Pour bien rire de nos différences québécois / français.
Rivalise avec notre cher « caméra café » français !
[youtube MvniuwCCtgA]
Pour bien rire de nos différences québécois / français.
Rivalise avec notre cher « caméra café » français !
[youtube MvniuwCCtgA]
Je vous informe de cette initiative qui m’avait échappée au moment de son lancement le 25 septembre dernier et dont je viens de prendre connaissance avec plaisir via le blog toutpourelles.fr.
L’Apec lance le parrainage entre femmes, pour accompagner les jeunes diplômées qui débutent leur vie professionnelle.
Pour mieux appréhender le regard que portent les femmes sur le monde du travail, leur place dans cet univers majoritairement masculin et leur parcours, l’Apec a fait un sondage auprès de 1900 femmes cadres de plus de 30 ans. Le sondage a, entre autres, révélé que 9 femmes sur 10 seraient prêtes à parrainer une jeunes diplômée pour accompagner ses premiers pas dans l’entreprise. L’Apec est parti de cette bonne nouvelle sur la solidarité féminine pour réaliser l’expérience.
De ce que je comprends la marraine apportera des réponses aux questions qu’on se pose en tant que débutante dans le monde professionnel : « comment trouver un emploi qui me correspond ? », » dois je travailler le weekend ? », « comment me comporter en réunion ? » , et plus tard » A quel moment dois je annoncer mon congé mat ? ». Enfin, j’imagine…
Pour expérimenter le projet, 10 jeunes diplômées très »chanceuses » ont été choisies (puis très médiatisées…).
Parmi les marraines, différents métiers sont représentés, on y trouve la maintenant célèbre » Yseulis Costes, créatrice de 1000mercis.
Super projet, on attend avec impatience les retours de l’Apec sur cette équipe « expérimentale » pour savoir si le projet va être déployé à plus grande échelle.
J’ai été interpelée par l’article de l’Apec sur les universitaires qui titre j’ai fait la fac et alors ? suivi par des conseils « spécial universitaires ». Ca commence comme ça : « Plus de complexes vis à vis des écoles, voici comment séduire les recruteurs quand on vient de l’université ».
Coup de massue pour moi qui ai choisi la fac plutôt qu’une école et qui suis plutôt fière de mon parcours universitaire !
Je n’ai jamais songé à complexer face aux écoles, ni à avoir honte d’avoir « fait la fac ». J’ai eu des enseignants plutôt brillants et exigeants. Je n’ai pas eu spécialement de difficultés à trouver un stage, un apprentissage ou un job. Et je ne vois pas bien pourquoi j’aurais besoin d’un coaching spécial par rapport à un diplômé d’école…
Maintenant, si je prend un peu de distance sur mon cas personnel et mets la casquette de « recruteuse » (pour avoir pratiqué ce métier chez Johnson et Johnson, puis plus récemment chez PepsiCo), voila ce que je peux dire des « profils universitaires », en étant la plus objective possible :
– Les jeunes diplômés universitaires sont généralement moins bien préparés au monde professionnel, dans le sens où ils n’ont pas appris à se mettre en valeur et ont souvent moins d’expérience professionnelle -via les stages- que les étudiants sortis d’écoles. Ce qui peut parfois les desservir en cas de concurrence sur un premier job.
– Les réseaux d’anciens élèves sont généralement moins organisés et puissants que ceux des Grands Écoles. Or, en France le réseau aide beaucoup pour s’intégrer et évoluer professionnellement.
– La Fac assure une réelle égalité des chances et une diversité des parcours mais présente un grand risque. Les écoles de commerce ou d’ingénieur sont plus difficiles à intégrer mais on est certain d’en sortir avec le diplôme promis. La Fac est quant à elle une pyramide : tout le monde peut y entrer. Mais les parcours sont incertains et on n’arrive pas toujours au bout de ses ambitions. En effet, les véritables sélections arrivent bien tard (par exemple les Master 2, ex DESS et DEA). Et laissent alors les recalés équipés d’un diplôme parfois vague, le plus souvent loin de l’aspiration initiale. Ainsi, les étudiants se retrouvent « malgré eux » sur le marché de l’emploi, sans projet dans l’entreprise et forcement déçus de ne pouvoir aller au bout de leur premier choix. A ce moment là, effectivement, leur CV n’est pas adapté à l’entreprise et ils sont finalement obligés de reconstruire un nouveau projet professionnel. J’imagine que certains perdent confiance et on besoin d’accompagnement, notamment de la part de l’apec, mais je ne pense pas que ce soit leur rendre service que de les « comparer » aux diplômés d’école.
