique bancaire.

Pour la BNP, « ce jeu interactif a été développé afin de compléter les actions de formation et d’intégration des nouveaux arrivants déjà existantes« .

En plus du jeu, le programme « Starbank the Game » propose aux nouveaux collaborateurs , une base de fiches synthétiques décrivant les spécificités du groupe BNP Paribas, ses métiers, ses activités, ses principes d’action et ses règles de gestion.

La mission du joueur est de construire une banque fictive dans une cité orbitale du futur. Le collaborateur doit ainsi développer ses activités en créant par exemple des structures comme des Points de Vente ou un Business Center ou encore en investissant dans de nouveaux métiers et services. Grâce à un tableau de bord, le joueur suit en temps réel la rentabilité de ses investissements. « Starbank the Game » permet ainsi de découvrir de façon ludique les 3 grands métiers de la banque : la banque de détail, la gestion d’actifs et la Banque de Financement et d’Investissement.

Ce jeu de simulation est accessible dans les trois langues : français, anglais et italien.

C’est une très belle initiative.

L’intégration est un énorme enjeu dans les entreprises. Rares sont celles qui présentent l’organisation et les métiers aux nouveaux embauchés. Encore plus rares sont celles qui réussissent à faire vivre un process demandant une forte mobilisation les opérationnel et l’engagement des RH.

Avec ce jeu, la BNP innove clairement et montre tout l’intérêt qu’elle porte à la bonne intégration de ses employés; en même temps qu’elle réalise une belle opération de communication RH pour attirer ses futurs talents.

D’ailleurs, ce n’est pas par hasard que la bande annonce du jeu d’intégration est disponible online. Cliquez ici.

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