Améliorons la Relation au Travail, pour chacun et pour toutes les organisations !

Auteur/autrice : Laurent Page 14 of 52

Google. 1000 euros tout de suite et 10% d'augmentation de salaire svp!

10% d’augmentation + une prime de 1000 dollars svp !
Non, ce n’est pas la liste au père Noël.

C’est ce qu’il va vraiment apporter cette année aux 25 000 salariés de Google.

Certains commentateurs disent que c’est pour éviter que les salariés de succombent aux sirènes du désormais concurrent déclaré Facebook.

Car depuis quelques semaines, suite à des conflits sur le partage des données des utilisateurs Facebook et Gmail, la guerre semble ouverte entre les 2 stars du web. De nombreux cadres de Google sont partis vers Facebook, à commencer par un inventeur emblématique de Google : Lars Rasmussen, co-fondateur de Google Maps et Google Wave.

En France, on est habitué à augmenter tout le monde de la même somme. Cela s’appelle tantôt des augmentations générales, tantôt du saupoudrage. Dans les 2 cas, l’objectif est d’éviter des risques sociaux collectifs (et Dieu sait si c’est important, d’éviter les risques sociaux collectifs…) et de créer trop de différences entre les collaborateurs (au risque de perdre les meilleurs).

Mais aux US, ce sont les augmentations individuelles qui font loi. Alors que penser d’une telle pratique et surtout d’une telle ampleur d’augmentations.

Cette décision est porteuse d’un certain nombre de messages :

Google veut continuer à être le meilleur employeur du monde. Annoncer de tels gestes montre la volonté de partager les bénéfices et donc de rétablir un peu d’équilibre dans le rapport capital / travail. Le symbole est éthiquement fort.

Google veut intimider ses concurrents « business » : pouvoir augmenter de 10% sa masse salariale (à inflation quasi nulle, 1,14% aux US) est le signe d’une incroyable puissance financière mais surtout d’une confiance terrible en l’avenir de ses produits.

Google veut mettre la pression sur ses concurrents « recruteurs » : comme Facebook par exemple mais plus largement toutes les entreprises qui se battent pour attirer les meilleurs . Une telle mesure -largement communiquée- ne passe pas inapperçue. J’imagine le nombre d’entretiens de fins d’année qui vont se finir par « Vous me donnez 4%, merci mais Google donne 10% à tout le monde, je crois que je vais devoir aller voir ailleurs… »

– Google signifie à ses collaborateurs que l’entreprise tient à eux. Le message est clair. Il signifie : « bravo pour tout ce que vous avez fait (1000 €) » et  » continuez, on croit en vous (+10%) »

Recrutement et Réseaux Sociaux : "parlez-moi de vous !"

MOFreud12Dites « Facebook » à un recruteur et regardez naître sur son visage cette expression mêlant excitation et culpabilité.

Ce drôle de sourire de l’ado attardé qui ne sait pas quoi dire à la bombe sexuelle qui le mate pourtant depuis le début de la soirée.

Il veut y  aller mais il n’ose pas. Il ne sait pas ce qu’il peut dire et comment elle va réagir.

Alors il passe à côté.

C’est le drame de nos quinze ans.

C’est celui de nos RH.

Les réseaux sociaux nous claquent à la figure cet autisme qui est le nôtre. Ils sont l’outil de communication le plus puissant jamais inventé. Et aucune entreprise, malgré des moyens financiers et humains exorbitant, n’a encore trouvé la façon de les utiliser.

La raison est à aller chercher du côté de chez Freud.

Les entreprises ne savent pas parler d’elles. Elles ne savent pas dire qui elles sont.

A coup de millions d’euros, elles déversent invariablement des tonnes de messages aseptisés d’une banalité consternante oscillant finalement entre « nous cherchons les meilleurs » et « rejoignez des équipes dynamiques et créatives ».

Lisez la home page de n’importe quelle boite du CAC 40. Vous les avez toutes lues.

Les réseaux sociaux sont des pages vierges connectées. Si quelqu’un a quelque chose à raconter, et que ce quelque chose est intéressant, le réseau fait son travail et un maximum de gens sont au courant. Voilà.

La beauté des réseaux sociaux, c’est qu’ils mettent tout le monde tout nu. Les artifices graphiques des sites web classiques s’évaporent au profit de l’intérêt d’un contenu. Un contenu qui enrichit son lecteur. Ou qui n’existe pas.