Mais, heureusement, pour ceux qui vont « jusqu’au bout » tout va bien. Sortent des Masters des diplômés que les entreprises s’arrachent et que les recruteurs connaissent bien. Pour ne citer que quelques exemples de Masters universitaires (source Challenges.fr, le dossier en cite 15 autres) :
–Master Montpellier 1 audit, contrôle finance, gestion patrimoniale
diplômés embauchés dès la sortie: 95% ; salaire brut moyen : 35 000 euros
–Master Bordeaux 1 Achat industriel et composants électroniques : 100% – 30 000 euros
–Master Université du Maine Acoustique des transports : 100% – 36 000 euros
Mais il serait faux de penser que les recruteurs sont sceptiques face aux universitaires, ou qu’ils favorisent les écoles. Les recruteurs parlent davantage de diplômes, non de fac ou d’école, elles recouvrent tant de réalités différentes…
Enfin, universitaire ou non, je vous conseille plutôt la lecture du retour de la fierté universitaire qui souligne la capacité d’adaptation et d’innovation des université françaises, notamment concernant la loi LRU « relative aux libertés et responsabilités des universités ».
BNP Paribas est rattrapée par la crise.
« L’action BNP Paribas a perdu près de 30% de sa valeur depuis la début de l’année et près de 60% en 2008« .
Il parait que la banque a gelé ses embauches en France pour 2009.
C’est une nouvelle qui me touche particulièrement, dans la mesure où la BNP Paribas a souvent été prise en exemple à suivre depuis le début de la tempête financière. On a pu lire il n’y a pas si longtemps: la BNP Paribas résite à la crise des subprimes.
En 2009, il y aura bien Ace Manager, ce jeu d’aventure de recrutement assez génial.
Mais beaucoup moins d’opportunités que les 2 années précédentes. Il y aura effectivement des départs à remplacer, mais a priori pas de création de postes.
Mauvaise période à passer…
A la société générale, pour cette année, la règle est le gel des salaire. Bon, comme toujours, il devrait peut-être certaine exceptions.
Quant aux bonus / primes, il seront reconduits uniquement si la croissance revient. Après le renoncement des dirigeants à leurs bonus 2008, on en attendait pas moins.
Dans ce climat, j’ai du mal à croire que les 9000 embauches prévues pour 2009 soient toujours d’actualité (voir article du 14 septembre 2008).
Je ne serais même pas étonnée d’apprendre bientôt quelques « réorganisations » au sein de la filiale « Corporate and Investment Banking » de la Société Générale, la SG CIB.
Quelques rumeurs circulent…
A suivre…
Je viens de faire un billet sur Donatello, entreprise qui a baissé les salaires de ses salariés pour faire face à la crise.
Suite à cela, il m’a paru utile de faire un point juridique sur le sujet, j’ai donc interviewé un avocat spécialiste en droit du travail, Maître Nicol.
Pouvez vous nous préciser dans quel cas l’entreprise peut effectuer une modification du contrat de travail, une baisse de salaire par exemple ?
Yves Nicol: Lorsqu’une entreprise envisage de licencier pour motif économique, elle peut, afin d’éviter un licenciement, proposer une modification du contrat de travail (modification du nombre d’heures, de la rémunération, du poste…). Il s’agit d’un dispositif facultatif qui concerne uniquement le cas de l’entreprise qui envisage une alternative au licenciement économique qui serait la modification du contrat de travail.
Quelle est la procédure légale ?
YN: L’entreprise doit écrire un courrier avec Accusé de Réception en expliquant la situation à la personne concernée:
« Nous envisageons votre licenciement économique… pour l’éviter nous vous proposons telle modification… »
La personne dispose d’un délai de 30 jours pour accepter la modification proposée. Si le salarié ne refuse pas par écrit, la modification est considérée comme acceptée.
