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Le CV « frenchie » et le CV « british », qu’est ce qui change ?

Ayant occupé des postes de Consultante en Suisse puis en Angleterre pour le même cabinet de recrutement -Adecco-, j’ai eu l’occasion de voir défiler de nombreux CV et ai pu constaté des différences notoires entre nos deux cultures. Même si, comme en France, il n’existe pas de « CV type », l’Angleterre connait elle aussi ses tendances !

Les premières différences concernent la photo, la taille du CV et les données personnelles.

Alors que la photo est d’usage en France, sur le CV anglais elle n’apparait jamais. Ce n’est pas dans les coutumes, voire risible !

Le CV anglais est souvent plus long que le CV français, il n’est pas rare de le trouver sur 3 ou 4 pages. Si l’anglais aime la rigueur et la précision, il aime aussi et surtout le détail !

Enfin, sur le CV anglais vous pouvez indiquer votre nom complet, adresse, date de naissance, nationalité et statut marital. Un débat avait été lance en France il y a quelques années par Jean-Pierre Raffarin qui préconisait le CV anonyme, le recruteur anglais lui veut connaitre votre âge et ce n’est pas discriminatoire.

Si le français a tendance à intégrer la partie  « Education – Qualification » en tête de CV, l’anglais lui débutera son CV par une catégorie « Summary » ou « Skills » suivie d’une catégorie « Objectives ». Le « Summary » dressera en quelques lignes votre expérience, ce que vous avez appris, fait, qui vous êtes. Les « Objectives » permettront d’expliquer à l’employeur ce qui vous cherchez, le type d’environnement. Il n’est pas rare non plus  de trouver dans cette catégorie le type de poste exact que vous recherchez.

L’anglais gardera la section « Education » pour la fin, en tout cas après la section « Expérience » Une différence majeure entre les deux cultures, le recruteur anglais accordera toujours plus d’importance au parcours professionnel, alors que le français accorde toujours beaucoup d’importance au parcours académique. En revanche, l’anglais est friand de détails comme vos notes, vos mentions et autres réussites ! Il n’est pas rare de voir figurer sur un CV anglais toutes les notes obtenues au  » GCSE » (équivalent de notre Brevet des Collèges) !

Comme sur son voisin le CV français, la section « Experience » sera la plus détaillée Outre-manche. En commençant par l’expérience la plus récente, la raison sociale de l’entreprise, son adresse, les dates exactes de l’emploi, la fonction exercée, la nature des taches et des responsabilités et la raison du départ. Il n’est pas rare de voir un cahier des charges complet du poste occupé.

La catégorie  » Others » ou  » Interests » est capitale sur le CV anglo saxon et très détaillée. L’anglais accorde une part très importante aux voyages, au sport, à la musique et associations. La plupart des bacheliers anglais s’octroient d’ailleurs une « gap year » avant de commencer leur vie professionnelle, pour voyager autour du monde. L’employeur anglais aime avoir un aperçu de la personnalité du candidat par ce biais. Sur le CV français, on note souvent que cette catégorie est brouillonne  et sert de catégorie « poubelle » ou l’on retrouvera autant d’information sur vos hobbies, sport, mais aussi permis de conduire, compétences informatiques ou autres !

Pour terminer son CV, une dernière spécificité « anglo saxonne » est la section  » Referee ». Il s’agit en général de deux contacts, celui d’un professeur et d’un ancien manager susceptibles de recommander le candidat. Elle permet au futur employeur de vérifier l’exactitude des données. Enfin, il est important de noter que l’anglais est rigoureux, il vérifiera  les sources et l’exactitude des données, dates, poste occupe et même salaire.

Enfin  contrairement au français, l’anglais ne rajoute que très rarement une rubrique « Languages », et oui la plupart du temps il ne parle que l’anglais !

Europ Assistance. Faut-il y postuler ?

Ce week-end, je suis tombé sur la nouvelle campagne de recrutement d’Europ Assistance.

Censée être drôle, amuser les « jeun’s » et leur montrer les comportements à éviter, elle mets en scène 8 candidats caricaturaux lors d’un très court entretien de recrutement (15-20s).

