Améliorons la Relation au Travail, pour chacun et pour toutes les organisations !

Auteur/autrice : LoGo Page 12 of 24

Assystem. Reconvertir ses ingénieurs en cas de crise.

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Assystem est un des leaders du conseil aux industriels.

300 de ces ingénieurs étaient dédiés à des missions chez Renault. Or le constructeur automobile a décidé -en décembre dernier- de supprimer ces prestations outsourcées.

Résultat : Assystem doit réintégrer ces 300 ingénieurs.

Le plan est de les reconvertir sur l’un des 3 autres métiers du groupe : ferroviaire, aéronautique, nucléaire.

C’est la lourde tâche qui attend le centre de formation interne « Assystem Nuclear Institute » où des experts de l’entreprise transmettent leur savoir-faire lors de stage de 6 à 10 semaines.

100 ingénieurs ont déjà bénéficié de ces formations en janvier.

En mars, une autre centaine commence de nouvelles formations, en alternance avec chômage partiel. Des formations, notamment, d’ingénieur commercial, gestionnaire de projet

BNP Paribas. Vraiment interessée par le Développement Durable ?

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La BNP Paribas possède 189 filiales offshore.

Quand une entreprise (ou un particulier) a des filiales (ou un compte) offshore, ça veut dire qu’elle fait de l’optimisation fiscale.

En général, c’est même plutôt de l’évasion.

Dans les 2 cas, elle refuse de payer les impôts ou les taxes du pays dans lequel elle exerce son activité.

Or à quoi servent les impôts ?

Ils financent les missions de l’État -donc l’intérêt l’intérêt général– ainsi que le développement collectif et la pérennité de la société.

Quel rapport avec le Développement Durable ?

Et bien c’est simple. La définition du Développement Durable est est la suivante :

« …Les entreprises, les pouvoirs publics et la société civile devront travailler main dans la main afin de réconcilier trois mondes qui se sont longtemps ignorés : l’économie, l’écologie et le social. À long terme, il n’y aura pas de développement possible s’il n’est pas économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable. »

Je trouve particulièrement contradictoire le fait d’afficher et se targuer d’une politique de Développement Durable volontariste et refuser dans le même temps une grosse partie de sa responsabilité sociale.

C’est bien de faire des partenariats officiels avec les Nations Unies, réduire l’impact environnemental des supercalculateurs et sponsoriser les déplacement en Vélo à Taiwan…

Mais quand au sommet de la direction, la gouvernance crée le paradoxe, il devient difficile d’y croire.

Publicis. Actions gratuites pour tout le monde !

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Bonne nouvelle !

Publicis, le 4ème groupe de communication mondial, va offrir 50 actions gratuites, au premier semestre 2009, à l’ensemble de ses 4 500 collaborateurs en France. Au cours d’aujourd’hui (20 euros), cela fait -potentiellement- 1000 euros.

Cela concerne les filiales que le Groupe Publicis détient à plus de 50% (Saatchi & Saatchi, Leo Burnett, Regie Media, Digitas…).

Cette offre s’étendra aux filiales internationales dans les 2 ans à venir.

Pour bénéficier de ces actions, il faut :

– avoir une ancienneté minimale de trois mois

– rester dans le Groupe Publicis pendant minimum 2 ans à partir de la date d’attribution

aucune condition de performance (individuelle ou collective) n’est requise

Ça, c’était pour tout le monde.

Et pour les 160 dirigeants clés du Groupe, un plan de co-investissement est lancé. Il devrait leur permettre de souscrire à un programme d’investissement en actions Publicis.

En tout cas, de plus en plus d’entreprises misent sur l’actionnariat salarié. Le concept n’est pas franchement nouveau.

Mais la gratuité l’est. Avant, seuls les tops managers bénéficiaient des fameux stock options.

Cette politique de rémunération vise à redistribuer les fruits du capital à l’ensemble des salariés, et probablement tenter de réconcilier le commun des mortels avec la puissance financière.

Si cela vient en complément d’un rééquilibrage du profit en faveur de salaires, ce serait le top !!!

Google. Un tiers des effectifs sont des sous-traitants.

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Mauvaise nouvelle : Google, l’entreprise modèle et si prisée des jeunes a annoncé en fin d’année que 10 000 emplois seraient supprimés, notamment du fait des mauvaises perspectives économiques.

Bonne nouvelle : il ne s’agit que de sous-traitants et de prestataires extérieurs.

Ouf !

Mais rendez-vous compte : Google est une entreprise dont le tiers des effectifs est outsourcé.

