Améliorons la Relation au Travail, pour chacun et pour toutes les organisations !

Auteur/autrice : Laurent Page 39 of 52

Séniors. Les bonnes pratiques à suivre.

La gestion de l’emploi des seniors est une « priorité » du gouvernement (j’utilise les «  » parce qu’il y a beaucoup de priorités officielles).

Il a annoncé qu’il rendra public prochainement les meilleures pratiques des entreprises en faveur du maintien dans l’emploi des seniors. L’idée est de permettre aux employeurs de plus de 300 salariés de puiser dans la boîte à outils et de s’en inspirer pour mettre en place un accord ou un plan senior avant le 1er janvier 2010.

Car les entreprises dont la branche n’aura pas signé d’accord pour augmenter l’emploi des seniors à cette date paieront une cotisation retraite supplémentaire.

Je suis assez fière que le gouvernement s’inspire de Meilleures-entreprises.fr :-).

Du coup, je vais aussi copier le gouvernement et proposer ci dessous le top 5 des meilleures pratiques en faveur des séniors que j’ai vues passer depuis que je tiens ce blog.

1. Thalès : Création d’un cabinet de conseil interne, autonome financièrement, véritable voie de reconversion des séniors. Objectif : faire bénéficier le groupe des expériences et expertises des plus anciens collaborateurs (voir article).

2. Hublot : Relance de son activité grâce à la passion et au savoir faire de retraités de +65 ans (voir article).

3. Michelin : Dans le même esprit, mais moins formalisé : utilisation de l’expertise des séniors via des missions de conseil internes, notamment à l’étranger, menées par eux (voir article).

4. Axa : 25% des effectifs « séniors » reconvertis, dans le cadre d’un programme appelé Axavenir. Grâce à la formation, la sécurisation des parcours professionels et à un plan d’accompagenement du changement, 4000 salariés ont changé de fonction, s’orientant notamment vers la relation client (voir article).

5. Carrefour : Temps partiel « sponsorisé » : versement d’une allocation forfaitaire annuelle en fonction du temps partiel (une pratique controversée car elle peut aussi être vue comme une façon de les faire partir) (voir article).

Mais j’ai aussi vu passer de belles pratiques telles que :

-l’adaptation des postes de travail avec des ergonomes

-la flexibilité des horaires de travail

-les entretien de mi carrière

-le tutorat

-l’augmentation de la prime d’ancienneté

-l’octroi de congés « ancienneté » supplémentaire

J’espère en apprendre encore plus avec la publication du gouvernement !

Carrefour. Opportunités à saisir.

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Même si Carrefour revoit ses prévisions de recrutement à la baisse par rapport à 2008, il reste le plus gros employeur et recruteur de la Grande Distribution.

Les avantages et rémunérations paraissent assez attractifs au regard du secteur d’activité. Si vous travaillez chez Carrefour, dîtes nous si c’est le cas !

Quelques éléments:

7000 recrutements en CDI sont prévus en 2009 dont 300 cadres

– « Salariés ayant bénéficié d’une promotion interne en 2008 : 55% des collaborateurs ».

Reste à savoir ce que Carrefour met sous le terme « promotion interne » mais si on parle d’un changement de périmètre de responsabilité assorti d’une augmentation de salaire, le chiffre annoncé est remarquable.

– « Rémunération moyenne d’un chef de rayon 40 135 euros annuel sur 13,5 mois + intéressement + participation + prime soit une rémunération moyenne mensuelle de 3988 euros ».

Source LSA.fr

Carrefour. Quels avantages pour les séniors ?

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Carrefour propose au plus de 55 ans des aménagements d’horaires ou des congés ancienneté supplémentaires.

Pour celles et ceux qui travaillent de nuit, il leur est proposé de prendre un poste équivalent de jour.

En outre, les seniors peuvent opter pour un temps partiel jusqu’à la date de leur départ. L’enseigne leur verse chaque année un forfait annuel avec leur paie du mois de décembre et ce, jusqu’à leur départ à la retraite à taux plein. Le forfait s’élève à 500 euros bruts pour un temps partiel 28 heures hebdomadaires (4/5èmes) et à 1000 euros bruts pour 21 heures (3/5èmes).

Eurocopter. Malgré l'avis de la Halde, le harcèlement reste difficile à prouver.

