Améliorons la Relation au Travail, pour chacun et pour toutes les organisations !

Auteur/autrice : LoGo Page 10 of 24

British American Tobacco. Quelques éléments de politiques Ressources Humaines.

Chaque année, Top Employers publie des fiches très intéressantes décrivant la politique RH de quelques grandes entreprises excerçant en France. Évidemment, les éléments sont directement transmis des DRH.

Meilleures-entreprises publie les éléments les plus factuels de ces fiches espérant faire réagir les salariés de ces entreprises et éclairer objectivement les candidats éventuels.

Aujourd’hui : British American Tobacco.

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– BAT compte 350 collaborateurs en France (53 000 dans le monde).

– Les rémunérations sont « au dessus de celles de nos concurrents » indique la DRH, Anne VERNIER.

– Les délégués commerciaux (métiers les plus recrutés) ont des avantages en nature : voiture de fonction, téléphone portable, un ordinateur avec liaison ADSL à domicile, des kms privés…

– La DRH commande chaque année une enquête baptisée Your Voice afin de mesurer le climat interne (mais je ne sais pas si les résultats sont communiqués aux salariés)

Tout le monde se tutoie

– Des Talent Review sont organisées chaque année afin d’identifier les salariés à potentiels. Des plans de succession sont formalisés chaque année.

– Un programme d’intégration de 18 à 24 mois est proposé aux jeunes diplômés : Challenge Initiative.

3,9% de la masse salariale a été investie en formation.

Parité Homme / Femme respectée (50:50), y compris dans les comités de direction (c’est très rare en France).

– Les campagnes commerciales incitant à fumer sont censées ne pas s’adresser aux mineurs (ça, ce sera à chacun de juger en fonction de son éthique…)

Toutes les infos de cette fiche Top Employers, en suivant ce lien

Des offres d'emploi sur des boites de pizza.

Puisque 32%* des consommateurs de pizzas sont demandeurs d’emploi ou étudiants, Pizza&Pub a la bonne idée d’imprimer des offres d’emploi sur les boites de pizzas. L’idée est simple et pleine de bon sens.

Bon… compte tenu des échelles d’impression et de la taille d’une boite de pizza, la probabilité que vous trouviez des offres qui vous correspondent est relativement faible.

Mais voilà une bonne occasion et une nouvelle manière pour les entreprises de faire valoir le dynamisme de leur politique de recrutement.

Et puisque malgré la crise, près de 200 000 postes** ne sont toujours pas pourvus, toute initiative permettant d’améliorer ce chiffre doit être saluée.

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*Source : institut de sondage Créatest.

**168 562 offres d’emploi en ligne sur Pole Emploi au 7 juin 09

Carreman. La France invente le reclassement mondialisé.

La France, pays avant gardiste à la pointe de la flexibilité et de la mondialisation. C’est bien connu.

On en a encore la preuve avec l’histoire passionnée de cette entreprise Castraise légalement contrainte à proposer un poste indécent (en Inde, ouvrier pour 69 euros/mois, sous contrat local) à 9 de ses employés licenciés.

On peut critiquer tant qu’on veut le PDG, le fait est que la procédure de licenciement économique oblige l’employeur à proposer un emploi dans le groupe, quelque soit le pays, la rémunération, ou la qualification -s’il n’y a rien d’autre-.

Fort de ses idéalismes béats, le droit du travail prouve que pour résister au bon sens et à la réalité d’un monde qui change, il est prêt à tous les grands écarts.

Car pour passer de la quasi impossibilité de licencier et des procédures extrêmes et stériles, à l’obligation pour l’employeur de proposer un poste n’importe où, à n’importe quel salaire, dans n’importe quelles conditions légales, il faut soit avoir un corps de gymnaste, soit un penchant artistique surréaliste. Dans les deux cas, un bon sens de l’humour.

Et finalement, de ce cauchemar de code du travail -dont le lecteur courageux finira par se dire qu’il doit soit monter une entreprise unipersonnelle, soit devenir avocat ou syndicaliste– difficile d’en comprendre la logique.