Les entreprises doivent donc réussir à passer de la « toute puissance » -je dis ce que je veux et personne ne peut me contredire- à une « puissance partagée » -je progresse dans le dialogue.

Pour profiter des réseaux sociaux, elles doivent proposer de l’originalité, de l’expertise, de l’authenticité, du personnel.

Les réseaux sociaux sont des livres ouverts avant d’être des outils de connectivité.

Soit on les accepte comme tels, soit on perd son temps et son argent à croire qu’ils sont un canal publicitaire de plus.

Sephora. Blog Buster 2010 : And the winner is …

Ca y est, le jury de la 2ème édition du Blog Buster Séphora Attitude a délibéré.

J’étais dans le jury, et je peux témoigner de la difficulté de départager la trentaine de films tous aussi créatifs, passionnés et professionnels qui concourraient.

Je suis arrivé dans ce jury un peu comme une fleur, puisque j’avais 3 jours auparavant quitté L’Oréal pour me consacrer à meilleures-entreprises.fr. Imaginez-vous ! Un RH L’Oréal qui vient évaluer les créations des équipes Séphora, filiale du concurrent LVMH ! Extraordinaire ! Merci mille fois à Séphora de m’avoir fait cette honneur et cette confiance.

Bref, j’ai pris un plaisir fou et me suis émerveillé. Du projet bien sûr, mais surtout de toutes ces créativités exprimées de façons si intenses. Chaque film venait colorer un tableau qui prenait progressivement forme.

Je connaissais un peu les magasins… Mais j’ai découvert un environnement nouveau et une culture d’entreprise bien à elle.

Une impression de « plaisir » revenait sans cesse.

Plaisir des équipes à fabriquer ses films. Des films fait sans allocation de budget, et pourtant très professionnels et de grande qualité (je vous laisse les juger en les regardant sur le blog de Séphora).

Je m’imaginais les équipes se retrouver après les horaires de travail (forcément car la plupart sont tournés dans les magasins !), fabriquer un scénario, créer des personnages, répéter, tourner, re tourner, re re tourner…jusqu’à que ce soit parfait)

Plaisir des collaborateurs à travailler dans cet univers de la beauté, de produits de grandes qualité, de belles marques. Il faut voir comme toutes (et même tous) regardent émerveillés, touchent, sentent, maquillages, parfums, crèmes…

Plaisir à satisfaire toujours davantage le client. A s’occuper de lui. La plupart des films mettent en scène des clients chouchoutés, devenant même les personnages principaux de l’histoire.

Plaisir dans les relations. Chaque film montre une grande simplicité des rapports dans les équipes et une forte proximité des collaborateurs avec l’entreprise (j’avais l’impression qu’ils étaient dans les magasins comme chez eux !)

Plaisir à rencontrer des personnalités entrainantes, souvent drôles, parfois coquettes, toujours attentionnées, et surtout, extrêmement appliquées dans leurs rôles.

Voilà mes ressentis, je vous laisse vous faire vos avis (blog de Séphora)!

Bon, il ya quand même fallu évaluer les films et nommer les gagnants. Alors les voici!

Gagnant BlogBuster 2010 : Magasin de Valence (voir la vidéo)

Prix du siège : Direction de la Supply Chain (voir la vidéo)

Prix Spécial du Jury : Magasin de Nantes (voir la vidéo)

A l’année prochaine !

Sephora. Challenge "Blog Buster" ou la communication RH du présent

Je sors de Séphora où j’étais invité pour participer au jury France du Challenge Blog Buster 2010. Ex L’Oréal, vous imaginez le plaisir que j’ai eu à me retrouver en ces lieux 🙂

Le Challenge Blog Buster c’est une initiative toute simple et assez géniale.

Simple : les collaborateurs européens de Séphora fabriquent un film de 3 minutes illustrant la culture de leur entreprise (la « Séphora Attitude »). Sans budget alloué, juste avec leurs créativités, humours, sérieux. Bref, leurs Talents.

Géniale car l’impact est fort en interne ET en externe.

Le plaisir que j’ai pris à regarder toutes ces vidéos était à la hauteur de celui qui transpirait des équipes de Séphora. L’impact positif sur la motivation et la cohésion interne était palpable !

En terme de communication externe, on assiste à une véritable rupture.