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Il semble très difficile de faire légalement reconnaître le harcèlement. Même avec le soutien de la Halde.

La malheureuse histoire de  Madame B, le rappelle.

Quelques faits (source AFP du 01.12.08):

Fin 2002, Madame B. intègre Eurocopter, suite aux recommandations de sa maison mère EADS, pour laquelle elle travaillait auparavant. Elle est rapidement promue adjointe au responsable des relations publiques, Monsieur C.

Fin 2004, elle demande à être changée de service, se disant victime d’un comportement managérial qu’elle ne supporte plus. Début 2005, elle est alors rattachée directement à le Direction des RH.

Fin 2005, Eurocopter la détache au rectorat d’Aix-en-Provence dans le cadre d’une convention avec l’éducation nationale. Pourtant, quelques mois après, le recteur demande sa réintégration, faute de mission clairement définie.

En Mai 2006, Eurocopter la licencie dans la foulée. Dans sa lettre de licenciement, le groupe lui reproche d’avoir « terni l’image » de l’entreprise, ses « nombreuses altercations avec son responsable Monsieur C , ainsi qu’avec l’ensemble du personnel » et un manque « d’adaptabilité, d’humilité et de souplesse ». Ses compétences ne sont pas mises en cause.

– Au moment de son licenciement, Madame B saisit la Halde le 8 décembre 2006

– La Halde réalise alors une enquête rendue le 14 avril 2008. Sa délibération n. 2008-72 datée du 14.04.08 est signée de la main de Louis SCHWEITZER.  Son avis est sans appel. Je cite quelques extraits :

« L’enquête de la HALDE n’a pas permis de démontrer l’image négative que Madame B avait pu véhiculer à rencontre de la société EUROCOPTER, mais révèle que la réclamante a rempli avec succès les missions qui lui ont été confiées »

« L’examen des attestations transmises par la réclamante corrobore la situation d’isolement et d’atteinte à la personne de Madame B : « traitement anormal et discriminatoire réservé à Madame B », « les commodités du local de convivialité lui étaient condamnées. Elle n ‘avait plus accès ni à la machine à café ni aux armoires de fournitures et cadeaux VIP », « mise à l’écart de tout et tous », « des pressions exercées à l’encontre de  Madame B. ont visé à l’isoler et à la départir peu à peu de l’exercice de ses responsabilités », « Monsieur C m ‘intima l’ordre de cesser de parler à Madame B sans passer par lui et sans son autorisation », « Monsieur C agissait comme si Madame B était sa chose » ».

« Madame B a également subi le harcèlement de Monsieur C dans sa vie  privée. Il ressort des attestations que « Monsieur C voulait soutirer des informations sur  sa vie privée, surtout sentimentale », « Monsieur C l’appelait constamment et la  sollicitait en permanence pour des soirées et des dîners sous couvert d’obligations professionnelles », « appels incessants de Monsieur C » ».

Bref, la Halde conclue ainsi :

« Il résulte de l’enquête de la haute autorité que l’employeur n’a pas rapporté la preuve d’avoir mené une enquête sérieuse, approfondie et impartiale pour vérifier les faits dénoncés. La seule  intervention de l’employeur a été de muter Madame B par un détachement auprès du  rectorat d’Aix-Marseille.  La relation hiérarchique sexiste et harcelante, corroborée par de nombreux témoignages,  suivie de la déqualification des tâches confiées et d’une mise à l’écart, le défaut d’enquête de  la société EUROCOPTER, le licenciement de la réclamante sont autant d’éléments permettant  de présumer que Madame B a été victime de harcèlement moral en raison de son  sexe ».

« Le collège de la haute autorité considère qu’il existe suffisamment d’éléments permettant de présumer que Madame B alléguant être victime des faits de harcèlement moral et de harcèlement sexuel, a été licenciée pour avoir dénoncé ces faits et qu’elle a ainsi fait l’objet d’une mesure de représailles justifiant la nullité de son licenciement. »

Le 15 décembre 2008, les Prud’hommes de Martigues, ont bien reconnu que son licenciement était abusif et lui ont alloué des indemnités.

Mais le juge n’a pas tenu compte de la délibération de la Halde. Car il n’a pas reconnu le harcèlement. Si le juge avait admis le harcèlement, le licenciement ne serait pas simplement abusif, mais nul. Et Eurocopter devrait réintégrer Madame B.