C’est bien plus souple, et pratique en cas de retournement économique.

Malheureusement pour les 10 000, cela signifie qu’ils ne sont pas supposés bénéficier -en général- des avantages du groupe (grilles salariales, intéressement et/ou participation, assurances…). Et pourtant ils travaillent pour la plupart à temps plein.

En France, de telles pratiques conduiraient très probablement à des requalifications des employés en contrat Google.

On envie ceux qui ont la chance d’avoir un contrat Google. Car les conditions sont très appréciées !

Pour les autres…

Merrill Lynch se fait braquer.

Accrochez-vous bien ! Cette histoire devrait vous retourner.

Merrill Lynch, la banque d’investissement américaine, a perdu 27.6 milliards de dollards en 2008.

Rachetée par Bank Of America, elle a pu bénéficier du soutien du contribuable américain qui l’a refinancé à hauteur de 20 milliars de dollards, dans le cadre du fameux plan TARP.

Et bien, sur les 20 milliards censés sauver la banque, le PDG en a alloué 3,6 sous forme de bonus, et principalement à … 7 collaborateurs.

Voici ce que chacun a pris :

Andrea Orcel, directeur « international corporate and investment banking » = 33.8 millions de dollards

David Gu, directeur « taux et monnaires » = 18.7 millions de dollards

David Goodman, directeur adjoint « global commodities » = 16.5 millions de dollards

David Sobotka, directeur « global proprietary trading » = 13 millions de dollards

Fares Noujaim, directeur des opérations au Moyen Orient et Afrique = 15 millions de dollards

Thomas Montag, directeur « sales and trading » = 39.4 millions de dollards

Le 7ème, et c’est le plus drôle, s’appelle Peter Kraus, et a reçu 29,4 millions de dollards pour 3 mois de travail. Il avait négocié un parachute doré et a du quitter la banque lors de la fusion avec Bank Of America.

Faut-il rire ? Pleurer ?

Ou se demander ce qu’on peut bien faire avec tant d’argent et si peu d’honneur.

Pour ceux qui veulent postuler chez Merrill Lynch, je vous mets quand même le lien. 🙂

Source : Financial Times

Femmes. L'informatique vous aime.

1 informaticien sur 5 est une femme.

Malgré la crise, 300 000 ingénieurs pourraient manquer d’ici une année dans le secteur des technologies de l’information et de la communication.

Du coup, pragmatiques, 5 groupes informatiques -Alcatel-Lucent, IMEC, Orange, Microsoft et Motorola- ont lancé une vaste action de recrutement et de communication envers les femmes.

Et ont même signé une charte, sorte de déclaration de discrimination positive. Son objectif et clairement d’intéresser, attirer, recruter et fidéliser les jeunes filles des cycles secondaires et supérieurs.

Au menu :

– création de laboratoires et de clubs informatiques destinés aux femmes.

– mise en place de programmes de parrainage pour que les femmes en congé maternité restent informées des évolutions technologiques.

– aménagement et flexibilisation des horaires de travail pour conjuguer travail et vie de famille.

– favorisation de l’embauche des femmes, via la création de forums et des réseaux.

– définition d’objectifs et d’indicateurs mesurant l’embauche et la promotion des femmes à tous les niveaux.

Salaire des cadres. -15% !

2 études, de Robert Walters et Towers Perrin, annoncent que les salaires des nouveaux embauchés, mais aussi ceux déjà en poste, devraient diminuer en 2009.

Voici les principaux points de ces études :

Baisse de 15 % en moyenne des salaires d’embauche des cadres en 2009 vs 2008, à postes équivalents, tous secteurs d’activités confondus.

Cette baisse des salaires à l’embauche est liée à une augmentation excessive ces 3 dernières années. Augmentation excessive car moins rapide que la création de valeur ajoutée et fruit de 4 facteurs :

– Une croissance économique planétaire inégalée

– Une pénurie de compétences due à la pyramide des âges (départ à la retraite et vieillissement)

– Un manque de jeunes diplômés

– Une forte mobilité des cadres d’un pays à l’autre

Le revenu global des cadres (incluant salaire fixe, bonus, stocks options, intéressement…) a doublé sur les 5 dernières années en Grande-Bretagne, en Irlande et aux Etats-Unis.

Le salaire fixe a doublé sur les 10 dernière années en Grande-Bretagne, en Irlande, au Luxembourg et en Espagne.

En comparaison, en France, en 10 ans, le salaire fixe n’a pris que 35%.

Quand il s’agit de revoir les politiques salariales, les méthodes diffèrent :

– 1/3 des entreprises reportent ou pensent reporter les décisions d’augmentation

18% gèlent les salaires. 10% envisagent de le faire.

En 2008, les non cadres ont été augmentés de 2,8 %, les cadres de 3 % et les cadres de direction de 4 %.

BNP Paribas. Starbank : une intégration très innovante.

La plupart des entreprises proposent des parcours d’intégration plus ou moins complets et plus ou moins organisés.

C’est la première fois qu je vois une telle innovation sur ce sujet : sur le modèle des business game, la BNP invente « Starbank the Game », une sorte de jeu d’intégration qui permet de comprendre la logique bancaire.

Pour la BNP, « ce jeu interactif a été développé afin de compléter les actions de formation et d’intégration des nouveaux arrivants déjà existantes« .

En plus du jeu, le programme « Starbank the Game » propose aux nouveaux collaborateurs , une base de fiches synthétiques décrivant les spécificités du groupe BNP Paribas, ses métiers, ses activités, ses principes d’action et ses règles de gestion.

La mission du joueur est de construire une banque fictive dans une cité orbitale du futur. Le collaborateur doit ainsi développer ses activités en créant par exemple des structures comme des Points de Vente ou un Business Center ou encore en investissant dans de nouveaux métiers et services. Grâce à un tableau de bord, le joueur suit en temps réel la rentabilité de ses investissements. « Starbank the Game » permet ainsi de découvrir de façon ludique les 3 grands métiers de la banque : la banque de détail, la gestion d’actifs et la Banque de Financement et d’Investissement.

Ce jeu de simulation est accessible dans les trois langues : français, anglais et italien.

C’est une très belle initiative.

L’intégration est un énorme enjeu dans les entreprises. Rares sont celles qui présentent l’organisation et les métiers aux nouveaux embauchés. Encore plus rares sont celles qui réussissent à faire vivre un process demandant une forte mobilisation les opérationnel et l’engagement des RH.

Avec ce jeu, la BNP innove clairement et montre tout l’intérêt qu’elle porte à la bonne intégration de ses employés; en même temps qu’elle réalise une belle opération de communication RH pour attirer ses futurs talents.

D’ailleurs, ce n’est pas par hasard que la bande annonce du jeu d’intégration est disponible online. Cliquez ici.

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Paul. Quelles valeurs ?

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Le Monde du 17 février a réalisé une belle enquête visant à réhabiliter les patrons de PME aux yeux de l’opinion publique.

Car en ces temps de tourmente, l’amalgame est vite fait entre les irresponsables profiteurs d’un capitalisme trop peu régulé et les 2,7 millions chefs d’entreprises qui -finalement- le font vivre, un peu plus humblement.

Parmi eux, Maxime Holder, 40 ans, PDG de Paul, le célèbre boulanger. L’enseigne n’est plus vraiment une PME, et compte 9000 salariés, dont 3500 en France, pour un chiffre d’affaire de 400 millions d’euros.

Voici ceux qu’il déclare :

« mettre les gens sur le carreau quand on accorde des bonus ou des dividendes est inacceptable. Quand une entreprise souffre, tout le monde doit souffrir. Notre actionnariat est familial. Jamais nous n’irons en bourse. Jamais nous ne travaillerons avec un fonds d’investissement qui demanderait à toute force une rentabilité. j’ai toujours considéré qu’une entreprise avait d’être vocation que d’être un simple tiroir-caisse ».

Il faut dire que Paul est une entreprise familiale fondée en 1889. Julien, Francis et Maxime Holder se sont succédés pour diriger et développer cette enseigne désormais célèbre.

Leur indépendance leur permet ce « luxe » d’être simplement plus humains que ceux dont la soumission au capitalisme financier fait peine à voir.

Renault. Vive le covoiturage !

Rien de plus logique qu’un constructeur automobile incite à moins utiliser sa voiture !

C’est pourtant ce que Renault fait en promouvant le covoiturage de ses salariés.

Les 60 000 employés de Renault en France peuvent se connecter sur le site Intranet du Groupe et entrer en contact avec des collègues effectuant le même trajet qu’eux et acceptant de partager leur voiture.

Depuis le 1er janvier, 2 420 trajets sont proposés.

Les effets sont bénéfiques pour l’environnement, grâce à une moindre consommation de CO2, mais également pour la cohésion des équipes et la qualité des relations entre collaborateurs.

En espérant que cela contribue à relaxer les salariés apparemment si stressés d’un Technocentre très critiqué sur la qualité des conditions de travail depuis le lancement du fameux Plan 2009.

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