Ensuite il faut faire signer l’avenant au contrat de travail. Si le salarié refuse, la modification n’interviendra pas.
L’employeur aura alors à décider :
-soit il licencie pour motif économique (il pourra justifier avoir tenté un reclassement)
-soit il renonce à la modification envisagée.
Petite précision on ne peut pas baisser les salaires sans limites : il y a le SMIC, plancher en dessous duquel on ne peut pas aller et il y a aussi les minima conventionnels qui définissent un salaire plancher, emploi par emploi. Le contrat de travail ne peut y déroger.
Quel type d’entreprise a recours à ce dispositif ?
YN: C’est un dispositif plutôt utilisé pour des cas individuels, et notamment dans des PME/PMI. Exemple : baisse d’activité durable ou abandon de telle ou telle activité ; on n’a plus besoin d’un poste à temps plein, mais seulement à mi-temps.
Dans une situation collective, c’est particulier. Il s’agirait dans le cas de Donatello, de demander aux salariés une diminution de salaire en mettant en avant une cause économique. Si cette solution permet d’éviter de mettre en œuvre un PSE, il sera cependant nécessaire de consulter le CE (s’il en existe un) préalablement à la mise en œuvre. En effet, le CE est consulté obligatoirement dans le cadre de « l’organisation, la gestion et la marche générale de l’entreprise, les mesures affectant notamment le volume ou la structure des effectifs, la durée de travail, les conditions d’emploi, de travail et de formation professionnelle du personnel. »
Quel est l’avantage pour l’entreprise ?
YN: L’entreprise n’a pas besoin de mettre en place un PSE (plan social), qui mettrait 6 à 9 mois pour se finaliser, avec un coût énorme de mesures d’accompagnement. On évite aussi le chômage partiel, qui ne résout rien à terme.
Quel est l’inconvénient pour l’entreprise ?
YN: Il n’est pas simple de gérer la situation suivante: une partie du personnel accepte et pas l’autre…
C’est donc à mon avis une issue d’extrême limite, c’est une question de survie. Dans le cas de Donatello c’est crédible car il opère dans un secteur particulièrement touché par la crise.
Le charisme du dirigeant et la qualité du management en relais doivent permettre de faire passer le message de « survie » au personnel.
Donatello est un tour opérateur spécialiste de l’Italie.
Donatello a vu ses ventes chuter de 25 % le dernier trimestre 2008, la même tendance est prévue pour 2009.
Selon Europe 1, la direction aurait demandé à ses collaborateurs d’accepter une baisse de salaire de 10 % assortie d’une réduction du temps de travail de 10%.
L’entreprise aurait justifié cette décision par la chute des commandes dues à la crise. Il est précisé dans le courrier envoyé aux collaborateurs « en cas de refus, nous serons contraints d’envisager votre licenciement économique« .
99% des collaborateurs auraient acceptés.
Les collaborateurs doivent obligatoirement donner leur consentement pour que cette mesure prenne effet car il s’agit d’une modification du contrat de travail qui nécessite l‘accord des deux parties.
Certains ont été choqués par cette décision, encore plus d’apprendre que c’était parfaitement légal.
Mais ce n’est rien d’autre qu’une alternative au licenciement économique. Ce choix permet d’éviter des licenciements économiques. C’est un peu choisir la solution la « moins mauvaise ». Je ne serais pas ravie de voir baisser mon salaire mais je préférerais avoir le choix plutôt que d’être licenciée directement…
Et il n’y a pas à s’inquiéter outre mesure puisqu’une entreprise qui ne peut justifier le licenciement économique ne peut pas baisser le salaire. Tout simplement parce que le collaborateur ne donnerait jamais son accord à l’avenant ! et il ne se passerait rien de plus après son désaccord…
Finalement même si Donatello n’est pas forcément un exemple à suivre, il faut reconnaître qu’il a cherché une alternative « innovante » au plan de licenciement économique.
Je reçois un certain nombre de questions concernant ce blog que j’ai créé il y a maintenant 7 mois.