Par principe, aucune entreprise ne laisse ses collaborateurs le soin de fabriquer directement son « image employeur ».

Tous les RH et employeurs savent bien que leurs collaborateurs sont les 1ers acteurs de leur réputation.

Mais rares sont ceux qui en acceptent la réalité, très rares ceux qui en tirent les conséquences, et très très rares sont ceux qui osent prendre des initiatives sur ces sujets (risqués, il faut bien reconnaître).

Et au final, chacun reste bien au chaud derrière son beau site web corporate (qui ne permet plus qu’aux clients de vérifier qu’ils ont affaire à une boite qui existe vraiment…), en espérant que dehors, sur un truc qu’on appelle Internet, il ne se dit pas trop de méchancetés sur des trucs que les jeunes appellent forums, blogs, réseaux sociaux, sites de notations…

L’audace de Séphora consiste donc à prendre cette initiative, proposer un cadre professionnel, puis laisser la communication s’opérer directement entre les collaborateurs et les futurs candidats (toutes les vidéos sont sur le blog de Séphora).

Voici à mon sens l’illustration des nouveaux enjeux de la « marque employeur ».

Ils sont  passés de « je dois véhiculer une image parfaite pour attirer les meilleurs » à « je dois me faire mieux connaître pour rencontrer les candidats adaptés« .

Et puis surtout, quelle preuve de confiance exprimée par Séphora envers ses collaborateurs !

Chasse aux talents. Et chasse des autres.

Le baromètre Keljob de novembre 2010 annonce un volume d’offres d’emploi sur Internet au même niveau qu’il y a 2 ans. Cette progression dure depuis 8 mois et augmente de 22% en novembre.

Top 3 des secteurs qui reprennent le mieux :

1. Conseil/Consulting* : +122%
2. Services aux Entreprises* : +36%
3. Informatique/Telecom* : +30%

Top 3 des secteurs qui continuent de diminuer :

1. Tourisme/Hôtellerie/Restauration/Loisirs* :  -21%
2. Secteur Public* : -10%
3. Communication/Publicité/Media* : -6%

Ces chiffres doivent être interprétés avec précaution car il montre l’appétence pour un secteur d’activité à publier ses offres sur Internet et pas forcément les besoins réels de recrutement.

En effet, prenons « Tourisme/Hôtellerie/Restauration/Loisirs » :  -21% d’offres d’emploi sur Internet. Pourtant, d’après Pôle Emploi, ce secteur est le 1er recruteur en France en 2010 avec un  volume estimé de 660 175 recrutements (soit 1/3 du nombre total de recrutements en 2010).

Alors que déduire de ce baromètre ?

Probablement que l’emploi des cadres redevient très dynamique et que la chasse aux talents s’est réouverte après presque 2 années d’interdiction administrative.

En effet, pour le recrutement d’un cadre, les entreprises recourent dans 82% des cas au dépôt d’une annonce sur Internet (Source Apec 2010).

A voir le top 3 des secteurs qui recrutent (Conseil/Consulting, Services aux Entreprises, Informatique/Telecom), on imagine facilement que seules les offres de cadres reprennent vraiment.

Le marché de l’emploi est donc cette grande jungle ou ne se croisent jamais 2 types de chasseurs :

– Ceux qui « chassent » les talents : Elle concerne plutôt les grandes entreprises internationales qui cherchent des cadres mobiles dans le monde et aux niveau d’éducation élevés. Des pépites rares qu’il faut payer le prix fort.

– Ceux qui « chassent » les autres : Les impacts de la crise financières (économiques, sociaux et psychologiques) ont renforcé le pouvoir de l’employeur dans le rapport de force qu’il a avec ses salariés. Ces impacts le confortent dans l’idée d’une facile « remplaçabilité » de ses salariés, permettent des gains de productivité et une pression à la baisse relative des salaires.

jeu-de-chasse

* progression sur un an

Baobaz. Comment se passent les entretiens de recrutement ?

Vous avez passé des entretiens d’embauche chez Baobaz ?

Vous vous posez des questions sur la façon dont ces entretiens se déroulent ?

Faîtes nous part de votre expérience ou laissez vos questions !!!

