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Catégorie : Management Page 7 of 13

OPTEAMAN reconcilie entreprise et sport.

philippe cirier

Opteaman est particulièrement attentif à la mobilisation du sport par l’entreprise. L’étude menée avec l’ANDRH et le Master Management des Événements et des Loisirs Sportifs révèle que l’entreprise n’exploite pas efficacement les ressources du sport, notamment en interne.

Précisions avec Philippe Cirier, PDG d’Opteaman.

A quand remontent les liens entre le sport et l’entreprise ?

Au début du XXème siècle, le sport était plus appréhendé comme un élément de discipline et de performance, avec l’image paternaliste des grands patrons envers leurs salariés. Puis, en 1945, le sport a été relayé par les comités d’entreprise. Les salariés se sont pris en main. L’entreprise a remis la main sur le sport dans les années 80, mais plus comme un outil de communication, des RH et du management opérationnel. Avec le sport, on va crée l’émotion positive, une implication, libérer une partie des freins qu’on peut avoir. Cette enquête est un moyen d’accélérer le processus de prise de conscience à ce niveau là.

Pourquoi dans les domaines que les entreprises mobilisent dans leur politique de communication et de ressources humaines, le sport n’arrive-t-il qu’en 4ème position derrière le social, l’environnement et la santé ?

PC: D’une manière générale,  en France on n’est pas culturellement habitués à faire des liens entre des domaines qui ne se ressemblent pas au départ. Faire un lien entre entreprise et sport n’est pas évident à mettre en œuvre, peut donner un côté « en dehors du business ». Et la France est un pays de culture catholique et sociale fortement présente.

L’étude montre que les premières actions mobilisées par les entreprises concernent les valeurs du sport

PC: Oui, elles constituent le premier axe sur lequel les entreprises travaillent. Il y a cependant toujours un écart entre les valeurs affichées et les valeurs pratiquées. C’est normal dans le sens où elles sont très subjectives. Quand on accompagne des entreprises dans ce domaine, ce qu’elles mettent en place en premier, c’est la formulation de valeurs communes. Les entreprises viennent au sport pour ces valeurs, qui parlent très facilement.

Les entreprises organisent de nombreux événements sportifs internes…

PC: Il y a une quinzaine d’années, les sports extrêmes se pratiquaient beaucoup, comme le saut à l’élastique ou en parachute. Mais cela ne voulait pas dire que le salarié qui avait  le courage de sauter en parachute était également courageux au sein de son entreprise ou dans son travail. Les entreprises y ont vu des limites. On est plus aujourd’hui dans l’intégration de l’ensemble de ses collaborateurs autour de pratiques sportives accessibles qui créent du lien. Le sens de l’événement interne par rapport au sport, c’est avant tout rendre les gens acteurs.

Les entreprises viennent chercher des valeurs dans le sport mais se révélent finalement insatisfaites, pourquoi ?

L’insatisfaction est énorme parce qu’il y a un écart entre le niveau d’attente et le niveau réel. Les entreprises idéalisent le sport. Le sport a été un élément de motivation pour les entreprise mais avec une utilisation assez restreinte, plutôt artificielle, car surtout tournée vers le sponsoring et l’image. On est entré dans une phase de désillusion où l’entreprise ne sait pas encore très bien comment utiliser le sport de façon optimale. On va bientôt rentrer dans une phase de meilleure adaptation entre motivation et compétence, en intégrant le sport de façon plus efficace, plus locale, en aidant les salariés à pratiquer leur sport le weekend end par exemple.

Quels sont les sports privilégiés ?

PC: Le running et le vélo, parce que ce sont des sports universels. Et puis il y a bien évidemment le football mais aussi de plus en plus le rugby.

Les valeurs que les DRH souhaitent développer dans l’entreprise sont l’esprit d’équipe, le lien social et le goût de l’effort. Pourtant si l’on relève leur insatisfaction dans ce domaine, cela signifie-t-il que ces valeurs ne sont pas transmissible dus sport à l’entreprise ?

