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Catégorie : 2. Pratiques des entreprises Page 21 of 42

tendances et analyses des méthodes ressources humaines

OPTEAMAN reconcilie entreprise et sport.

philippe cirier

Opteaman est particulièrement attentif à la mobilisation du sport par l’entreprise. L’étude menée avec l’ANDRH et le Master Management des Événements et des Loisirs Sportifs révèle que l’entreprise n’exploite pas efficacement les ressources du sport, notamment en interne.

Précisions avec Philippe Cirier, PDG d’Opteaman.

A quand remontent les liens entre le sport et l’entreprise ?

Au début du XXème siècle, le sport était plus appréhendé comme un élément de discipline et de performance, avec l’image paternaliste des grands patrons envers leurs salariés. Puis, en 1945, le sport a été relayé par les comités d’entreprise. Les salariés se sont pris en main. L’entreprise a remis la main sur le sport dans les années 80, mais plus comme un outil de communication, des RH et du management opérationnel. Avec le sport, on va crée l’émotion positive, une implication, libérer une partie des freins qu’on peut avoir. Cette enquête est un moyen d’accélérer le processus de prise de conscience à ce niveau là.

Pourquoi dans les domaines que les entreprises mobilisent dans leur politique de communication et de ressources humaines, le sport n’arrive-t-il qu’en 4ème position derrière le social, l’environnement et la santé ?

PC: D’une manière générale,  en France on n’est pas culturellement habitués à faire des liens entre des domaines qui ne se ressemblent pas au départ. Faire un lien entre entreprise et sport n’est pas évident à mettre en œuvre, peut donner un côté « en dehors du business ». Et la France est un pays de culture catholique et sociale fortement présente.

L’étude montre que les premières actions mobilisées par les entreprises concernent les valeurs du sport

PC: Oui, elles constituent le premier axe sur lequel les entreprises travaillent. Il y a cependant toujours un écart entre les valeurs affichées et les valeurs pratiquées. C’est normal dans le sens où elles sont très subjectives. Quand on accompagne des entreprises dans ce domaine, ce qu’elles mettent en place en premier, c’est la formulation de valeurs communes. Les entreprises viennent au sport pour ces valeurs, qui parlent très facilement.

Les entreprises organisent de nombreux événements sportifs internes…

PC: Il y a une quinzaine d’années, les sports extrêmes se pratiquaient beaucoup, comme le saut à l’élastique ou en parachute. Mais cela ne voulait pas dire que le salarié qui avait  le courage de sauter en parachute était également courageux au sein de son entreprise ou dans son travail. Les entreprises y ont vu des limites. On est plus aujourd’hui dans l’intégration de l’ensemble de ses collaborateurs autour de pratiques sportives accessibles qui créent du lien. Le sens de l’événement interne par rapport au sport, c’est avant tout rendre les gens acteurs.

Les entreprises viennent chercher des valeurs dans le sport mais se révélent finalement insatisfaites, pourquoi ?

L’insatisfaction est énorme parce qu’il y a un écart entre le niveau d’attente et le niveau réel. Les entreprises idéalisent le sport. Le sport a été un élément de motivation pour les entreprise mais avec une utilisation assez restreinte, plutôt artificielle, car surtout tournée vers le sponsoring et l’image. On est entré dans une phase de désillusion où l’entreprise ne sait pas encore très bien comment utiliser le sport de façon optimale. On va bientôt rentrer dans une phase de meilleure adaptation entre motivation et compétence, en intégrant le sport de façon plus efficace, plus locale, en aidant les salariés à pratiquer leur sport le weekend end par exemple.

Quels sont les sports privilégiés ?

PC: Le running et le vélo, parce que ce sont des sports universels. Et puis il y a bien évidemment le football mais aussi de plus en plus le rugby.

Les valeurs que les DRH souhaitent développer dans l’entreprise sont l’esprit d’équipe, le lien social et le goût de l’effort. Pourtant si l’on relève leur insatisfaction dans ce domaine, cela signifie-t-il que ces valeurs ne sont pas transmissible dus sport à l’entreprise ?

PC: Oui, parce que l’appel au sport n’est pas assez récurrent. Il faut mettre des pratiques dans toutes les strates de la vie de l’entreprise. Le sport n’est là que pour illustrer quelque chose de plus fort. Cela se construit en profondeur. Le sport n’est pas la finalité d’une entreprise, ce n’est qu’un moyen. Il vaut mieux étaler les budgets sur plusieurs actions, développer le niveau local, créer du sens et donner l’envie aux acteurs de parler en faisant du buzz.

Source Sport et Stratégie n° 179.

Colas recrute 3500 personnes.

Colas est spécialiste des travaux publics, construction et entretien d’infrastructure de transport.

L’entreprise recherche 3500 personnes pour des postes en CDI (7000 recrutements en 2008), dont 400 cadres: ingénieurs, cadres de gestion, techniciens, conducteurs de travaux, chefs de chantier, conducteurs d’engins et compagnons.

