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Catégorie : Salaire & reconnaissance Page 2 of 8

Pour ou contre un intéressement pour les fonctionnaires ?

Le management de l’administration publique se rapprocherait-il de celui de l’entreprise ?

Bientôt, les fonctionnaires devraient bientôt pouvoir bénéficier d’un intéressement collectif (voir article du Figaro).

Un peu comme l’intéressement en entreprise (voir définition ici), il récompensera une performance collective. Les critères de performance devront être déterminés avec les syndicats et concerner notamment l’amélioration du service rendu aux usagers, la maîtrise des coûts, l’amélioration des conditions de travail (baisse du nombre d’accidents…) ou l’environnement (économies d’eau, d’énergie…).

Mais là s’arrête l’analogie.

Car à sa différence, il pourra également récompenser « un effort » collectif. Là où l’intéressement en entreprise est nécessairement objectif (basé sur des résultats et souvent une formule) l’intéressement des fonctionnaires pourrait donc être plus subjectif (comment mesurer un effort ?).

A sa différence également, tout le monde touchera le même montant (l’intéressement en entreprise est souvent calculé en proportion du salaire), sauf certains qui ne toucheront rien : il s’agira des agents dont «l’insuffisance professionnelle» aura été épinglée.

Définition de l'intéressement en entreprise

L’intéressement est l’avantage financier fondé sur les résultats de l’entreprise qui, lorsqu’il est prévu soit par une Loi, soit par le contrat de travail, soit par une convention collective, est distribué à tout ou partie du personnel de l’entreprise.

Contrairement aux gratifications, la prime d’intéressement n’est pas intégrée au salaire pour le calcul des cotisations dues aux organismes sociaux.

Elle est payée après le dernier jour du septième mois qui suit la clôture de l’exercice social de l’entreprise.

Son règlement peut être subordonné à une durée de présence minimum dans l’entreprise.

Ord. n°86-1134 du 21 octobre 1986.

Code de la sécurité sociale, art. L242-1

Source Dictionnaire juridique

Patrons. Les mieux payés sont les plus nuls

Serait-il possible que la rémunération d’un dirigeant soit inversement proportionnelle à la valeur qu’il créé pour son entreprise ?

Et bien oui.

Jean Gatty (président d’une société de gestion de portefeuille) et Martin Hirsch (Haut-Comissaire aux solidarités actives contre la pauvreté) l’ont démontré aujourd’hui, dans les Echos.

Ils ont étudié la rémunération des patrons des 90 sociétés qui composent l’indice représentatif des « petites » capitalisations françaises (le Small 90), avec un chiffre d’affaires moyen de 375 millions d’euros.

Résultats:

– la rémunération médiane (fixe + variable) de ces patrons est de 299 000 euros en 2008

– en moyenne, l’action de ces 90 entreprises a augmenté de +54% entre 2001 et 2008

– les 9 entreprises dont les actions ont le plus progressé (+640%) ont été dirigées par 9 patrons les moins payés (203 000 euros en 2008)

– les 9 entreprises suivantes dont les actions ont le plus progressé (+160%) ont été dirigés par 9 patrons un peu mieux payés (236 000 euros)

– les 9 entreprises qui ont le plus dégradé leur valeur (-76%) ont été dirigées par les patrons les mieux payés (675 000 euros)

– les 9 entreprises suivantes ayant le plus dégradé leur valeur (-54%) ont été dirigées par le 2ème groupe de patrons les mieux payés (438 000 euros)

– Pour info, sur 90 patrons, 3 sont des femmes.

Et dire que la quasi totalité des ces entreprises ont mis en place des systèmes d’évaluation de la performance. rationnels, liant les augmentation à l’atteinte d’objectifs !

Et comme rien ne vaut mieux qu’un petit tableau pour bien comprendre, en voici un.

small90

Volkswagen innove sur les salaires

Volkswagen présente un nouveau mode de calcul pour les bonus des membres de sa direction. A partir de cette année, le calcul du bonus « long terme » tient compte de données telles que le niveau de sécurité de l’emploi, l’évolution des parts de marché et des ventes, la réalisation des objectifs personnels mais aussi du résultat des enquêtes de satisfactions réalisées chaque année auprès des clients et des salariés.

Évidemment, le chiffre d’affaires et les bénéfices enregistrés resteront un élément déterminant pour le calcul de ce bonus. Mais ce sont les résultats des quatre dernières annéees qui compteront. Le nouveau bonus ne devra pas excéder la moyenne des bonus versés les quatre années précédentes, ce qui fixe un plafond.

Une façon de se détacher du seul cours de l’action.

A suivre !

Source L’expansion.com

Creuzet Aéronautique. Vive le conflit !

L’entreprise « familiale » de 500 salariés, Creuzet Aéronautique est passée maître dans le conflit salarial.

Si vous aimez la castagne, elle est peut-être pour vous !

– Fin 2009 : 11ème jour de grève.

A la veille des fêtes de fin d’année 2009, signature d’une pétition par 300 employés réclamant une prime de 500 euros nets, et avec un débrayage d’une heure, deux fois, par jour, dans les ateliers. Au 09 janvier, 11ème jour de crise.