PC: Oui, parce que l’appel au sport n’est pas assez récurrent. Il faut mettre des pratiques dans toutes les strates de la vie de l’entreprise. Le sport n’est là que pour illustrer quelque chose de plus fort. Cela se construit en profondeur. Le sport n’est pas la finalité d’une entreprise, ce n’est qu’un moyen. Il vaut mieux étaler les budgets sur plusieurs actions, développer le niveau local, créer du sens et donner l’envie aux acteurs de parler en faisant du buzz.

Source Sport et Stratégie n° 179.

Air France KLM. Licenciements ?

Air France KLM. Suppression de postes

Air France KLM prévoit de supprimer entre 2500 et 3000 postes mais sans aucun licenciement sec au cours des deux prochains exercices 2009-2010 et 2010-2011 a déclaré un porte parole du groupe.

Les départs « naturels » ne seront pas remplacés (CDD, retraités, démission…). Les embauches ont été gelées et des mesures de rachat de trimestres manquants aux personnes proches de la retraite ont été mises en place.

Air France KLM a enregistré près de 650 millions d’euros de pertes de janvier à mars. La compagnie aérienne a vu son trafic passager baisser de 9,4 % en mars.

Cette mesures de réduction des effectifs de 5% est une adaptation à la baisse du trafic.

Selon La tribune, si l’on tient compte des 2400 postes supprimés au cours de l’exercice 2008-2009 clos à fin mars, les suppressions de postes s’élèveront à environ 5000 en trois ans.

ED. Recrutements en partenariat avec le pôle emploi.

ED. Recrutements en partenariat avec le pôle emploi.

Plus de 10 000 collaborateurs travaillent pour Ed en France, dans 914 magasins et 10 entrepôts.

-En 2008, près de 1500 personnes ont été embauchées en CDI.
-En 2009, il y aura au moins 1000 recrutements dont parfois des équipes entières à constituer pour l’ouverture d’un magasin, environ 10 personnes.

Ed a signé un accord cadre avec le pôle emploi.

Les offres lui sont transmises au pôle emploi et il organise une première sélection par le recours à la méthode de recrutement par simulation. « Il s’agit d’exercices de mise en situation, des opérations de caisse ou de mise en rayon par exemple, destinés à mettre en valeur les capacités des candidats à s’adapter à un poste, indépendamment du diplôme et de la formation » précise Anne Charlotte de Marguerye, du recrutement et du développement RH chez Ed.

On apprécie la volonté de se centrer strictement sur les compétences des candidats, comme le fait Auchan via son questionnaire voir l’article sur le sujet.

Source Lsa.fr

Lidl. Nouveau scandale d'espionnage de salariés.

Lidl. Nouveau scandale d'espionnage de salariés. On aimerait vraiment parler de Lidl autrement mais Lidl insiste et semble se spécialiser dans l’espionnage de ses salariés. Alors une fois encore, on va relater une histoire d’espionnage de salariés, pour voir la précédante. Selon le magazine Spiegel, des données privées sur les salariés auraient été récoltées entre 2008 et début 2009, des commentaires du style « opération d’une tumeur mais bénin », « veut tomber enceinte mais fécondation ne fonctionne pas ». Ces détails croustillants ont été retrouvés dans une poubelle sur des « fiches santés ». Ces informations sont forcément obtenues de manière frauduleuse car le salarié, même en cas d’arrêt maladie, n’est pas tenu de donner les détails de sa maladie. Ce sujet est strictement confidentiel. Pourquoi Lidl est il friant de ce genre d’information ? Comment Lidl obtient il ces informations ? Certainement un besoin de tout contrôler, jusqu’à l’évolution de la vie personnelle des salariés, et son influence sur la vie professionnelle. Ces informations ont surement été données par les salariés aux même, sous pression. C’est en tout cas ce que révèle l’enquête menée par le magazine Spiegel. Interrogé par Spiegel, le dirigeant pour l’Allemagne Michael Mros n’a pas contesté l’existence de ces documents. Et en a profité pour affirmer que la politique de protection des données personnelles a dramatiquement changée ces dernières années…On demande à voir.