  • Quelles questions vous a-t-on posées ?
  • Qui sont les interlocuteurs rencontrés ?
  • Combien d’entretiens faut-il passer pour être embauché ?
  • Les postes présentés sont-ils clairs et inspirant ?
  • Vous a-t-on parlé de salaires ? Sont-ils attractifs ?
  • Est ce que c’était difficile ?
  • Avez-vous eu des questions déplacées ?
  • Avez-vous bien été reçu ?
  • Quelle image de l’entreprise ces entretiens vous ont-ils laissée ?
  • Conseilleriez-vous cette entreprise à vos amis ?

N’hésitez pas à compléter cette liste de questions ! Ou de répondre à côté ! Du moment que vous partagez votre expérience !

Et si vous faîtes partie de Baobaz, n’oubliez pas que vous pouvez évaluer votre entreprise ici

Assystem. Quel engagement en faveur du handicap ?

Vous faite partie d’Assystem ? Évaluez votre entreprise en suivant ce lien.

Depuis 3 ans, Assystem s’engage de manière active en faveur de l’emploi de personnes handicapées. La création en 2007 de la mission handicap d’Assystem a marqué le début d’un engagement, en partenariat avec l’Agefiph, pour la mise en place d’une politique d’accueil  et de maintien dans l’emploi des salariés handicapés.

En 2010 Assystem a renouvelé cet engagement, avec la signature d’une 3ème Convention de partenariat avec l’Agefiph, et manifeste ainsi sa volonté de pérenniser la politique handicap du groupe.

L’engagement d’Assystem en partenariat avec l’Agefiph est basé sur 4 axes principaux

  • -L’intégration de nouveaux salariés handicapés, avec depuis 2 ans, le recrutement d’une trentaine de personnes ainsi que l’accueil de 15 stagiaires et alternants.
  • -Le maintien dans l’emploi des collaborateurs en situation de handicap.
  • -L’information et la sensibilisation des collaborateurs et managers, via une communication sur le handicap et les actions menées en interne.
  • -Le développement de la sous-traitance avec le milieu protégé (prestations de service comme l’entretien des locaux, des espaces verts, la reprographie…).

Des mesures facilitatrices et incitatives sont mises en place :

  • -Accès à un espace intranet dédié à l’actualité sociale et juridique du handicap
  • -Prise en charge des frais de déplacement et d’aménagements de poste pour les salariés handicapés
  • -Accompagnement de la vie au travail et des bilans professionnels annuels spécifiques
  • -Mise en place de modules de formation sur le handicap pour l’ensemble des salariés.

Les résultats sont encourageants puisqu’Assystem compte aujourd’hui 1,8% de salariés handicapés (contre 0,58% de moyenne dans l’ensemble du secteur).

Mais aujourd’hui des freins internes et externes subsistent :

  • -La difficulté d’embaucher des salariés handicapés  à Bac + 5 (due au très faible nombre de personnes handicapées qui atteignent ce niveau d’études)
  • -La méconnaissance encore trop importante du handicap chez les collaborateurs et managers en interne
  • -La difficulté matérielle d’aménagement de certains poste (les collaborateurs sont couramment amenés à travailler dans les locaux de ses clients).

Palmares RegionsJob-L'Express-ANDRH : "Les employeurs les plus attractifs 2010"

RégionsJob, l’ANDRH et L’Express se sont réunis pour décerner un nouveau prix : celui des employeurs les plus attractifs, en France et pour chaque région (en tout cas les régions vues par RégionJob, soient IDF, Nord, Est, Rhônes Alpes, Paca, Sud-Ouest, Centre et Ouest)

C’est une belle initiative puisque que ce trophée vise à promouvoir l’attractivité d’entreprises de toutes tailles dans une logique régionale très « terrain » qui manque souvent aux les approches existantes.

La méthodologie rompt avec celles  -plus classiques- d’un Great Place to work ou des enquêtes internes généralement administrées par les RH directement dans leurs entreprises.

Validée par OpinionWays, elle est la suivante :

1. Les collaborateurs d’une entreprises évaluent leur entreprise sur différents critères :

Opinion globale

4 critères RH : 1. l’entreprise en tant qu’acteur économique, 2. l’entreprise et moi (formations, carrières, rémunération…), 3. management, 4. l’entreprise dans la Société (RSE)

La fierté

2. Des personnes extérieures à l’entreprise peuvent aussi venir l’évaluer. Sont donc mélangées 2 notions : la perception (opinion de l’extérieur) et la réalité (évaluation de l’intérieur).