Madame B va faire appel.

On se demande à quoi sert la Halde dans ce genre de cas, et finalement, ce qu’il faut faire pour prouver le harcèlement.

Il ne faudrait surtout pas généraliser un cas comme celui-ci et tirer des conclusions raccourcies sur l’ensemble de l’entreprise et du management (Eurocopter compte plus de 6 000 employés à Marignane, et parmi eux des managers intègres et talentueux).

Mais on mesure bien ici ce que représente une responsabilité managériale (image de l’entreprise) et l’impact de la dimension humaine et éthique qui l’accompagne.

L’Ex manager de Mme B est toujours en poste et a été promu. Mais il paraît qu’il a suivi une formation managériale. Ouf !

Quant à Mme B. elle n’a pas retrouvé d’emploi. L’anonymat serait brisé (et elle est d’accord), mais vous pouvez consulter le site internet qui présente son offre.

Choisir son entreprise ? Est-ce possible ?

Cette semaine, meilleures-entreprises a l’honneur d’être cité dans le mensuel « Courrier Cadres« . C’est le premier article qui nous est dédié et j’avoue que ça m’a arraché une petite larme…

Le journaliste a parfaitement retranscris ce que nous pensons et vraiment je l’en remercie. Il m’avait aussi posé 2 questions très intéressantes qui n’ont pourtant pas été reprises dans son papier.

La première, c’était « n’est-il pas naif de penser que la finalité de l’entreprise est le développement des Hommes… »?

Comme je m’étais un peu creusée la tête sur la question, j’écris ici la réponse :

L’entreprise est un système que nous avons choisi de mettre en place parce que nous estimons qu’il répond à nos besoins de développements, économique, mais aussi social. Il est donc normal de s’interroger –tout simplement- si ce système rempli bien l’objectif que nous lui avons assigné : notre développement. Ce qui serait naïf, et dangereux, c’est d’oublier que nous en restons maître, et de ne pas pouvoir (ou plus) le challenger.

La seconde question était de savoir si « bien choisir son entreprise n’est pas un luxe mis à mal par la crise que nous traversons« ?

Et ma réponse était que Bien choisir son entreprise n’est pas une idée liée au rapport de force sur le marché du travail.  C’est un état d’esprit résolument optimiste et responsable. D’après moi, quelques soient les circonstances, il est important de rester maître de ses choix. Surtout ceux qui engagent aussi fortement que celui de rejoindre une entreprise. Faire le bon choix, quelque soit le domaine, nécessite une vision claire de critères. Quand il s’agit de l’entreprise, c’est ce service qu’essaye humblement d’apporter Meilleures-Entreprises.fr.

Opteaman. Quels comportements managériaux adopter pendant la crise ?

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Opteaman, Cabinet de conseil et services en Ressources Humaines, est connu pour aller « au- delà des apparences ». C’est en association avec le MEDEF île de France que le Cabinet a interrogé les chefs d’entreprise ou cadres dirigeants membres du réseau, pour réaliser une enquête consacrée aux comportements managériaux pendant la crise.

Ce que je retiens de cette enquête :

1-Le capital Humain est pour les dirigeants/ managers un des éléments clés pour faire face à la crise.

A la question suivante « si vous étiez touchés par la crise (…) quelles seraient vos actions prioritaires ?

27% des réponses correspondent à la mise en place d’un plan de réduction des charges, c’est donc une mesure financière qui arrive en tête. Mais « Mobiliser mes collaborateurs et leurs compétences » n’est pas loin derrière avec 23% des réponses !

De plus, 80 % des entreprises interrogées se sentent touchées par la crise mais seulement 8% d’entre elles classent la réduction des effectifs parmi les 3 mesures prioritaires à prendre.

J’en déduis que les managers comptent particulièrement sur leur « capital humain » pendant la crise. Et je m’en réjouis. C’est peut être une occasion de réaliser que le « capital humain  » peut faire la différence face à la concurrence. Reste à faire en sorte que les talents se révèlent face aux difficultés.

2-La créativité, la capacité d’adaptation et le courage sont les compétences managériales attendues pour surmonter la crise.