L'Oréal. Recrutement "chasse aux trésors"

L’article que je vous propose aujourd’hui est écrit par rémi, du ciffop

Un terrible vol a eu lieu à l’école des Beaux-Arts. L’un des objets les plus précieux de la collection a été dérobé par des malfaiteurs dans d’étranges conditions…Surtout, un coffre qui renfermait croquis d’artistes de renom et figurines en or a disparu ! Un  mécène est prêt à récompenser ceux qui retrouveront ces précieux objets…

Voilà le scénario auquel ont été confrontées dix associations d’HEC qui ont répondu au défi qui leur était lancé.  L’Oréal, souvent en avance en matière de recrutement, leur a proposé une folle chasse au trésor d’une journée entière à travers Paris, entre course effrénée dans des rues tortueuses de la capitale et déplacements en bateau sur la Seine.

Les trois associations gagnantes ont été soutenues par le mystérieux mécène derrière lequel se cachait l’Oréal pour mener à bien leur projet à hauteur respectivement (selon leur ordre d’arrivée) de 2000, 1500 et 1000 euros.

Au terme de l’épopée et après avoir résolu énigmes et secrets, tous les participants ont pu rencontrer autour d’un cocktail des recruteurs de l’Oréal dans une ambiance détendue que celle de l’entretien traditionnel en face-à-face dans un bureau. Chaque équipe, durant la journée, était d’ailleurs déjà accompagnée d’un collaborateur de l’Oréal capable de répondre à toutes leurs interrogations.

Une solution innovante pour recruter des talents et communiquer sur les métiers et valeurs de l’entreprise.

Geoservices. Recrutements ludiques sur facebook.

Le groupe geoservices , dans les services pétroliers, met en ligne un grand jeu concours sur facebook pour accompagner une campagne mondiale de recrutement et promouvoir sa marque employeur.

Cette année geoservices prévoit de recruter un millier de collaborateurs.

Les profils recherchés sont des jeunes diplômés ingénieurs et techniciens ayant une spécialité en mesures chimiques, géologie, chimie, électrotechnique.

Une mobilité internationale et une pratique courante de l’anglais sont indispensables.

Le jeu « oil conquest challenge » est lancé aujourd’hui jusqu’au 30 juin 2009.

Le principe du jeux est d’identifier et exploiter les principaux puits de pétrole dans le monde puis de comparer ses scores avec les autres joueurs. Des lots seront attribués aux vainqueurs.

Le jeu est un prétexte pour enter en contact avec l’entreprise et son activité, à ne pas confondre avec un « business game » du type de ce que font L’oréal, la Société Générale ou BNP Paribas.

Renault. Chômage partiel et calumet de la paix.

Le chômage partiel permet aux entreprises en difficulté d’éviter les licenciements pour motif économique et la baisse de rémunération de ses salariés.

Les salariés concernés restent liés à leur employeur par un contrat de travail mais subissent une perte de salaire. Ils peuvent bénéficier d’une indemnisation au titre du chômage partiel.

Cette indemnisation est d’un minimum de 6,84 EUR / heure et va jusqu’à 60% de la rémunération horaire brute des salarié mis au chômage. L’entreprise et l’état, financent conjointement le dispositif (l’état paye 3,33 EUR/heure, l’entreprise paye le reste).

Chez Renault, l’indemnisation sera de 100% du salaire NET des salariés mis au chômage. Un tel coût peut être supporté par Renault car ce sont les jours de RTT des cadres qui permettront le financement du projet.

En renonçant à 8 jours de RTT chacun, les cadres reversent une partie de leur salaire à un fond qui financera les salaires de ceux mis au chômage, qui sont pour la quasi totalité des ouvriers, employés, techniciens ou agents de maîtrise.

Les 4 principaux syndicats de Renault (CFE-CGC, la CFDT, FO et la CFTC) ont signé cet accord.

La CGT se tate encore.

Et on comprend : quid de la lutte des classes si on ne peut même plus compter sur les cadres pour exploiter les autres? Pire : s’il se montrent solidaire dans la tempête ?

En tout cas, cet accord prendra effet le 1er avril 2009.

Une date mémorable pour Renault, qui pourrait -ce ne serait pas une blague- enterrer la hâche désuète des combats de classe pour enfin tirer quelques boufées d’un calumet solidaire transcendant les statuts.

Google. Un tiers des effectifs sont des sous-traitants.

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Mauvaise nouvelle : Google, l’entreprise modèle et si prisée des jeunes a annoncé en fin d’année que 10 000 emplois seraient supprimés, notamment du fait des mauvaises perspectives économiques.

Bonne nouvelle : il ne s’agit que de sous-traitants et de prestataires extérieurs.

Ouf !

Mais rendez-vous compte : Google est une entreprise dont le tiers des effectifs est outsourcé.

C’est bien plus souple, et pratique en cas de retournement économique.

Malheureusement pour les 10 000, cela signifie qu’ils ne sont pas supposés bénéficier -en général- des avantages du groupe (grilles salariales, intéressement et/ou participation, assurances…). Et pourtant ils travaillent pour la plupart à temps plein.

En France, de telles pratiques conduiraient très probablement à des requalifications des employés en contrat Google.

On envie ceux qui ont la chance d’avoir un contrat Google. Car les conditions sont très appréciées !

Pour les autres…

BNP Paribas. Starbank : une intégration très innovante.

La plupart des entreprises proposent des parcours d’intégration plus ou moins complets et plus ou moins organisés.

C’est la première fois qu je vois une telle innovation sur ce sujet : sur le modèle des business game, la BNP invente « Starbank the Game », une sorte de jeu d’intégration qui permet de comprendre la logique bancaire.

Pour la BNP, « ce jeu interactif a été développé afin de compléter les actions de formation et d’intégration des nouveaux arrivants déjà existantes« .

En plus du jeu, le programme « Starbank the Game » propose aux nouveaux collaborateurs , une base de fiches synthétiques décrivant les spécificités du groupe BNP Paribas, ses métiers, ses activités, ses principes d’action et ses règles de gestion.

La mission du joueur est de construire une banque fictive dans une cité orbitale du futur. Le collaborateur doit ainsi développer ses activités en créant par exemple des structures comme des Points de Vente ou un Business Center ou encore en investissant dans de nouveaux métiers et services. Grâce à un tableau de bord, le joueur suit en temps réel la rentabilité de ses investissements. « Starbank the Game » permet ainsi de découvrir de façon ludique les 3 grands métiers de la banque : la banque de détail, la gestion d’actifs et la Banque de Financement et d’Investissement.

Ce jeu de simulation est accessible dans les trois langues : français, anglais et italien.

C’est une très belle initiative.

L’intégration est un énorme enjeu dans les entreprises. Rares sont celles qui présentent l’organisation et les métiers aux nouveaux embauchés. Encore plus rares sont celles qui réussissent à faire vivre un process demandant une forte mobilisation les opérationnel et l’engagement des RH.

Avec ce jeu, la BNP innove clairement et montre tout l’intérêt qu’elle porte à la bonne intégration de ses employés; en même temps qu’elle réalise une belle opération de communication RH pour attirer ses futurs talents.

D’ailleurs, ce n’est pas par hasard que la bande annonce du jeu d’intégration est disponible online. Cliquez ici.

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Paul. Quelles valeurs ?

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Le Monde du 17 février a réalisé une belle enquête visant à réhabiliter les patrons de PME aux yeux de l’opinion publique.

Car en ces temps de tourmente, l’amalgame est vite fait entre les irresponsables profiteurs d’un capitalisme trop peu régulé et les 2,7 millions chefs d’entreprises qui -finalement- le font vivre, un peu plus humblement.

Parmi eux, Maxime Holder, 40 ans, PDG de Paul, le célèbre boulanger. L’enseigne n’est plus vraiment une PME, et compte 9000 salariés, dont 3500 en France, pour un chiffre d’affaire de 400 millions d’euros.

Voici ceux qu’il déclare :

« mettre les gens sur le carreau quand on accorde des bonus ou des dividendes est inacceptable. Quand une entreprise souffre, tout le monde doit souffrir. Notre actionnariat est familial. Jamais nous n’irons en bourse. Jamais nous ne travaillerons avec un fonds d’investissement qui demanderait à toute force une rentabilité. j’ai toujours considéré qu’une entreprise avait d’être vocation que d’être un simple tiroir-caisse ».

Il faut dire que Paul est une entreprise familiale fondée en 1889. Julien, Francis et Maxime Holder se sont succédés pour diriger et développer cette enseigne désormais célèbre.

Leur indépendance leur permet ce « luxe » d’être simplement plus humains que ceux dont la soumission au capitalisme financier fait peine à voir.

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