Je suis allée faire un tour sur le site internet, la première phrase que je lis est la suivante  » Depuis des décennies, Colas a fondé sa politique Ressources Humaines sur 2 principes : l’humain et la valorisation du travail bien fait« , ça commence bien !

Le plus de Colas : un parcours d’intégration pour les débutants de 10 à 18 mois sur le terrain pour découvrir les métier, s’enrichir des compétences techniques et découvrir les principes de gestion et valeurs du groupe.

Ensuite, des stages au sein de « Colas campus » ou d’universités leur permettent de parfaire leurs connaissances au cours de leur carrière.

4% de la masse salariale est investie en formation (quand l’obligation légale est à 1,9%).

Messier-Bugatti. Avantage pour les futures mamans


Messier-Bugatti. Avantage pour les futures mamans

Les futures mamans de Messier-Bugatti justifiant de leur état de grossesse par un certificat médical, sont créditées d’une heure payée non travaillée pour chaque jour de travail effectif durant la période de grossesse.

Le petit plus ? Ces salariées ont la possibilité de cumuler ces heures « offertes » sur la semaine.

Cet avantage est issu de la Convention Collective de la Métallurgie et appliqué chez Messier-Bugatti par un accord d’entreprise.

Société Générale. Le Business Game sur la RSE

La finale du business game « CITIZEN ACT III« , organisé par la Société Générale, sur le thème de la responsabilité sociale et environnementale, a été remportée par une équipe française.

C’est l’équipe d’HEC « it’s up to you »qui a gagné avec son projet de microcrédit. Ils ont imaginé un site internet pour développer le microcrédit sur le modèle « peer to peer ». L’idée est de permettre aux clients de la société générale de choisir et d’investir financièrement dans des projets de micro-entrepreneuriat.

Le deuxième prix est remis à l’équipe chinoise Tsinghua University « finger light » pour récompenser son projet éco responsable. L’idée est d’installer un logiciel dans un distributeur de billets qui permet aux particuliers de faire des dons de faible montant au bénéfice de projets à but non lucratif.

Les étudiants algériens de l’école supérieure de Banque « Youth Citizens Team » sont arrivés à la troisième place. Il ont proposé la mise en place d’un éco-label pour récompenser les entreprises éco responsables selon des critères qualitatifs et quantitatifs. Si l’entreprise est bien notée, elle pourra ainsi emprunter à taux préférentiels.

Un Business Game « intelligent », tourné vers l’avenir, qui fait émerger des idées citoyennes et réalistes. La Société Générale ne se contente pas de reprendre un cas concret de son vécu d’entreprise.

Reste à espérer que la Société Générale mette en œuvre certaines de ces propositions. Je suis certaine d’ailleurs, qu’au delà des 3 finalistes, il y a une mine d’information intéressante parmi les participants (55 équipes sélectionnées, venues de 25 pays).

Et bravo à ces petits génies de la RSE qui débutent leur vie professionnelle plutôt dans un bon état d’esprit !

citizen act

Salon de l'environnement et des métiers durables.

Les 17, 18 et 19 juin, au musée de l’Homme à Paris aura lieu la 2ème édition du salon de l’environnement et des métiers durables.

En gros, les métiers durables ce sont ceux qui ne misent pas leur développement sur le « tout pétrole ».

L’objectif de ce salon est de promouvoir les solutions technologies, les innovations et les conseils qui restaurent l’environnement.

Il vise tous ceux qui cherchent des réponses à leurs problématiques environnementales, par exemple :

–  réduire durablement la facture énergétique, traiter les déchets, construire propre, s’adapter à la réglementation environnementale

valoriser les actifs : installations photovoltaïques, valorisation des déchets…

– réduire l’empreinte écologique

– découvrir les nouveaux business models permettant une croissance pérenne : revendre l’électricité verte, consommer moins et produire mieux…

A noter que lors de ce salon, sera décerné le Prix de la jeune entreprise éco-innovante.

Alors si vous avez créé une entreprise autour d’une idée innovante dans le secteur des cleantechs (éco-innovations), et qu’elle a moins de 5 ans, inscrivez-vous ! Car à la clé, il y a une campagne de publicité d’une valeur de 50.000 euros.

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Sephora. Recrutements – où sont les hommes ?

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Sephora cherche à recruter environ 500 conseillères de vente selon le figaro.

D’abord, je m’interroge sur le titre, pourquoi ces personnes, chargées d’accueillir et d’orienter les clients, seraient uniquement des femmes ? Je vais donc voir sur le site internet de recrutement de Sephora, et là ce que je lis devrait faire bondir les « chiennes de garde »:

« Que l’on soit Conseillère de vente ou Directeur de magasin…on est avant tout coach en beauté ».

Les femmes sont conseillères ou secrétaires et les hommes directeurs, c’est bien connu !