En cas de crise majeure, les managers pensent être attendus par leurs collaborateurs avant tout sur leur capacité d’adaptation (22% des réponses) sur leur courage et sang froid (18% des réponses) ou sur leur aptitude à prendre des décisions rapides (17% des réponses). Ce sont les mêmes qualités que les managers attendent de leurs collaborateurs.

Selon l’enquête seule une petite moitié des managers se sentant touchés par la crise actuelle a modifié son comportement envers ses collaborateurs, c’est assez décevant. Lorsque c’est le cas, prévaut un esprit positif et volontaire de la part des managers : 49% des réponses concernent un encouragement des collaborateurs à se montrer plus créatifs, plus collectifs ou plus courageux.

Toutes ces qualités citées sont « intrinsèques », fondamentalement humaines, personnelles. L’homme n’est pas prêt d’être remplacé par la machine…

Ed. Quels avantages salariés ?

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Chez Ed, l’enseigne alimentaire discount du groupe Carrefour, les salariés ont droit à 5% de remise sur un maximum de 600 euros d’achats par mois.

Soit un maximum de 30 euros par mois, donc 360 euros par an.

Source : Capital

BNP Paribas. Soutien à l'entreprenariat social.

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Le pôle assurance vie et dommage de la BNP Paribas met ses ressources et ses capacités des conseil au service de 6 entrepreneurs sociaux appelés « Fellows Ashoka » pour les accompagner pendant 3 ans à chaque étape de leur projet.

Ashoka (Association Mondiale pour l’Innovaton Sociale et l’Esprit d’Entreprise à but non lucratif) est le partenaire de la BNP. L’association sélectionne, finance et soutien les entrepreneurs sociaux porteurs d’idées innovantes.

Les entrepreneurs sociaux sélectionnés bénéficient de l’appui des cadres de la BNP Paribas Assurance et d’une bourse équivalente à un salaire moyen pendant 3 ans. Par exemple, on trouve parmi les sélectionnés un centre d’accueil d’enfants défavorisés au Chili et une société de technologie de la communication adaptée aux handicapés.

Cette initiative n’est pas simplement du « mécénat de compétences », car la BNP y a un intérêt : faire de la veille en innovation sociale et mieux comprendre ainsi les marchés de demain.

Le site dédié me plait dès la page d’accueil.  Je partage la vision exprimée par Eric Lombard, PDG de la BNP Paribas Assurance :

 » L’entreprise ne se définit plus uniquement par la seule notion de profit. Les parties prenantes attendent d’une entreprise qu’elle garantisse son développement économique dans la durée tout en replaçant l’humain au premier plan« .

Malheureusement, plus loin sur le site, on ne trouve pas d’informations concrètes : les cadres participants sont ils dédiés à temps plein à une mission ? Combien de temps dure une mission en moyenne ? Les participants conservent ils leur poste et leur salaire ?

Alors si vous faites partie de cette aventure, votre témoignage nous intéresse !

Source « Enjeux » Décembre 2008

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Decathlon. Quels avantages salariés ?

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Après 3 mois d »ancienneté, les salariés de Décathlon ont droit à

– 20% de remise sur l’ensemble des marques en propre (Quechua, Artengo,Geologic…).

– 10% de remise sur les marques internationales (Adidas, Puma, Nike…), hors prix soldés.

La remise est versée directement sur le compte bancaire (via la « carte décathlonien ») du salarié dès que celui-ci a cumulé 15€ de réduction.

L’usage de cette carte se fait à usage personnel et famille (même adresse).

Disneyland Paris. 100 nationalités pour la diversité.

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Parmi les 13 000 salariés du parc de loisir, se cachent pas moins de 100 nationalités, échangeant quotidiennement en 19 langues.

Un record en France.

Mai aussi un challenge en terme de diversité qui illustre les propos de son responsable de la Diversité, Youcef Alem « La diversité ne se décrète pas, elle se vit au quotidien ».

Dans ce maquis de cultures, 70% des managers sont pourtant issus de la promotion interne : une perspective motivante pour ceux qui rejoignent le royaume de Mickey!

Mais la diversité concerne également l’intégration de salariés issus des quartiers défavorisés de la Seine et Marne : un accord de coopération entre le Conseil Général de Seine et marne et Disney, déjà en place, a donné lieu à l’embauche de 20 CDI en 2007, mais aussi 60 stages d’intégration spécifiquement réservés à des jeunes « défavorisés ».

Source : Les cahiers de la Compétitivité

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