Soucieux de détecter de façon précoce ses cadres, Orange a mis en place depuis plusieurs années un « graduate programme » (comprenez un programme pour les jeunes diplômés) baptisé Télécom Talents.
Soucieux de détecter de façon précoce ses cadres, Orange a mis en place depuis plusieurs années un « graduate programme » (comprenez un programme pour les jeunes diplômés) baptisé Télécom Talents.
Mertz Conteneurs est une PME de 130 salariés spécialisée dans le transport de conteneurs maritimes.
Elle a réussi à faire face à une baisse d’activité de 35% depuis début 2009 sans réduire ses effectifs.
Avec une masse salariale qui représente 40% des coûts, il fallait trouver des alternatives.
Les conducteurs ont été invités à prendre leurs congés payés à des périodes de faible activité. Les salariés, conscients des difficultés de la PME, ont tous accepté. Mais il a fallu aller plus loin.
La rémunération des conducteurs était calculée sur une base de 220 heures par mois. L’entreprise a négocié avec les représentants du personnel une baisse à 200 heures de la durée de travail. Cela représente une perte de salaire de 15% en moyenne. A distinguer des cas de baisse de salaire, sans réduction des heures de travail cf articles.
Le DRH de McDonald France, Hubert Mongon, vient d’être élu DRH de l’année (trophée Hudson et Réussir).
Il succède à Mme Josette Théophile, DRH RATP qui avait été récompensée l’année dernière (voir article).
Il est évidemment à l’initiative des succès RH de Mc Donald’s, notamment :
Suite à la demande du PDG de venir travailler gratuitement (voir article), 17% des salariés ont consenti à des efforts financiers, soient 7 000 personnes (sur 40 000).
Des efforts tels que :
Après le Blog (1 an déjà !), Meilleures-Entreprises met aujourd’hui en ligne son site d’évaluation et d’information sur les entreprises.
Objectif : Aider à bien choisir son entreprise.
Grâce à la complémentarité de 3 sources d’informations (Salariés, Experts, Entreprises), Meilleures-Entreprises souhaite augmenter la transparence et améliorer la connaissance des entreprises.
Au cœur du concept, l’EDV (Employee Development Value) mesure la capacité des entreprises à développer ses collaborateurs.
L’EDV est attribuée par les employés et s’analyse sur 6 dimensions :
– salaire
– management
– environnement de travail
– développement durable
– promotion de la diversité
– développement des compétences
Libre à chacun de découvrir ainsi l’entreprise qui lui correspond !
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site.
Depuis 1992, Center Parcs organise au moins trois fois par an une journée « job rotation ».
Cette journée de changement de poste est l’occasion pour les collaborateurs de découvrir, aux côtés d’un parrain, l’un des 64 métiers représentés.
Osram vient de proposer un deal assez « sec » à ses employés.
Et pose la vraie question du moment : peut-on licencier quelqu’un qui refuse une baisse de salaire ?
Petit rappel : OSRAM est l’un des 2 plus grand fabricants d’éclairage dans le monde, filiale de Siemens et compte 43 500 employés pour 4,5 miliards d’euros de chiffre d’affaire.
En France, OSRAM compte 900 employés pour 250 millions d’euros, basés à Molsheim (Bas Rhin).
Le deal est le suivant : 600 salariés se sont vu proposer :
– pour les cadres : abandon des RTT
– pour les autres : réduction de salaire de 12,5% sur 3 ans.
La proposition de réduction, comme le refus, sont légaux.
Le refus, en tant que tel, ne peut -légalement- pas être la raison du licenciement.
Mais puisque les salariés refusent une proposition de baisse devant reposer sur de véritables difficultés économiques, la conséquence c’est que l’entreprise engage un PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi, ex Plan Social).
Ce qui est intéressant dans le cas d’OSRAM, c’est qu’au lieu d’engager un PSE sur l’ensemble des 600 salariés de l’établissement et donc, de décider les départs selon les critères légaux (ancienneté, âge, situation familiale…), OSRAM a choisi de licencier directement les 108 personnes ayant refusé (source : L’express)
OSRAM choisit donc de privilégier un critère non prévu par la loi en cas de PSE.