Mais surtout, et c’est pire, difficile de savoir s’il est bon de le suivre.

A en lire et entendre les retombées médiatiques désastreuses, le PDG de Carreman doit déjà avoir calculé qu’il aurait perdu moins en se taisant et en payant très cher une rupture conventionnelle.

Europ Assistance. Faut-il y postuler ?

Ce week-end, je suis tombé sur la nouvelle campagne de recrutement d’Europ Assistance.

Censée être drôle, amuser les « jeun’s » et leur montrer les comportements à éviter, elle mets en scène 8 candidats caricaturaux lors d’un très court entretien de recrutement (15-20s).

Ça pourrait être marrant, voire instructif, mais ces caricatures présentent des personnages issus d’un milieu social ou métier particulier (le gros beauf, le trader), des maladroits voulant « trop » bien faire (le super héro, le polyglotte), ou pire, présentant un handicap (le psychopathe, l’angoissé, l’incompréhensible).

Chacun d’entre eux est littéralement humilié et finalement éliminé par tampon qui s’abat sur lui : « candidat refusé ».

Au delà de l’aspect discriminant de cette campagne, j’ai été touché par l‘image renvoyée par les recruteurs, qui ne posent aucune question permettant de mettre à l’aise le candidat, visiblement toujours stressé, mais qui au contraire se moquent et émettent un jugement définitif en une poignée de secondes.

Je ne peux pas croire que cette campagne reflète l’état d’esprit des Ressources Humaines d’Europe Assistance et je préfère le mettre sur le compte d’un égarement démagogique.

Mais comment ne pas imaginer les nouvelles conversation de machines à café entre recruteurs et managers : « t’as vu ce psychopathe ? Il me regardait comme le mec de la vidéo ! ». « Et l’autre Trader, il croit quoi? Il a pas compris qu’on embauche pas ces irresponsables qui ont coulé le système ? ».

Ça ne donne pas trop envie d’aller se jeter dans cette fosse aux lions…

Franchement, pour une bourde, cette campagne en est une belle. Et on a beau savoir -ou espérer- que c’est du second degré, la diversité en prend un coup.

Heureusement que la Halde ne l’a pas vue.

PS : La campagne s ‘appelle « Ne Postulez Pas« .

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Où est passée la Génération Y ?

Mais ou est passée la Génération Y ?

Où est passée cette génération de jeunes de moins de 30 ans a qui tout sourit: le marché du travail, les salaires, les carrières rapides, les technologies, le monde… ?
Où sont ces employeurs qui se battaient il y a un an pour s’attirer leurs faveurs ?

Où sont ces bouleversements organisationnels et managériaux tant attendus, censés adapter l’entreprise d’hier aux aspirations des jeunes d’aujourd’hui ?

Que pensent ces jeunes diplômés qui se sont vu dire qu’ils étaient des stars, que les entreprises se les arracheraient et que leurs salaires seraient très vite astronomiques ?

Quel discours tiennent désormais les recruteurs à de jeunes candidats mendiant péniblement un stage à 500 euros quand il y a 6 mois, le monde entier les priait à genoux d’accepter CDI, plans de carrières et avantages en nature…

Où sont les ipod, babyfoots et autres poufs multicolores, ces soit disant must-have des entreprises modernes ?

Cette Génération Y, ce concept vendu aux jeunes, comme aux entreprises, n’est finalement qu’un banal dérivé financier, un sous produit des marchés. Une bulle spéculative sans contrepartie, dans laquelle on a fait enfler les chevilles des étudiants, leur mentant sur la réalité de l’économie et le fonctionnement de l’entreprise. Elle a donc explosé avec le reste.

Que faut-il comprendre, qui faut-il être, lorsque tout le monde fonce dans un sens, puis en l’espace de quelque mois, ce même ‘tout le monde’ fonce dans un autre ? Où est le sens ?

En fait, cette génération Y me fait penser à un subprime.
Elle est ce rêve vendu de pouvoir avoir trop vite et facilement ce qu’il faut normalement construire et mériter.

