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Catégorie : 2. Pratiques des entreprises Page 18 of 42

tendances et analyses des méthodes ressources humaines

Vigimark. SNCF. Une mauvaise affaire de sans-papiers.

Vigimark est une société de surveillance bien établie dont le principal client est la SNCF.

Il y a quelques jours, la SNCF a décidé de résilier son contrat de service avec Vigimark.

La raison : Vigimark emploierait quelques 150 personnes sans-papier. Essentiellement des maîtres chiens.
Une affaire très sensible.

Danone. Objectif neutralité carbone.

Danone n’appartient pas à un secteur d’activité soumis à Kyoto et aux quotas de C02.

Mais le groupe veut néanmoins explorer une voie lui permettant d’atteindre la neutralité carbone pour ses marques d’eau et de produits laitiers. Un bel objectif !!!

Et ce, de deux façons :

Réduction à la source de ses émissions : objectif -30% en 2012

Compensation des 70% restants (soit 200 000 tonnes de Co2) via son Fonds pour la Nature (doté de 4 millions d’Euros), qui développe notamment un inédit projet de restauration d’une zone humide au Sénégal

Ce Fonds pour la Nature vise à soutenir des projets combinant la gestion des ressources en eau et la captation du CO2 dans les zones humides. Car les zones humides fixent 25% du carbone de la planète, d’où l’idée de créer un système similaire à celui du « Mécanisme de développement propre » instauré par le protocole de Kyoto, permettant aux entreprises de compenser leurs émissions.

Au Sénégal, l’objectif est de restaurer la mangrove, importante zone de séquestration et de captation du carbone. Ainsi, 400 villages de la région de la Casamance et du delta du Saloum participent, avec l’Oceanium, une association locale, à la replantation des mangroves, soit 25 millions de palétuviers sur 5000 hectares.

Suivront sûrement: marécages, deltas, mangroves, prairies d’altitude et tourbières, qui jouent un rôle considérable dans les changements climatiques mais qui apportent également des services écologiques non négligeables en fournissant 25% des ressources alimentaires.

Source : Novethic

Europ Assistance. Un tour du monde à gagner au recrutement.

Vous avez tous vu cet énorme coup de com : pour promouvoir la Grande Barrière de corail, l’office du tourisme australien a lancé un concours mondial sur internet. Le vainqueur gagne un job de rêve pendant six mois, en fait gardien d’un paradis avec un salaire plus qu’attractif.

Le succès planétaire de cette initiative a donné des idées à Europ Assistance.

L’entreprise a créé un jeu à l’attention des candidats. A gagner : un tour du monde d’un an d’une valeur de 20 000 euros, suivi d’un CDD de 6 mois dans la filiale de leur choix, n’importe où dans le monde.

Pour participer, il faut créer un carnet de voyage (photos, vidéos, texte) avant le 14 août sur le site.

Un autre concours est réservé aux collaborateurs avec à gagner un tour du monde de trois mois d’une valeur de 12 500 euros. Et bien sûr on lui garde son job pendant qu’il bulle…

Je n’avais pas aimé l’esprit de leur campagne de recrutement et je l’avais dit ici, mais là, je pense que la méthode de recrutement a la mérite d’impliquer l’interne. J’envie les collaborateurs d’avoir la chance de participer, donc de rêver. Preuve aussi que voyage « découverte » et travail se rejoignent chez Europ Assistance.

Carglass. Aides financières pour recruter.

carglass

L’entreprise de réparation automobile Carglass fait appel à des aides publiques pour recruter et « économise en moyenne » 4000 euros par recrutement éligible.

Carglass recrute entre 300 et 500 personnes par an pour un effectif total de 2600 salariés dans 223 centres.

Carglass a décidé d’aller chercher un maximum de subventions publiques destinées à soutenir le recrutement et la formation de publics cibles.

Par exemple, en embauchant un jeune au chômage depuis quelques temps, il y a de sérieuses chances que le dossier soit éligible à une aide.

Selon  Corinne Amond, Responsable du développement RH, interrogée dans « Entreprises & Carrières », le niveau moyen d’une aide est de 4000 euros« . Mais la subvention peut monter jusqu’à 12 000 euros.  » Cela nous permet de faire de la formation » explique -t-elle.

Les subventions publiques dépendent de l’âge, du niveau d’étude, de la durée du chômage, du lieu de résidence... de la personne embauchée, mais aussi de la taille de l’entreprise, du fait qu’elle n’a pas licencié au cours des derniers mois, des sommes qu’elle consacre à la formation.

Les subventions publiques proviennent de l’Europe, de l’état, de la région…Des cabinets spécialisés dans le domaine permettent d’y voir plus clair, c’est assez complexe mais ça vaut vraiment le coup de s’y intéresser que l’on soit entreprise ou candidat (en anticipant les démarches pour l’entreprise, vous augmentez certainement vos chances d’être embauché…).

Merci. 100% des bénéfices reversés à des associations malgaches.

Merci

« Quoique vous fassiez, faites le bien ! ».

C’est la devise de Mme Marie-France COHEN, fondatrice de Merci, un magasin solidaire dédié à la mode et à la maison et dont tous les bénéfices sont reversés à des associations aidant les femmes et enfants de Madagascar.

La fondatrice des magasins de vêtements de luxe pour enfant, Bonpoint, a décidé de revendre sa marque pour concrétiser son rêve : un magasin de 1500m2 qui « ressemble à la vie ».

Basé dans le 3ème arrondissement de Paris, on y trouve donc livres, fleurs, parfums, mercerie, rangements, mode, jardin…à tous les prix ; des marques de petits créateurs comme des marques de renoms…

L’idée derrière est de réaliser un bénéfice entièrement reversé à des associations malgaches. L’attachement à Madagascar est fort depuis qu’une partie de la production de Bonpoint s’est faite là-bas.

« D’où la volonté de les aider concrètement ».

Marie France COHEN a aussi son idée du bonheur : « être dans l’action et s’entourer de belles personnes », entendez fréquenter des gens talentueux.

L’attente envers ses salariés est donc forte. Pas question de ne pas donner le meilleur de soi-même.

Mais pour une bonne cause.

Source : Dirigeants Chrétiens, n. 36, juillet-août 09

IFIE. Vive la mixité générationnelle !

André Added est le patron de l’IFIE, un cabinet de conseil spécialisé en intelligence économique.

Son idée est de recruter ses collaborateurs pour une période minimal de 3 ans. Une année pour « prendre ses marques », et deux pour donner le meilleur de soi-même.

Mais il reconnaît que cette ambition est difficile à mettre en œuvre car les jeunes ne sont pas suffisamment fidèles à l’entreprise.

« Ils manquent de force intérieure et de valeurs qui les structurent et les font tenir debout. Ils ont souvent une attitude de spectateur et non d’acteur de l’entreprise ». Son analyse est que le travail est dévalorisé et que du coup les jeunes veulent travailler sans effort.

Pourtant il estime que leur énergie créatrice, notamment chez les « jeunes de banlieues qui ont plus envie d’y arriver » est un réel atout qui, associé aux qualité des salariés plus expérimenté, fait souvent la différence.

Source : Dirigeants Chrétiens, n. 36, juillet-août 09

Terrasse Industries. Difficulté de recrutement et mixité sociale.

Michel Terrasse est le patron de Terrasses Industries, une entreprise de BTP de 25 personnes.

Confrontés à des difficultés de recrutement d’ouvriers chauffagiste, il regrette que seul 1/3 des candidats à l’embauche se rende aux entretiens.

Et « parmi ceux qui viennent, beaucoup de connaissent ni la ponctualité ni la politesse ».  Il regrette également leur manque d’ambition professionnelle. D’après M. Terrasse, ces personnes, jeunes ou moins jeunes « ont déjà subi beaucoup d’échec et ne se projettent pas dans l’avenir ».

Du coup, ces critères de recrutements sont simples : un CAP et un « comportement social normal ».  La proposition en CDI est dès lors presque immédiate.

Ensuite, sur les chantiers,  la bonne ambiance est recherchée. La plupart des ouvriers étant immigrée, le dialogue et la connaissance des cultures de chacun sont des valeurs cruciales.

C’est pourquoi Miche Terrasse organise régulièrement des repas de collaborateurs, et même des après-midi karting.

Soucieux de leur progression, Michel Terrasse avoue qu’il « aimerait les amener jusqu’à la retraite ! ».

Source : Dirigeants Chrétiens, n. 36, juillet-août 09

DGIN. En temps de crise, miser sur les compétences ?

DIF. Petit rappel : qu'est ce que c'est ?

On sait à peu près tous ce que c’est. Tellement bien qu’un petit rappel s’impose.

DIF = Droit Individuel à la Formation, lancé en 2004.

Les CDI = 20 heures de formation par an, cumulable sur 6 ans, dont 120 heures au total (les temps partiels sont au prorata du temps de travail)

Les CDD = même droit à condition d’avoir travaillé plus de 4 mois au cours des 12 derniers mois.

Hors temps de travail ? Oui, en principe (on peut donc s’arranger autrement avec son patron).

Quel salaire ? L’employeur verse une allocation égale à 50% du salaire net.

Qui paye les coûts de formation ? L’employeur, à hauteur des heures acquises.

Comment d’obtenir ? Il faut trouver une formation et la proposer par écrit à son employeur.

Un vrai droit ? Non. Car l’employeur peut refuser. Il vaut dont mieux choisir une formation qui intéresse l’employeur.

Un succès ? Non. Seulement ¼ des salariés ont utilisé leur DIF en 2008, et uniquement 8% des salariés l’utilisent chaque année (Demos, mars 2009)

Pourquoi ce flop ?
– Par manque d’information Les Responsables RH peinent à monter ces dossiers. C’est encore pire pour les entreprises qui n’ont pas de professionnels RH (la plus grande partie)

– Les patrons refusent de payer les frais de formation et l’allocation de 50% du salaire net

– Les salariés tendent à proposer des formations qui ne servent pas suffisamment les intérêts de l’entreprise

Pour tout savoir sur le DIF, je vous conseille ce lien.

Eurocopter. Un compte Epargne Temps Collectif particulièrement malin.

eurocopter

Eurocopter vient de signer un accord prévoyant la mise en place d’un Compte Epargne Temps Collectif (CETC) qui permet de s’adapter à des hausse ET des baisses d’activités. Dans les 2 cas, l’entreprise et les salariés sont gagnants.
C’est très simple mais il fallait y penser :

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