Ça pourrait être marrant, voire instructif, mais ces caricatures présentent des personnages issus d’un milieu social ou métier particulier (le gros beauf, le trader), des maladroits voulant « trop » bien faire (le super héro, le polyglotte), ou pire, présentant un handicap (le psychopathe, l’angoissé, l’incompréhensible).

Chacun d’entre eux est littéralement humilié et finalement éliminé par tampon qui s’abat sur lui : « candidat refusé ».

Au delà de l’aspect discriminant de cette campagne, j’ai été touché par l‘image renvoyée par les recruteurs, qui ne posent aucune question permettant de mettre à l’aise le candidat, visiblement toujours stressé, mais qui au contraire se moquent et émettent un jugement définitif en une poignée de secondes.

Je ne peux pas croire que cette campagne reflète l’état d’esprit des Ressources Humaines d’Europe Assistance et je préfère le mettre sur le compte d’un égarement démagogique.

Mais comment ne pas imaginer les nouvelles conversation de machines à café entre recruteurs et managers : « t’as vu ce psychopathe ? Il me regardait comme le mec de la vidéo ! ». « Et l’autre Trader, il croit quoi? Il a pas compris qu’on embauche pas ces irresponsables qui ont coulé le système ? ».

Ça ne donne pas trop envie d’aller se jeter dans cette fosse aux lions…

Franchement, pour une bourde, cette campagne en est une belle. Et on a beau savoir -ou espérer- que c’est du second degré, la diversité en prend un coup.

Heureusement que la Halde ne l’a pas vue.

PS : La campagne s ‘appelle « Ne Postulez Pas« .

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OPTEAMAN reconcilie entreprise et sport.

philippe cirier

Opteaman est particulièrement attentif à la mobilisation du sport par l’entreprise. L’étude menée avec l’ANDRH et le Master Management des Événements et des Loisirs Sportifs révèle que l’entreprise n’exploite pas efficacement les ressources du sport, notamment en interne.

Précisions avec Philippe Cirier, PDG d’Opteaman.

A quand remontent les liens entre le sport et l’entreprise ?

Au début du XXème siècle, le sport était plus appréhendé comme un élément de discipline et de performance, avec l’image paternaliste des grands patrons envers leurs salariés. Puis, en 1945, le sport a été relayé par les comités d’entreprise. Les salariés se sont pris en main. L’entreprise a remis la main sur le sport dans les années 80, mais plus comme un outil de communication, des RH et du management opérationnel. Avec le sport, on va crée l’émotion positive, une implication, libérer une partie des freins qu’on peut avoir. Cette enquête est un moyen d’accélérer le processus de prise de conscience à ce niveau là.

Pourquoi dans les domaines que les entreprises mobilisent dans leur politique de communication et de ressources humaines, le sport n’arrive-t-il qu’en 4ème position derrière le social, l’environnement et la santé ?

PC: D’une manière générale,  en France on n’est pas culturellement habitués à faire des liens entre des domaines qui ne se ressemblent pas au départ. Faire un lien entre entreprise et sport n’est pas évident à mettre en œuvre, peut donner un côté « en dehors du business ». Et la France est un pays de culture catholique et sociale fortement présente.

L’étude montre que les premières actions mobilisées par les entreprises concernent les valeurs du sport

PC: Oui, elles constituent le premier axe sur lequel les entreprises travaillent. Il y a cependant toujours un écart entre les valeurs affichées et les valeurs pratiquées. C’est normal dans le sens où elles sont très subjectives. Quand on accompagne des entreprises dans ce domaine, ce qu’elles mettent en place en premier, c’est la formulation de valeurs communes. Les entreprises viennent au sport pour ces valeurs, qui parlent très facilement.

Les entreprises organisent de nombreux événements sportifs internes…

PC: Il y a une quinzaine d’années, les sports extrêmes se pratiquaient beaucoup, comme le saut à l’élastique ou en parachute. Mais cela ne voulait pas dire que le salarié qui avait  le courage de sauter en parachute était également courageux au sein de son entreprise ou dans son travail. Les entreprises y ont vu des limites. On est plus aujourd’hui dans l’intégration de l’ensemble de ses collaborateurs autour de pratiques sportives accessibles qui créent du lien. Le sens de l’événement interne par rapport au sport, c’est avant tout rendre les gens acteurs.