– Avril 2008 : 8 jours de grève.

Objectif : 1,5% d’augmentation collective et 1,5% d’augmentation individuelle. La direction donnera finalement 2,5 % d’augmentation collective.

– Mars 2007 : 2 jours de grève.

Objectif: 3% d’augmentation générale et 0,8% d’augmentation individuelles. La direction avait en avait accordé  2%.

– Février 2006 : 10 jours de grève.

Objectif : Pour les chaudronniers, obtenir deux paliers supplémentaires sur la grille des salaires et une prime de salissure. Accordés !

– Mars 2004 : 2 jours de grève.

Objectif : obtenir 4% d’augmentation. Au final, 2,4% avaient été accordés.

Septembre 1994 : 10 jours de grève.

Objectif : une augmentation de salaire de 75 euros en raison du gel des rémunérations depuis deux ans. La direction avait alors accordé une hausse de 4 % au titre de rattrapage des salaires de 1993 et 1994. L’accès au site avait carrément été bloqué pour le personnel non revendicatif !

Source : Sud Ouest

Quel est le salaire des entraineurs de football ?

Puisqu’on parle du salarie de Domenech, qui a empoché plus de 800 000 euros en 2 ans, je me demandais combien gagnaient les autres entraineurs de foot français.

Etat des lieux :

1. Claude PUEL (Lyon) = 3 000 000 / an

2. Didier DESCHAMPS (Marseille) = 2 160 000 / an

3. Laurent BLANC (Bordeaux) = 1 680 000 / an

4. Alain PERRIN (Saint-Etienne) = 1 320 000 / an

5. Antoine KOMBOUARE (PSG) = 1 152 000 / an

6. Guy LACOMBE (Monaco) = 960 000 / an

7. Pablo CORREA (Nancy) = 720 000 / an

8. Jean FERNANDEZ (Auxerre) = 660 000 / an

9. Francis GILLOT (Sochaux) =  660 000 / an

10. Frédéric ANTONETTI (Rennes) = 600 000 / an

11. Rudi GARCIA (Lille) = 480 000 / an

12. Christian GOURCUFF (Lorient) = 420 000 / an

13. Alain CASANOVA (Toulouse) = 420 000 / an

14. Philippe MONTANIER (Valenciennes) = 420 000 / an

15. Didier OLLE-NICOLLE (Nice) = 420 000 / an

16. Mecha BAZDAREVIC (Grenoble) = 384 000 / an

17. René GIRARD (Montpellier) = 360 000 / an

18. Jean-Guy WALLEMME (Lens) = 300 000 / an

19. Laurent GUYOT (Boulogne-sur-Mer) =  240 000 / an

20. Arnaud CORMIER (Le Mans) = 96 000 / an

Société Générale : préavis de grève

Le 24 Novembre les employés de la Société Générale seront en grève.

Disons plutôt qu’ ils sont invités à faire grève par leurs syndicats.

La tension est montée depuis quelques jours entre les représentants du personnel et le direction. Le sujet des discussions: les négociations salariales annuelles pour l’année 2010.

L’intersyndicale (CFDT, CFTC, CGT, FO, SNB) a quitté la réunion en refusant les 0,7% d’augmentation générale proposés par la direction, ils espèrent au moins 2%.

Les syndicats considèrent que les salariés ont défendu leur banque face aux clients, malgré les polémiques, et se sont démenés au travail dans un contexte difficile. Et comme les bénéfices sont de retours, les syndicats se battent pour que chacun ait sa part du gâteau.

L’annonce des provisions faites pour payer les bonus donne l’impression de deux mondes parallèlesle réseau et les activités de marché. Le fossé entre les deux monde semble se creuser. Qu’en pensez vous ?

Damart : 0,5% d'augmentation de salaire, c'est bien ou pas bien ?

Les salariés français du groupe Damartex (propriétaire de la marque Damart notamment), vont bénéficier d’une augmentation de 0,5%.

Qu’en penser ? Ce n’est pas facile car il y a plusieurs niveaux de lecture.

1. 50% des salariés étant au SMIC, cela représentera pour chacun = 5 euros net par mois. De ce point de vue là, c’est un peu maigre.

2. Compte tenu de la crise, on peut penser qu’avoir un salaire qui augmente est chanceux

3. Sur les 12 derniers mois, l’inflation est de -0,4% (Source INSEE). Avoir une augmentation de 0,5%, cela signifie avoir une augmentation du pouvoir d’achat de 0,9%. De ce point de vie là, ce n’est pas mal. Bon, il faut espérer que le pétrole n’augmentera pas car il joue pour -21% dans l’inflation négative de cette année. Et franchement, vu que les banques regagnent des tonnes d’argent, tout laisse à penser que le baril va reprendre son ascension

4. Le groupe Damartex (propriétaire de Damart) affiche de bons résultats : +3,2% de chiffre d’affaire dans le monde. +1,9% en France. Et un résultat positif (+9,2ME) au lieu d’une perte l’année dernière (-4,6ME). De ce point de vue là, on se dit que le partage des gains n’est peut-être pas très équitable.

5. Mais pourtant, les actionnaires ne vont pas bénéficier d’une augmentation. En effet, le dividende par action reste le même que l’année dernière =0,55 euros par action. De ce point de vue là, les salariés sont mieux traités…

6. Enfin -et c’est pour moi le plus marquant- il y a cette explication du DG de Damartex, M. Patrick Seghin qui dit que ce montant est « en ligne avec ce qui se pratique dans le nord de la France et dans l’industrie en général » (Source La Voix du Nord).

C’est selon moi une erreur de justifier ainsi la décision. Dire cela, c’est considérer la décision salariale d’un strict point de vie social alors qu’elle doit au contraire relever du managérial, de la motivation et de participation à un projet et des résultats. Compte tenu de la situation économique générale, de la stratégie d’investissement et de relance du groupe, il me semble facile d’annoncer plutôt fièrement une augmentation de 5% des salaires.

La vraie question, selon moi, sera celle du partage des gains de cette stratégie, si elle s’avère gagnante.

Voilà ce sur quoi devraient discuter les partenaires sociaux.

Voir la fiche de Damartex

Leroy Merlin : avantages salariaux

On entend beaucoup parler de Leroy Merlin, surtout via son classement Great Place to Work, elle est une des entreprise toujours dans « le top » depuis des années. Je ne suis pas une grande fan de ce classement voir pourquoi. Mais, je crois sincèrement que Leroy Merlin est une entreprise où il fait bon vivre, pour plusieurs raisons dont j’ai déjà parlé, voir ici.

Je voulais partager ces informations sur les avantages salariaux, la formation et la mobilité interne dans cette entreprise, communiqués en termes très clairs et factuels par le DRH Stéphane Calmès (extrait d’inverview, source usinenouvelle.com) :

« A un salaire fixe comparable à celui du marché (sauf pour le salaire d’entrée, puisqu’aucun de nos salariés ne perçoit moins que le smic + 8 %), vient s’ajouter les résultats de notre politique de partage des résultats.

Ainsi, chacun touche un intéressement calculé par rapport aux performances du magasin. Cela représentait jusqu’à maintenant à peu près 15 % du salaire annuel moyen. A cela s’ajoute la participation qui jusqu’ici représentait 12 % du salaire annuel. Notre politique de formation est très active. Elle représente 6 % de la masse salariale. Toutes les études montrent que nos clients reconnaissent la compétence de nos vendeurs. Pour cela, ils reçoivent des formations produits et métiers. Enfin, nous offrons de vraies perspectives d’évolution. Le diplôme n’est pas la condition sine qua none pour avoir un poste. La promotion interne est notre priorité absolue. Ainsi, nos 108 directeurs de magasin ont suivi cette voie. Je n’en ai recruté aucun ».

Et il ajoute que « 15 % du capital de Leroy Merlin appartient aux salariés. 99 % d’entre-eux possèdent des titres. Comme l’entreprise n’est pas cotée, ils sont valorisés à titre d’expert et l’épargne de nos collaborateurs a été valorisée ». Les salariés sont associés aux grandes décisions et aux projets stratégiques.

Voila un bel exemple de discours de preuve.

Si vous être salarié de Leroy Merlin, merci de nous donner votre avis.

BNP Paribas. Bonus et bonhommes de neige.

Ce n’est pas facile de trouver son inspiration à l’ombre d’un figuier, entre la lecture des commentaires du match de l’équipe de France d’hier soir et le petit verre de rosé frais.

C’est d’ailleurs pour ça que notre blog dort depuis une semaine. Non pas que la France joue tous les soirs, mais plutôt que j’apprécie beaucoup le rosé frais.

Mais comme ça fait 3 jours que les journaux titrent sur le milliard d’euros provisionné par BNP Paribas pour ses traders et que je n’arrive pas à trouver la réponse à une question simple, je m’en remets à vous pour m’aider à comprendre.

Ma question simple est donc : A qui est l’argent de ce bonus ?

Pour ne pas faire d’erreur de raisonnement, je distingue bien l’activité de trading de celle d’activités de financement, tel que le capital risque / développement.

Une réponse m’a été faite que les traders sont des parieurs et donc se parient entre eux qu’une valeur (pétrole, monnaie, action, soja, dérivée…) augmentera ou diminuera.

Les pertes des uns payeraient donc les gains des autres.

Mais ce qui ne va pas dans cette réponse, c’est que ce jeu n’est pas à somme nulle, comme peut l’être un casino.

Je vois plutôt les gains des traders grossir comme une boule de neige que l’on pousse. Et une boule de neige que l’on pousse, ça ramasse de la neige sur son passage. De la neige qui vient d’ailleurs.

D’où ma question : à qui appartient cette neige ?

C’est une question importante pour moi car je vais skier régulièrement.

Et personnellement, je préfèrerais continuer à apprécier 50 cm de neige sur toutes les pistes, plutôt qu’admirer quelques dizaines d’immenses bonhommes de neige posés sur de grands champs de cailloux.

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