De ce fiasco, se relèvera la Génération Z.

Mais pour elle, j’écrirai un autre billet.

Salon de l'environnement et des métiers durables.

Les 17, 18 et 19 juin, au musée de l’Homme à Paris aura lieu la 2ème édition du salon de l’environnement et des métiers durables.

En gros, les métiers durables ce sont ceux qui ne misent pas leur développement sur le « tout pétrole ».

L’objectif de ce salon est de promouvoir les solutions technologies, les innovations et les conseils qui restaurent l’environnement.

Il vise tous ceux qui cherchent des réponses à leurs problématiques environnementales, par exemple :

–  réduire durablement la facture énergétique, traiter les déchets, construire propre, s’adapter à la réglementation environnementale

valoriser les actifs : installations photovoltaïques, valorisation des déchets…

– réduire l’empreinte écologique

– découvrir les nouveaux business models permettant une croissance pérenne : revendre l’électricité verte, consommer moins et produire mieux…

A noter que lors de ce salon, sera décerné le Prix de la jeune entreprise éco-innovante.

Alors si vous avez créé une entreprise autour d’une idée innovante dans le secteur des cleantechs (éco-innovations), et qu’elle a moins de 5 ans, inscrivez-vous ! Car à la clé, il y a une campagne de publicité d’une valeur de 50.000 euros.

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Accor. Mobilité et promotions.

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Accor (7,739 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 25 000 personnes) compte recruter 4 000 salariés en 2009 (au lieu de 4 500 prévus initialement). L’hôtellerie reste en cette période de crise l’un des rares secteurs qui compte embaucher massivement (voir article sur les secteurs qui embauchent)

Dans ce groupe hôtelier, la promotion interne est clé : 95% des directeurs d’hôtel ont gravi les échelons et ont bénéficié de la mobilité interne (source le Figaro).

Car chez Accor, on entre souvent avec une formation allant du CAP à BAC+2. Puis on grimpe autour de 4 métiers : cuisine, restaurant, réception, étages.

Et comme Accor cherche davantage des personnalités et des savoir-faire que de beaux diplômes et expériences sur un CV, les méthodes de recrutements changent et sont désormais essentiellement basées sur des techniques de simulations.

C’est le sens du partenariat qui vient d’être signé pour 3 ans avec le Pôle Emploi et qui définit des méthodes de recrutements basées sur l’évaluation des aptitudes, notamment grâce à des mises en situation.

Cette méthode est de plus en plus répandue. Car les entreprises recherchent de plus en plus à évaluer des compétences et des potentiels (exemple Cofidis qui ne même regarde plus les CV ou Auchan qui teste le formulaire à la place du CV); bien plus que des expériences passées et des lignes de CV.

Et si vous êtes recrutés ainsi, sachez que l’entreprise qui vous reçoit misera sûrement sur votre développement.

En tout cas, c’est le pari que font les entreprises qui développent des politiques de formation et de mobilité internes.

Great Place to Work. Quelle crédibilité ?

Vous êtes nombreux à me demander pourquoi je fais l’impasse sur les résultats du classement 2009  « Great Place to work » qui récompense les entreprises où il fait bon travailler.

Car je trouve ce classement décevant. Voire abusif.

Voici pourquoi :

– Pour être évalué, il faut payer.  Les entreprises évaluées sont donc obligatoirement clientes de Great Place to Work.

– Le coût est d’environ 6000 euros. Pour les PME, cela représente un investissement important qui peut les disqualifier de la démarche.

– Parmi environ 100 entreprises évaluées, seules les 30 meilleures sont médiatisées : il est donc impossible d’être mal classé.