Les entreprises viennent chercher des valeurs dans le sport mais se révélent finalement insatisfaites, pourquoi ?

L’insatisfaction est énorme parce qu’il y a un écart entre le niveau d’attente et le niveau réel. Les entreprises idéalisent le sport. Le sport a été un élément de motivation pour les entreprise mais avec une utilisation assez restreinte, plutôt artificielle, car surtout tournée vers le sponsoring et l’image. On est entré dans une phase de désillusion où l’entreprise ne sait pas encore très bien comment utiliser le sport de façon optimale. On va bientôt rentrer dans une phase de meilleure adaptation entre motivation et compétence, en intégrant le sport de façon plus efficace, plus locale, en aidant les salariés à pratiquer leur sport le weekend end par exemple.

Quels sont les sports privilégiés ?

PC: Le running et le vélo, parce que ce sont des sports universels. Et puis il y a bien évidemment le football mais aussi de plus en plus le rugby.

Les valeurs que les DRH souhaitent développer dans l’entreprise sont l’esprit d’équipe, le lien social et le goût de l’effort. Pourtant si l’on relève leur insatisfaction dans ce domaine, cela signifie-t-il que ces valeurs ne sont pas transmissible dus sport à l’entreprise ?

PC: Oui, parce que l’appel au sport n’est pas assez récurrent. Il faut mettre des pratiques dans toutes les strates de la vie de l’entreprise. Le sport n’est là que pour illustrer quelque chose de plus fort. Cela se construit en profondeur. Le sport n’est pas la finalité d’une entreprise, ce n’est qu’un moyen. Il vaut mieux étaler les budgets sur plusieurs actions, développer le niveau local, créer du sens et donner l’envie aux acteurs de parler en faisant du buzz.

Source Sport et Stratégie n° 179.

67 000 ruptures conventionnelles depuis juillet. Faut-il s'en réjouir ?

La rupture conventionnelle, on en avait déjà parlé en l’accueillant comme une bonne nouvelle.

On poursuit notre suivi régulier.

En mars les ruptures conventionnelles représentaient un quart des entrées au Pôle Emploi.

10% des ruptures de CDI se font maintenant à l’amiable. C’est un succès. Les deux parties peuvent enfin se séparer légalement et rapidement. Enfin, on met fin à beaucoup d’hypocrisie. On sait bien que les départs souhaités par les deux parties se retrouvaient qualifiés de licenciement, pour ouvrir droit à l’assurance chômage et donc « frauder » auprès des ASSEDICS.

La procédure dure un mois. Elle est légère, il suffit de remplir un formulaire téléchargeable sur le site du ministère du travail, une fois cette convention cosignée, on laisse passer un délai de 15 jours, pendant lequel l’une ou l’autre des parties a la possibilité de se rétracter. Puis le document est envoyé à la direction départementale du travail, qui a 15 jours pour l’homologuer. A ce jour, 15% des conventions ont été invalidées par l’inspection du travail, surtout pour non respect de la procédure.

J’aurais tendance à me réjouir de cette procédure légère et efficace. Mais, il semblerait qu’il y ait quelques abus de la part des employeurs, selon Yves Nicol, avocat,  » rupture conventionnelle : à supprimer d’urgence » . L’hypocrisie aurait elle retrouver une place ? cette fois en masquant les licenciements en accords à l’amiable.

Comment trouver la bonne solution alors ? ça me désespère…

Restons pratique et regardons ici, Yves Nicol liste de façon très claire les avantages et inconvénients du dispositif pour les employeurs et les salariés, avec son oeuil de praticien.

A ce jour, peu de rupture à l’amiable ont été contesté devant les prudhommes, mais le risque existe bien. Les entreprises qui abusent de ce dispositif courent le risque de requalification de la rupture en plan social. Comme ce groupe de région parisienne qui avait signé une quarantaine de ruptures mais avait étalé ses demandes d’homologation sur deux mois.

Comment lire sa fiche de paie ?

Un bulletin de paie est décortiqué par le figaro.fr, vous comprendrez mieux ce qui ce cache derrière toutes ces lignes. I n’y a guère qu’en France qu’on ose donner au salarié un document si compliqué.

Pour comprendre les prélévements sociaux (employeur et salarié). Pour savoir quel est le poids des prélèvements sociaux dans votre salaire complet, allez voir sur www.salairecomplet.com.

Les prélèvements sociaux liées au travail d’une personne représentent à peu près le montant de son salaire net. N’est ce pas un peu excessif ?

SNCF recrute les licenciés de l'automobile.

SNCF recrute les licenciés de l'automobile.

La SNCF s’est engagée à embaucher jusqu’à 8000 personnes en 2009 dont 1500 parmi les chômeurs victimes de la crise dans d’autres secteurs industriels.

Une première vague de recrutement en direction des demandeurs d’emploi issus du secteur automobile (constructeurs et équipementiers) s’est achevée hier.

Sur 900 candidatures reçues, 300 personnes ont été pré sélectionnées et ont passé hier les derniers entretiens de sélection. A l’issue de ces entretiens, 160 anciens salariés du secteur automobile, dont les compétences sont transférables à la SNCF, seront embauchés à des postes d’entretien et de maintenance (100 postes) ou de conduite des trains (60 postes).

Source www.autoactu.com

Crédit Agricole. 1er recruteur du secteur bancaire ?

Le groupe Crédit Agricole dit être le premier recruteur du secteur bancaire en France.

C’est peut être vrai, actuellement 1140 offres sont sur le site !

Des profils variés sont recherchés :

Responsables et chefs de projets

Ingénieurs de production

– Les métiers de la finance, contrôle de gestion, de l’audit, de la sécurité et des risques, du juridique, des statistiques, de l’organisation, de la communication et des ressources humaines.

-Les métiers du back office et de l’exploitation

Beaucoup d’offres concernent le  « CEDICAM project ». C’est en fait au CEDICAM, filiale du Crédit Agricole, qu’il appartient de construire la plateforme industrielle européenne dont le groupe a décidé de se doter pour traitement des paiements et des flux. Cette démarche implique la refonte de son système d’information Paiements, à l’échelle européenne.

On apprécie les vidéos de collaborateurs personnalisées comme « Véronique  qui aime la cuisine inventive », on peut même visiter le CEDICAM.

Mais je ne suis pas fan de cette nouvelle campagne de recrutement du Crédit Agricole « on va plus loin », où l’on voit des adolescents se lancer des défis à la Michael Young (en moins provocateur, donc finalement pas très drôle…) et je doute que ça parle à ceux qui seraient prêts à rejoindre le monde bancaire…Je ne vois pas le rapport en fait, je fais appel à vous pour me la décrypter !

Colas recrute 3500 personnes.

Colas est spécialiste des travaux publics, construction et entretien d’infrastructure de transport.

L’entreprise recherche 3500 personnes pour des postes en CDI (7000 recrutements en 2008), dont 400 cadres: ingénieurs, cadres de gestion, techniciens, conducteurs de travaux, chefs de chantier, conducteurs d’engins et compagnons.

Je suis allée faire un tour sur le site internet, la première phrase que je lis est la suivante  » Depuis des décennies, Colas a fondé sa politique Ressources Humaines sur 2 principes : l’humain et la valorisation du travail bien fait« , ça commence bien !

Le plus de Colas : un parcours d’intégration pour les débutants de 10 à 18 mois sur le terrain pour découvrir les métier, s’enrichir des compétences techniques et découvrir les principes de gestion et valeurs du groupe.

Ensuite, des stages au sein de « Colas campus » ou d’universités leur permettent de parfaire leurs connaissances au cours de leur carrière.

4% de la masse salariale est investie en formation (quand l’obligation légale est à 1,9%).

Florence Foresti. Les horaires de bureau

Il est 8h57, t’es au lit mais tu crois quand même que tu vas y arriver en 3 minutes. Dur de se lever pour aller bosser…

Ma scène préférée du spectacle à la Cigale

[youtube ixuL6lTJhHs]

Stress au travail. Pétage de plomb !

No comment

[youtube glv_bNCfTe0]

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