3. Puisque chacun est libre de faire le questionnaire, la représentativité (notamment métier, âges,  statuts) n’est pas assurée. On ne sait donc pas quels types de personnes ont noté le gagnant et si le panel est identique pour les suivants. C’est un point de méthodologie qui est contestable. Mais on parle d’attractivité donc le parti pris est que chaque voix compte de la même façon et que finalement, peu importe si seuls des cadres financiers ont noté telle entreprise et que seuls des ouvriers de production ont noté telle autre. Personnellement, j’approuve une telle façon  de « noter » son entreprise et j’applique la même méthode dans la Valeur Humaine des Entreprise que je propose sur meilleures-entreprises.fr. Ce qu’il faut juste, c’est que la transparence soit faite sur la typologie des répondants, et ce, pour que les candidats puissent  -ou non- s’identifier.

Au final, ce sont donc 9 184 personnes qui ont évalué 1 391 entreprises, soit une moyenne de 6,6  évaluations par entreprise.

Bon, le plus important maintenant. Qui a gagné ? Qui sont les employeurs les plus attractifs ?

D’abord par région :

Nord : Kiabi

Est : Vinci

Rhônes-Alpes : SNCF

Paca : Thales

Sud-Ouest : Cap-Gemini

Centre : Crédit Agricole

Ouest : Orange (vous ne rêvez pas, France Télécom Orange est dans le classement !)

En Ile de France, il y a 2 prix spéciaux  :

Le Coup de Cœur « ouverture aux Jeunes » : Carrefour (ils recrutent 300 apprentis / stages par an, propose des pacsk étudiants avec aménagement d’horaires et conditions financières attractives et un programme d’intégration / exploration des nouveaux embauchés sur 2 ans)

Le Coup de Cœur « ouverture au handicap » : Renault

Enfin, roulement de tambour, au niveau national, c’est la BNP Paribas qui l’emporte avec une mention spéciale « stabilité de l’emploi » mise en avant par ceux qui l’ont évaluée.

On pensait que la crise avait affecté l’image des banques…

Ce n’était peut-être que le vœu pieux de ceux qui voulaient se venger. La réalité montre que les candidats restent attirés par ce secteur qui reste un des plus dynamique, riche en argent et riche en opportunités de carrières, et surtout, qui sait choyer ses salariés.

Félicitations à la BNP Paribas pour ce prix et bravo à Régions Job, L’ANDRH et L’Express pour cette initiative qui contribue à renforcer le rôle des ressources humaines dans les entreprises !

Un Cercle des DRH Européens ambitieux, optimiste, mais peu moderne

J’étais invité à midi à une conférence de presse sur le lancement du Cercle des DRH Européens.

Je vous fais la version presse d’abord :

Le but de ce cercle lancé à l’initiative d’Yves Barou, ex Directeur Général des Ressources Humaines pour Sanofi et Thales, est de réunir une vingtaine de DRH de très grands groupes (Air France, Alstom, Areva, Converteam, Danone, DCNS, Lafarge et Thalès).

Pourquoi faire ? Pour proposer des solutions innovantes en matière d’emploi et de précarité, d’égalité hommes/femmes, d’évolution des salaires… mais aussi participer à la formation des futurs responsables RH ainsi qu’à la structuration du mouvement syndical européen.

Le Cercle tentera donc de traduire en propositions concrètes le concept de responsabilité sociale, à l’émergence de normes européennes et de faire ainsi progresser l’Europe sociale.

J’avoue que cette initiative m’a laissé un peu perplexe.

D’un côté, comment ne pas saluer un projet dont la finalité est ainsi exprimée par Yves Barou : « faire que les gens se sentent bien dans l’entreprise » ?

Comment ne pas partir avec lui dans son projet lorsqu’il indique « qu’après tout, la finalité de l’Entreprise c’est l’épanouissement de ses collaborateurs » ?

Comment ne pas applaudir à cette volonté de personnes si qualifiées et brillantes de vouloir contribuer à une Europe plus sociale, plus équilibrée et plus harmonieuse ?

Et puis il y a ces rêves exprimés par les fondateurs du Cercle : « transcender la dimension nationale des rapports Ressources Humaines », « réconcilier l’entreprise et la société« , « faire de la formation un sujet stratégique partout en Europe ».

Et cette promesse de Fernando VASQUEZ, DG Emploi, Affaires Sociales et Egalité des chances, qui indique que si le Cercle avait existé avant la crise, nous aurions épargné davantage de destructions d’emploi.