Heureusement l’ascenseur social semble bien fonctionner, 70% des managers de rayons sont d’anciennes conseillères de vente. Les meilleures peuvent prétendre à ce poste après minimum au poste de conseillère de vente. Et l’étape d’après c’est « Directeur de magasin », dit DM en interne (ça évite la polémique…).

Mesdames, vous avez bel et bien votre chance pour le poste de directrice de magasin  (j’insiste !), voila des témoignages de « DM » femmes, issues du blog.

Sephora est une filiale de LVMH et compte seulement 10% d’hommes au sein des 3700 salariés. Si j’ai bien compris, ils sont plutôt en haut de la pyramide ! Avis à témoignages.

Air France KLM. Licenciements ?

Air France KLM. Suppression de postes

Air France KLM prévoit de supprimer entre 2500 et 3000 postes mais sans aucun licenciement sec au cours des deux prochains exercices 2009-2010 et 2010-2011 a déclaré un porte parole du groupe.

Les départs « naturels » ne seront pas remplacés (CDD, retraités, démission…). Les embauches ont été gelées et des mesures de rachat de trimestres manquants aux personnes proches de la retraite ont été mises en place.

Air France KLM a enregistré près de 650 millions d’euros de pertes de janvier à mars. La compagnie aérienne a vu son trafic passager baisser de 9,4 % en mars.

Cette mesures de réduction des effectifs de 5% est une adaptation à la baisse du trafic.

Selon La tribune, si l’on tient compte des 2400 postes supprimés au cours de l’exercice 2008-2009 clos à fin mars, les suppressions de postes s’élèveront à environ 5000 en trois ans.

Veolia Environnement. Une formation et un emploi en même temps !

Veolia Environnement. Plan de recrutement 2009

Pour ceux qui recherchent la formation en même temps que l’emploi, Veolia Compétences est un dispositif de professionnalisation – une formation + un emploi – appliqué à tous les métiers du groupe.

Si vous êtes perdu et avez besoin d’être orienté professionnellement, Veolia Environnement suit vos envies pour vous conduire vers un métier. Vous choisissez par exemple « Etre en contact avec le public » ou  » travailler en extérieur » puis vous arrivez sur le groupe de métiers qui correspond à vos attentes.

Ensuite, un guide de métier vous permet d’affiner votre choix. Ce guide est remarquable, on y trouve des fiches de métiers très bien faites -accessibles et claires- ainsi que des témoignages.

Cette démarche d’orientation et d’accompagnement est particulièrement attractive. J’attends avec impatience votre témoignage, si vous suivez ce programme de professionnalisation !

Ikéa équipe les centres Emmaus

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Ikéa aménage gratuitement des espaces d’accueil Emmaüs.

La collaboration entre Ikéa et Emmaüs a commencé il y a quatre ans.

Le premier centre a être équpé de meubles Ikéa est celui de Marseille. Depuis, ce sont 23 centres qui sont équipés.

Les salariés Ikéa sont associés au projet sur la base du volontariat.

En 2008, Ikéa avait consacrée 105 000 euros à Emmaüs (80% de ce montant est du « meuble »), soit 0,00525% de son chiffre d’affaire français.

Ce n’est évidemment pas énorme, mais le symbole est fort et le résultat particulièrement tangible. Comme quoi, les bonnes actions, bien ciblées, ne sont pas forcément onéreuses…

Accor. Mobilité et promotions.

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Accor (7,739 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 25 000 personnes) compte recruter 4 000 salariés en 2009 (au lieu de 4 500 prévus initialement). L’hôtellerie reste en cette période de crise l’un des rares secteurs qui compte embaucher massivement (voir article sur les secteurs qui embauchent)

Dans ce groupe hôtelier, la promotion interne est clé : 95% des directeurs d’hôtel ont gravi les échelons et ont bénéficié de la mobilité interne (source le Figaro).

Car chez Accor, on entre souvent avec une formation allant du CAP à BAC+2. Puis on grimpe autour de 4 métiers : cuisine, restaurant, réception, étages.

Et comme Accor cherche davantage des personnalités et des savoir-faire que de beaux diplômes et expériences sur un CV, les méthodes de recrutements changent et sont désormais essentiellement basées sur des techniques de simulations.

C’est le sens du partenariat qui vient d’être signé pour 3 ans avec le Pôle Emploi et qui définit des méthodes de recrutements basées sur l’évaluation des aptitudes, notamment grâce à des mises en situation.

Cette méthode est de plus en plus répandue. Car les entreprises recherchent de plus en plus à évaluer des compétences et des potentiels (exemple Cofidis qui ne même regarde plus les CV ou Auchan qui teste le formulaire à la place du CV); bien plus que des expériences passées et des lignes de CV.

Et si vous êtes recrutés ainsi, sachez que l’entreprise qui vous reçoit misera sûrement sur votre développement.

En tout cas, c’est le pari que font les entreprises qui développent des politiques de formation et de mobilité internes.

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