Est-ce autorisé ? Normalement non. Mais ce cas pourrait faire jurisprudence.
Si tel était le cas, à la question : « puis-je être licencié si je refuse une diminution de salaire ? », la réponse deviendrait « oui« .
Car les critères de départs dans le cadre d’un PSE changeraient :
Seraient « sauvés » ceux qui participent économiquement à la sauvegarde.
Alors qu’aujourd’hui, sont « sauvés » ceux dont les situations personnelles sont les plus fragiles.
Le débat est lancé.
Ce cas sera tranché par la justice le 3 juillet 2009.
J’ai déjà parlé des baisses de salaire ici.
Je le comprends comme une forme de solidarité si l’entreprise connait des difficultés économiques et que les emplois sont menacés. Même si chaque cas est particulier et plus ou moins justifié (IBM, Hertz, HP)
Mais là je trouve que le PDG de British Airways va trop loin. Willie Walsh, a invité tous les employés à faire comme lui, c’est à dire travailler gratuitement pendant un mois.
Selon la BBC, le groupe a lancé un appel par courrier électronique à plus de 30 000 salariés du Royaume Uni.
Willie Walsh a pris une décision, à titre personnel, responsable. Mais je trouve assez maladroit de faire passer le message d’exemplarité « faites comme moi », alors que chacun sait que l’impact n’est pas le même. Il est évident que la privation d’un mois de salaire pour le PDG n’a pas le même impact sur son mode de vie que pour les autres salariés, en revanche l’impact en terme d’économie réalisée est importante. Bref, son sentiment de contribution est plus important alors que son quotidien ne devrait pas en être perturbé…
C’est une proposition qui vient d’un PDG qui a perdu pied avec la réalité et a une approche purement financière.
D’abord, tout simplement, parce qu’il faut bien payer le loyer à la fin du mois, combien peuvent le faire sans salaire ?
Ensuite, parce que perdre son salaire, même temporairement, c’est perdre ses repères. Le salaire fait partie intégrante du travail, pas seulement d’un point de vue juridique. C’est une motivation, une reconnaissance, un parcours au sein d’une entreprise, un statut…Accepter cette proposition c’est changer de statut, c’est passer de « travailleur » à « volontaire », cela influe forcément sur le comportement.
Stratégiquement, je pense qu’il aurait mieux fallu demander une baisse de salaire sur plusieurs mois plutôt que de travailler gratuitement. Je pense pas qu’il y ait beaucoup de volontaires…
Enfin le titre choisit par Libération invite à réfléchir « British Airways invente le travail gratuit ». Notre système ne pousse t-il pas à des excès délirants ? Quel seront nos repères quand nous n’aurons plus rien à perdre ?
Imaginez le jour où l’on devra payer pour travailler…
Disneyland a organisé hier un grand pique nique de recrutement à la cité internationale universitaire de Paris. L’occasion pour les candidats et les représentants de l’entreprise de se rencontrer dans un esprit champêtre et naturel.
Plus de 20 recruteurs auraient eu des RDV avec environ 400 étudiants français et étranger.
Aucun diplôme ou expérience n’était exigé lors de l’inscription, Disneyland recherche des personnalités maitrisant plusieurs langues.
Le programme avait l’air plaisant : déjeuner, films de présentation d’entreprise projetés à l’extérieur, massages et autres animations à l’air libre.
Si vous avez participé à cet événement, votre avis m’ intéresse. Avez vous apprécié ? Est ce que ça vous a aidé à aborder les entretiens de façon moins formelle ? Comment se déroulent les entretiens ?
Chaque année Disneyland recrute en moyenne 8000 salariés dont environ 4500 saisonniers.
Pour postuler, cliquez ici.
Il y a des rencontres qu’on veut faire partager. Interview de Gaëlle Picut du blog En aparté sur la conciliation vie privée / vie professionnelle. Je suis fan.
Pourquoi avoir créé en En aparté ?
A travers mon travail (journaliste spécialisée dans les questions de l’emploi) et les discussions que je peux avoir avec mes amis, je me suis rendue compte que la problématique conciliation vie privée / vie professionnelle revêtait une importance grandissante.
Les femmes, mais de plus en plus d’hommes également, s’interrogent sur la place du travail dans leur vie et son sens, leur ambition professionnelle, leur rôle de parent, la recherche d’une meilleure qualité de vie…L’équilibre à atteindre entre réalisation professionnelle et épanouissement personnel (et/ou familial) est compliqué et délicat. Ayant moi-même 3 enfants, je me sens personnellement très concernée par ces sujets !
Ce blog me permet d’aborder tous ces sujets à travers des témoignages et des portraits, des pratiques, des initiatives, des revues de presse et de blogs ou encore des billets en rapport avec notre rôle de parent. Etre sa propre rédactrice en chef est très agréable :-). Je voulais également créer un lieu ouvert et interactif.
Quels sont les meilleurs conseils selon toi, pour bien concilier vie perso et vie pro ?
Selon moi, il faut distinguer trois acteurs dans cette recherche d’une meilleure conciliation vie privée / vie professionnelle : les pouvoirs publics au sens large, les entreprises et les personnes elles-mêmes.
– Les pouvoirs publics ont un rôle à jouer concernant notamment les systèmes de garde d’enfants, les aides financières, une meilleure concordance des temps dans les villes par exemple, la législation, etc.
– De leur côté, les entreprises peuvent contribuer à un meilleur équilibre de différentes façons (voir à ce propos les réflexions de l’observatoire de la parentalité) à travers des services, des aides financières, une plus grande flexibilité et souplesse des horaires et dans l’organisation du travail, une évolution des comportements managériaux, etc.
– Enfin, les personnes bien sûr ! A chacun de réfléchir à l’équilibre qu’il souhaite atteindre et à ses priorités. Cela nécessite d’être honnête avec soi-même sur ses ambitions professionnelles et personnelles, de faire des choix et de les vivre le mieux possible, sans trop de regret ou frustration. Bien évidemment, dans de nombreux cas, les choix sont limités pour des raisons financières essentiellement.
Ensuite, il faut essayer de bien choisir, dans la limite du possible bien sûr, son métier et son entreprise. On peut également donner des conseils d’organisation pour être plus efficace, rappeler qu’il est important d’en discuter en couple, entre amis, de veiller à ne pas trop mélanger vie privée et vie professionnelle tout en se disant que dans le meilleur des cas, elles peuvent mutuellement se renforcer, etc. En un mot, être exigeant et ambitieux avec soi-même tout en étant réaliste sur ses capacités et ses envies.
Pour moi, la conciliation vie privée / vie professionnelle est un mélange de volonté, d’organisation, de moyens et… de chance !
Tu recommandes beaucoup de livres, s’il y en avait un à retenir comme livre de chevet, lequel serait il ?
Ouh là, là ! Impossible de n’en citer qu’un.
D’ailleurs, ce n’est pas un livre de chevet que j’ai mais une pile entière 🙂 De plus, étant une lectrice un peu « boulimique », j’avoue avoir une assez mauvaise mémoire de tout ce que j’engloutis. Je préfère donc te citer mes coups de coeur de ces 5 dernières années : Le Dieu des petits riens d’Arundahti Roy en 2005, Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer en 2006, Les cerfs volants de Kaboul de Khaled Hosseini en 2007, Comme Dieu le veut de Niccola Ammaniti en 2008. Pour 2009, je citerai peut-être La solitude des nombres premiers de Paolo Giardano. Mais l’année n’est pas finie…
Et je ne peux pas m’empêcher de donner le nom de quelques-uns de mes auteurs récents favoris : Paul Auster, Philippe Besson, Emmanuel Carrère, Philippe Claudel, Jonathan Coe, Laurent Gaudé, Ian Mc Ewan, Jean-Pierre Milovanoff…
Et pour finir, j’évoquerai Belle du seigneur d’Albert Cohen, lu il y a quelques années mais qui m’a laissé un souvenir extrêmement fort.
Et encore, je ne parle pas des romans policiers…et pourtant, là aussi, j’en aurais des livres à citer !!
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