Et c’est sûrement vrai car les DRH ont un rôle fondamental sur tous ces sujets et que seule leur unité permettra de peser.

Mais d’un autre côté, il y a cette façon de construire ce Cercle des DRH que j’ai trouvée  paradoxale, un peu anachronique et élitiste.

Paradoxale parce que dans ce Cercle, il n’y a pour l’instant que 2 femmes. 3 autres « pourraient » rejoindre le groupe. Mais sur 20, c’est un peu léger quand on annonce de telles ambitions… d’ailleurs, Yves Barou était bien embêté de répondre à cette questions piquante d’UNE journaliste…On le comprend.

Anachronique parce que je crains que ce Cercle ne saisissent pas le potentiel de modernité qui s’offre à lui.

J’ai demandé de quelle manière le Cercle comptait intégrer les jeunes à ses réflexions et à son action. Des réflexions et des actions directement liées à l’avenir de l’Entreprise, sa place dans la Société, sa capacité à motiver les jeunes, répondre à leurs aspirations…

La réponse a été courte : « leurs préoccupations allaient être évidemment prises en compte, mais qu’au fond, on sait bien qu’un ingénieur a les mêmes attentes quelque soit son pays, à savoir l’autonomie ».

En fait, cette vision était si réductrice qu’il me signifiait en fait que ma question ne soulevait pas le point le plus stratégique à leurs yeux.

Car évidemment, personne ne croit que tous les ingénieurs Lettons de L’Université de Riga (pays où j’étais DRH) ont la même attente vis à vis de l’entreprise que tous les Polytechniciens français.

Cette question des jeunes et de leur prise en compte dans la construction des rapport humains de l’entreprise de demain ne m’a donc pas semblé être au centre des préoccupation du Cercle des DRH Européens.

J’espère vivement me tromper. Car ignorer les enjeux culturels et générationnels qui s’annoncent conduirait à passer à côté d’une grande partie des opportunités qu’un tel projet ouvre.

Enfin, élitiste.

Seuls les grands groupes sont représentés. Les groupes plus modestes, et les PME ne font pas partie Cercle. Or chacun sait que ce sont les petites et moyennes entreprises qui représentent la quasi totalité de l’emploi en France. Et la proportion est encore plus forte dans le reste de L’Europe dont les pays ne sont pas dotés d’entreprises si importantes que les nôtres (L’Allemagne, par exemple a un tissu économique essentiellement composé de moyennes entreprises).

Je ne comprends pas cette réticence à ne pas vouloir s’inspirer de modèles de dialogues et pratique d’entreprises plus modestes. La modernité me semble être liée à une simplicité de communication et de dialogue, de transparence et de rapidité.

Les grands groupes sont le contraire.

Alors voilà ce à quoi j’ai pensé avant d’aller manger un petit four.

Rhodia. Les salariés detiennent désormais 6,5% du capital

L’offre d’actions réservée aux salariés lancée par Rhodia en juin dernier a été souscrite par 45% des effectifs du Groupe dans 13 pays. L’augmentation de capital a entraîné l’émission de 3 millions d’actions nouvelles pour un montant de près de 38 millions d’euros. Cette émission porte à 104 495 997 le nombre d’actions composant le capital de Rhodia.

« Le taux élevé de participation et la sursouscription témoignent du succès de l’opération et de la confiance des salariés dans l’avenir du Groupe », a commenté Yolène Coppin, Directrice Générale Adjointe Ressources Humaines de Rhodia.

Les collaborateurs de Rhodia détiennent au terme de cette opération 6,5% de son capital contre 3,7% auparavant.

Chimiste, leader dans ses métiers, Rhodia est un groupe industriel international, résolument engagé dans le développement durable. Le Groupe met la recherche de l’excellence opérationnelle et sa capacité d’innovation au service de la performance de ses clients. Articulé autour de six entreprises, Rhodia est partenaire des grands acteurs des marchés de l’automobile, de l’électronique, de la parfumerie, de la santé, de la beauté, de la détergence, des produits industriels et de grande consommation. Le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 4,03 milliards d’euros en 2009 et emploie aujourd’hui environ 13 600 personnes dans le monde. Il est coté sur Euronext Paris.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur notre site web http://www.rhodia.com/

Page 14 of 52

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén