Améliorons la Relation au Travail, pour chacun et pour toutes les organisations !

Auteur/autrice : LoGo Page 16 of 24

Aviva. 450 000 euros pour corriger la discrimination salariale Homme / Femme.

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Aviva France, le groupe d’assurance et d’épargne long terme, a débloqué une enveloppe de 450 000 euros pour corriger – sur 3 ans- les écarts de rémunération non justifiés entre les hommes et les femmes.

La méthode n’est pas si simple, car il est difficile de comparer des situations individuelles en toute objectivité. Car au-delà de intitulés de poste, l’expérience, l’âge, l’ancienneté sont des facteurs objectifs, parfois contestables, qui peuvent justifier des écarts. Si elle est simple à énoncer, le fameux « à travail égal salaire égal« , est en réalité une notion bien plus complexe qu’il n’y parait.

Du coup, pour corriger les écarts en étant le plus objectif possible, Aviva met en place une méthode. Les RH comparent le salaire médian (niveau de salaire pour lequel il y a autant de salaires supérieurs qu’inférieurs) des hommes avec celui des hommes, pour une fonction donnée.

Pour les écarts individuels de plus de 10%, une analyse plus détaillée de la situation personnelle est réalisée. Elle est censée  prend en compte tous les critères pertinents pour apprécier la comparaison avec les salariés ayant le même libellé de fonction (ancienneté dans le groupe, ancienneté dans le poste, tâches réellement effectuées, niveau de responsabilité, etc.).

Les mesures correctrices peuvent s’appliquer en une fois (notamment pour les salariées de + de 55 ans, l’accord le rend obligatoire) ou en plusieurs fois. Ce dispositif concerne toutes les femmes, à temps plein ou à temps partiel (hors commerciales commissionnées). Les premières mesures salariales ont été mises en œuvre en Octobre 2008.

A noter un point particulièrement intéressant : si les femmes sont payées plus que les hommes (« environ une vingtaine de postes » selon le DRH Philippe Achalme), les hommes ne seront pas réajustés. L’accord ne fonctionne que dans un sens !

Galeries Lafayette. Quels avantages salariés ?

Les Galeries Lafayette, c’est aussi BHV et Monoprix. Et le groupe propose à ses salariés deux systèmes d’avantage aux choix :

– Une carte nominative Cofinoga. Elle offre des réductions sur tous les produits vendus dans tous les magasins du groupe avec des différentes différentes : 15% pour le textile, 10% pour l’alimentaire, 15% pour la puériculture. Pas de plafond de montant d’achat. La carte Cofinoga est une carte de crédit. La réduction est effectuée à la fin du mois sous forme de remboursement sur le compte Cofinoga du salarié.

– Seconde option, le salarié peut opter pour une carte propre à sa filiale, Monoprix, BHV ou Galeries Lafayette. Les salariés du distributeur dispose alors d’une carte nominative grâce à laquelle 10% de réduction -en moyenne- sont accordés directement en caisse sur tous les achats, là aussi sans plafond de montant d’achat.

Source : Journal Du Net

Développement Durable. Top 5 des entreprises du CAC 40.

Quelles sont les meilleures entreprises du CAC 40 en matière de Développement Durable ?

Le magazine Challenges vient de publier une étude. 3 critères sont analysés :

– L’engagement Environnemental

– L’engagement Social et Sociétal

La gouvernance (ensemble des processus, réglementations, lois et institutions influant la manière dont l’entreprise est dirigée, administrée et contrôlée. Cela inclut les relations entre les acteurs impliqués et les objectifs qui gouvernent l’entreprise. Les acteurs principaux sont les actionnaires, la direction et le conseil d’administration, les employés, les fournisseurs, les clients, les banques, le voisinage, l’environnement et la communauté au sens large)

And the winner is…

1. STMicroelectronics. Le fabricant de semi-conducteur arrive en tête. Avec une note maximale de 5/5 sur chacun des 3 critères : Environnement, Social et Sociétal, Gouvernance). Challenges a apprécié sa gouvernance transparente, sa gestion responsable de l’effectif tout en s’adaptant au contraintes externes, et son engagement fort et son innovation en matière d’environnement.

2. L’Oréal. Le leader mondial des cosmétiques se fait remarquer par sa diversité des Ressources Humaines, mais aussi pour sa capacité à placer l’hygiène et l’environnement au coeur de la Recherche et Développement.

3. Renault. Notre célèbre constructeur automobile a convaincu par ses engagements sur le Respect des Droits de l’Homme, sa gestion pro-active des impacts environnementaux directs et indirects.

4. Danone. Même si sa gouvernance d’entreprise est plutôt mal notée(3/5), le groupe agroalimentaire est dans le top 5 notamment grâce à son programme « Danone Way Ahead« , ainsi que pour son engagement vers « L’innovation Sociale ».

5. EDF.Sa démarche de développement durable fait partie intégrante de la stratégie de l’entreprise.

On sent vraiment que le besoin d’une notation sociale, environnementale…bref, d’un référent fort sur la performance « Humaine » se fait sentir… On tâtonne, on tâtonne…

On va finir par y arriver !!!

Merci en tout cas pour ces initiatives…

Wal-Mart. Développement Durable à tous les étages.

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Wal-Mart, le géant américain de la distribution, a mis en place un programme de « développement durable » qui implique ses 1,3 millions d’employés.

L’idée est simple : chaque employé doit proposer un projet personnel de développement durable. Et se fixer un objectif. Et cet objectif doit être mesuré par des indicateurs.

Des salariés « capitaines » sont désignés pour motiver et suivre les « troupes ».

Parmi les projets les plus populaires : arrêter de fumer, prendre les transports en commun, perdre du poids, faire du sport, ne plus prendre de bain, donner de son temps à des associations caritatives, moins imprimer, faire le tri de ses déchets…

Le programme a été lancé en 2007 et à ce jour, Wal-Mart assure que 500 000 employés jouent le jeu.

Pour Wal-Mart, tous ces petites gestes contribuent au bien-être des employés, en même temps qu’ils participent à la protection de l’environnement et améliorent la santé publique.

Source : Stratégies

Quel environnement de travail en 2030 ?

La société Johnson Controls vient de réaliser une étude intéressante et propose quelques visions de notre environnement de travail en 2030.

J’en retiens que dans 20 ans :

– Le principe de « bureau » existera toujours

– les espaces de travail seront plus communautaires et collaboratifs (genre Open Space)

– les espaces de travail seront partagés : le bureau servira à plusieurs personnes différentes, car le m2 sera très cher et parce que nous travaillerons davantage de chez nous ou bien d’espaces publics loués (cafés, hôtels…)

– les entreprises offriront de plus en plus de services à la personne (crèche, médecin, agences de voyage…) et la frontière entre vie privée et vie professionnelle sera de plus en plus fine

Je ne suis pas d’accord sur tout…

D’abord, parce qu’il y a une possibilité que l’entreprise telle que nous la connaissons n’existe plus. La finalité de l’entreprise étant le développement des hommes (le profit en étant le moyen), il est possible que l’entreprise ne nous satisfasse plus. La crise de système que nous traversons est une alerte gigantesque. Beaucoup de gens commencent à douter du modèle économique qui nous régit. Son déséquilibre en faveur du pouvoir financier, son incapacité à mieux répartir les richesses créées interrogent quant à sa légitimité à nous servir.

La survie de notre système dépendra de sa capacité à prendre en compte le développement et l’épanouissement des Hommes. Sinon, c’est simple, il sera remercié et nous passerons à autre chose (on a bien vécu quelques millions d’année sans entreprise…).

Partant de ce principe d’épanouissement et développement des employés, on serait tenté de croire judicieuse cette tendance paternaliste qui consiste à proposer des services de plus en plus intimes aux employé (crèche, médecin, sports…). C’est une erreur de fond.

Les jeunes générations (sans même forcément parler de la très tendance Génération Y) appréhendent l’entreprise pragmatiquement et la considèrent comme un lieu de développement professionnel. Point.

La grande illusion de la belle famille « entreprise » n’existe plus. Cela ne veut pas dire qu’ils ne l’aiment pas. Cela veut dire qu’ils en connaissent la nature, et ce qu’ils peuvent en attendre.

Et ne pas en attendre. Et notamment la prise en compte de la vie privée. Cette nouvelle tendance, partant d’un bon sentiment, est dans le meilleur des cas un vœu pieux, dans le pire, une malhonnêteté intellectuelle, tant elle entre en contradiction avec les règles du jeu du système actuel. Et elle restera l’un ou l’autre aussi longtemps que les règles ne changeront pas, à savoir que l’entreprise reste évaluée uniquement sur sa performance financière.

Ainsi, par pragmatisme et protection personnelle, les employés de 2030 feront eux même la nette séparation entre sphère privée et sphère professionnelle. C’est pourquoi je ne crois pas une seconde à l’essor du travail à domicile. Il représente une intrusion particulièrement déplacée d’un système qui n’a rien avoir avec l’autre.

En revanche, je crois au développement croissant des espaces de travail partagés. Les fameux Open Space. Ne pensez pas qu’ils créent -même artificiellement- une communauté. Loin de là. Mais ils favorisent la communication interpersonnelle.

Et c’est la richesse de cette communication interpersonnelle qui sera la clé du succès.

Pour deux raisons :

– Nous sommes des êtres communiquant. C’est notre nature. Nous avons besoin de nous parler et d’interagir. Parler est un plaisir, en plus d’une nécessité. Nous avons besoin d’être ensemble. L’erreur est de croire que les emails suffisent. C’est impossible.

–  La réussite des entreprises dépendra de leur capacité à perpétuellement s’adapter. C’est déjà le cas aujourd’hui. Cela le sera encore plus demain. Or les changements passent par des redéfinitions de responsabilités, des nouvelles d’organisations, des ajustements mutuels, des modifications dans les relations professionnelles. Et la réussite de ces challenges réside fortement dans qualité de la communication développée par les employés. Le bureaux fermés ou lointain sont donc à oublier.

Quant à la couleur des chaises…on traitera ça demain…

Kellogg's. Lego. Ethique ou bon sens ?

La célèbre association de consommateurs américaine « Consumers International«  vient de décerner le prix des pires entreprises de l’année.

Parmi elles, Kellogg’s et Lego, conjointement consacrées pour avoir mis sur le marché un bonbon « Lego« , appelé Fun Snack.

Leur idée est simple : offrir aux enfants un bonbon ressemblant à s’y méprendre à un Lego.

Et créer une sacrée confusion : « je m’étrangle avec mes Legos et je joue avec la nourriture… »

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En lisant cet article de Consumers International, je me suis d’abord dit que quelques chefs de produits marketing avaient cruellement manqué de bon sens. Et que cela devait faire une mauvaise publicité au produit, plutôt méritée.

Je me suis demandé comment une telle énormité avait pu survivre aux tests consommateurs auxquels ces mastodontes marketing sont abonnés…

Je me suis donc représenté la scène.

Une mère de famille amène son fils au test consommateurs. Malgré l’enchantement de son bambin et sa bouche pleine de sucrerie, elle soumet cette folie : « mais n’y aurait-il pas un risque de confusion entre le bonbon et un vrai Lego, et donc un risque que mon fils n’avale un de ses jouets ? ».

Si une maman ne l’eût pas dit, je doute qu’aucune des personnes impliquées dans le cycle de conception et commercialisation du bonbon, n’ait soulevé ce point.

Le risque juridique fut sûrement jugé faible face à la « force de cette innovation« .

Meilleures-entreprises.fr n’étant pas une association de consommateurs, je me suis interrogé sur l’opportunité d’écrire sur ce cas. Mais il m’est apparu important de le faire.

Car l’adhésion et le choix d’une entreprise peut aussi se faire selon une envie de partager une certaine éthique du business. 

McDonald's. Le Blog StationM.

StationM, le Blog réservé aux employés de MacDo fête ces 6 mois.

Ce nouvel Intranet -en plus cool-présenté comme le FaceBook des équipiers de l’empire du Burger était une petite révolution de communication interne. Et un pari osé puisque les employés peuvent s’y exprimer de façon libre (attention tout de même à la charte d’utilisation) y déposer leurs photos perso, faire des suggestions…

L’ambition est forte puisque le but est de créer une communauté MacDo (en l’occurence StationM), c’est à dire recréer du lien entre l’entreprise et ses employés.

Bref, s’emparer d’un Saint-Graal que cherche avec persévérance tout DRH plus ou moins pieux, mais surtout conscient de la phénoménale dégradation du lien social en entreprise, ainsi que du du sentiment d’appartenance à un environnement qui reflète de moins en moins les aspirations des jeunes, et même des moins jeunes.

C’est donc sérieusement que je demande aux employés de MacDo, de nous dire si ce site leur permet de s’identifier et de participer à une communauté, de s’exprimer, voire d’influencer. Ou simplement ce qu’il leur apporte.

Ou s’il n’est que la manifestation courageuse de professionnels RH qui souhaitant montrer qu’ils « bougent toujours », n’agissent qu’à la marge d’un système oubliant un peu trop souvent qu’il n’existe que par la volonté de celui qu’il doit servir : l’Homme.

Et puisque c’est joli, regardons la home page du site.

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Printemps. Les clients recrutent.

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Pour la 3 ème fois, le 30 octobre dernier, le Printemps Hausmann a fait appel à leurs meilleurs clients pour participer au recrutement de 10 postes de managers de rayon en CDI.

Avec l’aide des RH du Printemps et des directeurs des ventes, ce sont donc les clients qui ont départagé 40 postulants.

Ces « speed recrutements » concernent aussi les vendeurs et 3 sessions ont déjà eu lieu.

Une méthode novatrice qui inscrit le service au client au cœur de la culture de l’entreprise en même temps qu’elle participe à la fidélisation de ses clients.

Car une fois ce lien « managérial » créé entre client et salarié du grand magasin, une éventuelle rupture ne serait plus uniquement commerciale…

Les RH du Printemps ne seraient-ils pas finalement les meilleurs commerciaux de l’enseigne ? En tout cas, sacrément impliqués dans le business.

Pour éviter ça, évitez FO.

Si ça fait longtemps qu’on ne vous avait pas pris pour un crétin, voir pire, jetez-vous sur cette vidéo !!!

Car que vous soyez un méchant patron ou un pauvre petit employé sans défense, vous en aurez pour votre compte.

Les syndicats sont des organisations utiles et respectables.

FO en fait partie. Normalement…

J’ai classé ce billet dans la rubrique « Humour« . C’est ce qu’il y a encore de mieux.

Permanent TSB. 2 ans de congés payés.

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La Permanent TSB, une des plus grosses banques d’Irlande, offre à ses 2 500 employés la possibilité de prendre 2 ans ou 3 ans de congés payés contre la moitié de leur salaire annuel, avec un maximum de 20 000 euros pour 2 ans et 35 000 euros pour 3 ans.

Objectif : réduire les coûts de fonctionnement et laisser passer la crise.

La mesure viserait essentiellement les jeunes, éduits par cette idée de « career break » au plus dur moment de la récession.

Seule condition imposée aux vacanciers : ne pas partir à la concurrence. A cet effet, une clause de non concurrence doit être signée avant le départ.

Et puis il y a le petite risque de ne pas retrouver exactement le même job, puisque la banque ne s’engage pas à proposer l’exact même job, mais un emploi « similaire » dans la « même zone géographique »

Encore une démonstration d’un pragmatisme anglo-saxon dont chacun jugera s’il en est fan !!!

Source The Irish Times

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