Si je suis indépendante des entreprises, comment je gagne ma vie, si ce blog s’adresse aux professionnels RH, ou à tous ceux qui recherchent un emploi, si le blog est beaucoup lu…
En fait, j’ai créé ce blog parce que je souhaite contribuer à une plus grande prise en compte de la « valeur humaine » dans l’entreprise. Je trouve que le rapport valeur financière / valeur humaine est totalement déséquilibré dans nos entreprises. Je le pensais avant que la crise n’éclate et je le pense encore plus maintenant.
Je me suis donc dis qu’il fallait à tout prix agir pour « valoriser » l’humain. J’essaie donc de trouver chaque jour un exemple (parfois un contre exemple…) permettant d’alimenter mon projet.
En même temps, je suis heureuse de promouvoir cette activité passionnante de ressources humaines; qu’elle soit tenue par des professionnels RH, ou bien assumée dans le cadre de leur rôle par tous les managers.
Mais ce blog n’est pas vraiment un blog RH.
Il s’inspire des actions de ceux qui font des RH, volontairement ou non. Mais il vise à mieux faire connaître les entreprises, leurs valeurs, leurs cultures, leurs pratiques. Il espère également donner la possibilité à chacun de réagir -parfois aux beaux discours– et témoigner ainsi de la réalité de la vie dans les entreprises. Pour partager les expériences. Afin que chacun puisse choisir au mieux l’entreprise qui lui correspond.
Quand à mon audience, elle progresse chaque mois. Vous êtes désormais environ 600 à visiter le site chaque jour.
Et si ce blog me fait vivre ? Non. Il y a un peu de pub, aucun article sponsorisé (et il n’y en aura pas).
Si je suis indépendante des entreprises ? Totalement.
Aujourd’hui, meilleures-entreprises.fr est juste une conviction et une passion.
A partir de maintenant, le lundi je ne vous annoncerai que des bonnes nouvelles !
Celle d’aujourd’hui est la suivante: venteprivee.com annonce 250 recrutements en 2009.
Vous me direz que ça reste inférieur au nombre de recrutements effectués en 2008, 320 dont 35% de cadres, mais c’est encore énorme, surtout ramené à l’effectif : l’entreprise compte 900 personnes fin 2008.
Venteprivee.com est spécialiste des ventes privées sur internet ,de vêtements et accessoires de mode. L’entreprise a été créée en 2001 et affiche un chiffre d’affaires de 600 millions d’euros en 2008.
Selon ventesprivee.com, les personnes à recruter accompagneront le développement de l’entreprise en France et en Europe : Allemagne, Espagne, Italie, UK. Je déduis de ce projet que des opportunités à l’étranger sont à saisir pour les âmes voyageuses.
Voici le lien pour accéder aux recrutements , sont notamment recherchés des « coordinateurs d’opération marketing » dans différents pays et des « web designers ».
Je n’ai pas malheureusement pas d’informations sur la rémunération. Si vous faites partie de venteprivée.com, nous attendons avec impatience votre témoignage.
A peine viens-je de terminer mon article sur Eurocopter dont l’idée est que le harcèlement est difficile à prouver que tombe la confirmation en appel du jugement à l’encontre du chef de secteur Carrefour accusé de harcèlement (Cours d’appel de Chambéry, 15.01.09).
Comme quoi il ne faut pas trop me faire confiance…
« Ce sous-chef en fusion avec son entreprise », comme l’avait décrit l’avocat général a écopé de 6 mois de prison avec sursis (ne soyez pas trop en fusion avec votre entreprise, regardez où ça peut mener !)
Les 2 plaignant maltraités avaient été arrêtés 14 mois par leurs médecins.
Le « harceleur » –toujours en poste depuis la 1ère plainte en 2002- sera reçu par le DRH.
Jean-Luc Masset, DRH Carrefour Hypermarchés France a indiqué avoir pris « acte de la décision de la cour d’appel » et avoir l’intention de « recevoir » son chef de secteur afin de « réfléchir aux suites à donner à cette décision de justice ».
On peut dire que chez Carrefour, on met le temps pour prendre une décision… En tout cas encore plus de temps que la justice, ce qui est assez performant !
Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén