Améliorons la Relation au Travail, pour chacun et pour toutes les organisations !

Auteur/autrice : LoGo Page 15 of 24

Malakoff Médéric. Le handicap, un objectif qualitatif.

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« Notre objectif n’est pas d’atteindre le minimum légal de 6% de salariés handicapés mais d’intégrer tous ces salariés dans une politique de Ressources Humaines globale et exemplaire ».

Avec une telle déclaration, le DRH du groupe paritaire de protection social se met la pression. Rares sont les DRH qui annoncent que l’obligation légale n’est pas un objectif…

D’autant plus que le fait de ne pas l’atteindre va commencer à coûter très cher, très bientôt, début 2010 : 1 500 fois le smic horaire (au lieu de 400 à 600 fois aujourd’hui) pour chaque salarié handicapé manquant (d’ailleurs, vous pouvez calculer facilement votre pénalité sur le site de l’Agefiph).

Alors quels sont les éléments de cette politique RH si qualitative en faveur de l’insertion, la formation et le développement des personnes handicapées ?

Ils nous sont livrés par le DRH, lors d’une interview au Cahier de la compétitivité du 19.11.08 :

–    Les recruteurs sont formés, notamment grâce au théâtre, et ce, afin de changer plus facilement de regard sur le handicap et ces contraintes.

–    La gestion de carrière des personnes handicapées fait l’objet d’une attention particulière (je ne suis pas arrivé à connaître la proportion de personnes handicapées parmi les promues, malheureusement)

–    Une dimension de projet d’entreprise est donnée aux actions menées en faveur du handicap (si vous êtes salariés de Médéric, dites nous si votre entreprise porte un tel projet ?)

Dassault. Le client avant les salariés.

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Très instructif sur la culture de Dassault !

Son patron, Serge Dassault a écris ces vœux dans le Figaro du 1er janvier 2009.

Et selon lui, le rôle de l’entreprise est « de satisfaire ses clients en priorité pour qu’ils achètent ses produits, avant de satisfaire son personnel et ses actionnaires ».

Même si je suis bienheureux de ne pas voir figurer les actionnaires en tête du classement des groupes à satisfaire, j’aurais tendance à considérer que la satisfaction des clients est un davantage un moyen (au même titre que la réalisation d’un profit), qu’une finalité.

La finalité de l’entreprise étant tout d’abord le développement des hommes qui la composent, puis -et seulement ensuite- de ceux qui l’entourent.

Évidemment, il n’y a pas de développement des employés, ni même de survie, sans satisfaction des clients et réalisation de profit suffisant.

Mais si personne ne conteste le fait que sans essence, la voiture n’avance pas, personne n’affirme pour autant que la finalité de la voiture, c’est l’essence !

Internet & Ressources Humaines.

On parle souvent du Web 2.0, cet internet communautaire qui permet à chacun de s’exprimer, quelqu’en soit le sujet.

L’Internet 1.0 proposait une information descendante, disons « corporate ». Le 2.0 est quant à lui ascendant, disons »social », ou « communautaire ».

Évidemment, cette révolution démocratique pose un petit problème aux entreprises. Elles ne maîtrisent désormais plus totalement leur fameuse « image employeur », ce concept Marketingo-RH, qui vise à appréhender l’entreprise comme un produit de consommation dont on vante les mérites ou les faiblesses comme on vante ceux du nouveau packaging Flamby.

Via les blogs ou forums, il commence à devenir possible de pénétrer la réalité des entreprises, voire même de rentrer en contact avec leurs salariés.

Et heureusement ! Car il est tout de même étrange de constater le niveau d’opacité qui entoure encore la gestion des Ressources Humaines de la quasi totalité des entreprises.

Alors que de tous les choix, celui de son employeur est probablement le plus fondamental car tellement engageant (en tout cas légèrement plus que celui de son prochain grille-pain, dont toutes les revues techniques et retours consommateurs sont déjà disponibles partout).

D’ailleurs, 13% des cadres donnent désormais leurs avis sur leur employeur, via des blogs, forums, ou réseaux sociaux.

Et 42% recherchent des informations sur les entreprises dans lesquels ils postulent, toujours via ces blogs ou forums.

A noter que contrairement à l’idée reçue, les témoignages sont en majorité positifs pour les entreprises : sur les blog, 28% disent du bien, 25% du mal. Sur les forums, 36% disent du bien, 14% du mal. Enfin, la moitié des informations transmises directement par les salariés sur les blogs ou forums sont factuelles. (Source : Enquête Publicis Consultant RH / TNS Sofres)

Ce que veulent les cadres.

75% des cadres sont heureux dans leur vie professionnelle. 15% sont très heureux.

79% se sentent très investis dans leur entreprise en déclarant donner le meilleur d’eux mêmes.

Les sentiments qu’ils éprouvent vis à vis de l’entreprise sont d’abord l’attachement, la confiance et la fierté.

Mais le plus intéressant dans cette étude, c’est d’apprendre que les ressorts de cette motivation ne sont plus prioritairement des valeurs telles que le dépassement de soi, le défi (dans le jargon, des notions dites « d’achievement »).

En effet, les notions d’accomplissement de soi, de partage de valeurs sont désormais les véritables moteurs de l’engagement des cadres.

La question de savoir si les cadres sont prêts à faire des sacrifices dans leur vie privée pour mieux réussir leur vie professionnelle les divise clairement en deux groupes identiques : ceux qui n’en feront plutôt pas ou pas du tout, et ceux qui en feront plutôt, voire sacrifieront tout.

Enfin, pour les employeurs, voici 3 conseils à recevoir à la lecture de l’étude afin de « satisfaire » leurs cadres :

– Leur éviter les tracas organisationnels qui gâchent la vie au quotidien

– Leur manifester de la reconnaissance

– Leur délivrer une information fluide et transparente

Source : Enquête Publicis Consultant RH / TNS Sofres.

Carrefour. Les cadres roulent au Vert.

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Chez Carrefour, 550 cadres de direction ont droit à une voiture de « direction ». Le choix du constructeur et du modèle est laissé libre. Mais il y a une condition : le taux d’émission e CO2 de la voiture ne doit pas dépasser 200g/km et qu’elle soit équipée d’un filtre à particule.

Les salariés qui souhaitent acheter une voiture hybride bénéficient d’un budget supplémentaire de 2 500 euros ou bien d’un congé solidaire.

Et ceux qui ne souhaitent pas de véhicule de fonction, reçoivent une alocation de 7 000 euros brut chaque année. Ou des avoir chez des loueurs de voiture.

Et cerise sur le gâteau, les bénéficiaires de voiture de direction peuvent aller faire un stage « éco-conduite » d’une journée.

Dassault. 1/3 du profit pour les employés.

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Chez Dassault Aviation, la tradition c’est que le profit de l’entreprise est divisé en 3 parts. Cette règle avait été fixée par le fondateur, Marcel Dassault, et est pour l’instant perpétuée par son fils Serge.

– 1/3 pour les actionnaires

– 1/3 pour les investissements

– 1/3 pour les salariés

Concrètement, l’année dernière, les 8 400 salariés ont reçu en moyenne 11 600 euros de participation au bénéfices.

7 000 euros en moyenne pour les ouvriers !

Et  16 600 euros pour les cadres !

Je me demande toujours pourquoi ce principe n’est pas légalement généralisé. J’espère que la tourmente financière que nous traversons débouchera sur de telles pratiques. Cela permettrait de sauvegarder la crédibilité de notre système capitaliste !

Source : Capital

SNCF. Quels avantages salariés ?

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A la SNCF, tous les salariés, qu’ils soient cheminots, contractuels ou stagiaires peuvent prétendre aux mêmes avantages.

Ainsi, la gratuité est illimitée sur les billets de train sous certaines conditions.

Les salariés  doivent payer leur réservation, au minimum 1,5 euros et 13 euros au maximum, un coût dont ils sont exonérés pour 8 voyages par an.
Etre salarié de la SNCF profite également à des ayants doits :

– les enfants de moins de 10 ans (voyage gratuit illimité),

– les conjoints ou compagnons (dans les même conditions que les salariés),

– les enfants à charge (jusqu’à 18 ans, 16 billets par an et jusqu’à 26 ans s’ils sont encore à charge).

– Les parents, grands-parents et beaux parents ont le droit à 4 voyages par an à ces conditions.

Par ailleurs, les salariés peuvent obtenir des billets sur les Eurostar et Thalys aux prix publics les plus bas.

Cerise sur le gâteau : les cadres et agents de maîtrise voyagent en 1ère.

Bon, les autres salariés sont en seconde. Faut quand même pas pousser, il y a encore certains privilèges !!!

Source : Journal Du Net

SGS. Vive le Télétravail !

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Chez SGS, entreprise de certification, 60% des employés travaillent de chez eux.

En effet, pour réduire les coûts fixes, il a été progressivement mis en place cette organisation qui fait la part belle au travail à domicile. Un mode d’organisation dont personnellement je ne vante pas les mérites (voir article Quel environnement de travail en 2030 ?) mais qui peut séduire les plus indépendants.

Dans un entretien donné à FocusRH, le DRH, M. Francis Bergeron, indique que cette organisation responsabilise et valorise des métiers souffrant d’un manque de notoriété, comme les métiers du contrôle, de la prospection et de la certification. J’avoue ne pas bien comprendre en quoi cela valorise ces métiers, sachant qu’on est souvent valorisé par rapport à un réseau social, un environnement ou une organisation, et qu’en l’occurrence, les travailleurs nomades en sont privés…

Ce que je peux concevoir, c’est que ces travailleurs apprécient ce sentiment d’autonomie et de confiance reçue, mais aussi une certaine fierté de se voir confier une voiture d’entreprise, un ordinateur portable et un téléphone de fonction, quand on est dans un poste qui ne propose normalement pas se genre d’avantage.

Un autre point, avantage ou désavantage (selon sa personnalité), est clairement signalé par le DRH : la limite vie privée / vie professionnelle devient plus difficile à discerner car « avec le télétravail, il y a une mouvance de la frontière vie privée/vie professionnelle ». Ça a le le mérite d’être honnête. Autant le savoir lorsqu’on accepte de travailler à domicile.

Quant à savoir si les travailleurs à domicile sont isolés, M. Bergeron répond que de toute façon, « les salariés qui travaillent au siège (à Cachan), ceux du 9e étage ne connaissent pas ceux du rez-de-chaussée« .

Drôle de façon d’assumer sa communication et cohésion internes. Mais pour le moins instructive sur la société.

Macif. Y travaille-t-on ?

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A la mutuelle Macif, l’équilibre vie privée / pro a l’air d’être pris très au sérieux.

Les non-cadres (j’adore cette dénomination, incroyablement péjorative !) et 60% des cadres ont un temps de travail officiel de 31,5 heures par semaine. Mais s’ils veulent travailler 32 heures, pas de problème. Ils bénéficient en contrepartie de 3 jours de RTT supplémentaires. Et si c’est 35 heures, c’est 22 jours de RTT qui s’offrent à eux.

Les 40% de cadres restant ne sont pas concernés par la durée du travail et ne comptent pas leurs heures. En contrepartie, ils bénéficient de 27 jours de RTT.

27 jours de RTT, ça fait 5 semaines et demi de vacances. En plus des 5 semaines légales.

Et la MACIF va plus loin en donnant 3 jours de vacances supplémentaires et 4 jours chômés exceptionnels par an.

Au bout du compte, cela nous fait 27+25+3+4 = 59 jours. Donc, les cadres ont -accrochez vous !- 3 mois de vacances.

Si vous rajoutez les jours fériés…

Source : Capital.fr

Favi. Equilibrer la répartition des profits.

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Favi est une fonderie basée à Hellencourt, dans la Somme (80). L’entreprise créée en 1957, compte 435 collaborateurs.

Chaque année, 7% du profit de Favi est redistribué à ses salariés, sous réserve que l’entreprise ait atteint 8,5% de marge brute (ce qui d’après son DG, Jean-François ZOBRIST, a toujours été le cas).

Les salariés, en grande majorité ouvriers, perçoivent donc en moyenne entre 3 à 6 mois de salaire supplémentaires chaque année.

Au-delà de ce principe de répartition qui pourrait peut-être en inspirer certains, cette entreprise Picarde affiche des principes de management particulièrement volontaires. Je ne peux que vous conseiller de faire un petit tour sur le site de l’entreprise et de consulter les nombreuses fiches « management ».

Vous y apprendrez que chez Favi, « l’Homme est comme on le considère !« .
Que « c’est avoir une piètre considération des opérateurs et des opératrices que de les faire pointer, c’est-à-dire qu’avant même de travailler, on considère qu’ils peuvent volontairement arriver en retard. Que c’est avoir une piètre considération des opérateurs et de opératrices que de mettre tout sous clé par peur du vol. Que c’est avoir une piètre considération des opérateurs et de opératrices que de multiplier les contrôles en cascade : contrôle sur chaîne, contrôle volant, contrôle expédition etc. »
Ainsi, « Quand l’Homme n’est pas bon, ce n’est généralement pas sa faute mais celle de la structure, donc de la mienne à moi, le Chef »

Les dirigeants s’inspirent et citent de Gaulle lorsqu’il proclamait  » En ce pauvre monde qui mérite d’être ménagé, il faut avancer pas à pas, procéder d’après les circonstances, et respecter les personnes. »

Concrètement, voici quelques applications de ces principes (fiche TPF5-3):

« – Absence de places de parking réservées: les cadres, le Directeur se garent là où il reste de la place.
– Les locaux sociaux et sanitaires des opératrices et opérateurs sont bien supérieurs en aspect à ceux des bureaux ou de la direction.
– L’intéressement est partagé à stricte égalité, entre tous les acteurs de l’entreprise, sans aucune considération hiérarchique.
– Toute mise en place d’action est précédée d’une phase de création, ou d’attente de circonstances favorables à l’annonce de l’action.
– Il n’y a pas de repas de caste; toute l’usine fait la fête ensemble, ou ne fait pas la fête.
– Les augmentations, et les investissements, sont déterminées par consensus et au plus prés du terrain.
– L’HOMME est BON par principe, il n’est donc ni voleur, ni fainéant ce qui induit la suppression de tout moyen ou système de contrôle (magasins, pointage, portes fermées à clés..) »
.

Je n’avais encore jamais lu de telles actes de foi « managériaux ».

Il serait évidemment intéressantde savoir comment les ouvriers vivent cela.

Mais rarement une direction n’avait osé afficher clairement de tels principes ouvertement Judéo-Chrétiens, le tout dans une ambiance Picarde plutôt bon enfant, qui -il faut le reconnaître- séduisent par leur ambition humaniste

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