– La méthodologie est discutable :

1/3  de la note est liée aux déclaration de la Direction des Ressources Humaines. Dans le dossier à rendre, il y a un certain nombre de questions, avec documents internes à fournir à l’appui, sur la formation interne, l’environnement de travail, la rémunération, la communication interne etc. Mais sur quels critères se basent les examinateurs ? Comment comparer un dossier à l’autre s’agissant de réponses qualitatives, exercice délicat qui mériterait plus de transparence…

2/3 de la note sont liés aux questionnaires de salariés : 250 salariés maximum sont questionnés. S’il faut reconnaître que l’échantillon est représentatif, il ne l’est cependant que sur un périmètre donné et choisi par l’employeur. Danone, par exemple, choisit de faire le questionnaire sur sa population « siège ». Idem pour Coca Cola qui choisit de questionner « Coca Cola Services ». A partir du moment ou l’entité est sélectionnée par la DRH, autant prendre celle la plus favorables. Non ? Certes, « Great Place to Work » prend soin de préciser l’établissement mais on sait que tout le monde fait la confusion…

– Puisque les entreprises choisissent, chaque année, d’être clientes ou non, il ne peut y avoir de continuité et d’évolution dans les classements : où sont passées les entreprises comme Google (1er en 2008) et Bain & Company (1er en 2007) ? En fait, bien souvent, les entreprises viennent se payer un coup de pub et surtout, s’arrêter là, de peur de baisser dans le classement.

Il serait plus juste de récompenser les entreprises qui s’inscrivent dans la durée, preuve d’un engagement profond, comme PepsiCo, bien placée depuis 5 ans.

– Enfin, je ne crois pas qu’on puisse « tout comparer » en mettant toutes les entreprises dans le même sac, il faudrait faire un classement plus fin, par type d’entreprise. Comment peut on comparer les réponses des collaborateurs  d’Accuracy, spécialisé dans le conseil en finance d’entreprise (2ème au classement) avec celles de McDonald’s (19ème au classement) ? Ils n’ont clairement pas les mêmes attentes… D’ailleurs McDonald’s a des résultats exceptionnels en matière en matière de promotion interne, le 19ème rang me parait sévère !

Finalement, Great Place to Work est une Agence d’image employeur qui a trouvé un positionnement très malin : elle fait croire à un classement RH alors qu’elle ne fait que la campagne de médiatisation d’entreprises souhaitant travailler leur marketing RH.

Son mérite -à mes yeux- est de permettre de déceler des pratiques RH innovantes. On va s’y intéresser de près. Par exemple, W.L Gore et Associé qui prône la liberté d’agir comme méthode de management, les salariés sont associés aux résultats en recevant 10% de rémunération supplémentaire sous forme d’actions (non cotées).

Recrutements 2009. Panorama général et métiers recherchés.

Une enquête du Credoc et du Pôle Emploi identifie les besoins en recrutement en 2009.

Je vous conseille de la lire (bmo2009_france.pdf).

En voici les principaux points :

989 400 recrutement en 2009, (-308 800 vs 2008)

24% d’intentions d’embauches en moins vs 2008

– Secteurs les plus touchés : BTP, industrie, commerce automobile (-50%)

– Parmi les industries, seule l’industrie pharmaceutique devrait embaucher plus qu’en 2008 (+1,8%).

17% des entreprises privées envisagent de recruter

– Les métiers de « services » sont peu affectés : l’hôtellerie-restauration sera le 1er recruteur; le médico-social en légère hausse (+0,4%); les services à la personne très recherchés.

Moins de difficulté à recruter : 43% des recrutements estimés difficiles (vs 51% en 2008)

Les 15 métiers les plus recherchés en 2009

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Les métiers les plus difficiles à trouver en 2009

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Les métiers les plus faciles à trouver en 2009

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Opération Phénix. La résurrection des littéraires ?

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« N’ayant pu se reproduire, le phénix, quand il sentait sa fin venir, construisait un nid de branches aromatiques et d’encens, y mettait le feu et se consumait dans les flammes. Des cendres de ce bûcher surgissait un nouveau phénix… »

Voici tout le bien/mal que l’on souhaite aux étudiants « littéraires », volontaires de cette Opération Phénix.

Car ce jeudi 9 avril avait lieu la 3ème édition de l’opération Phénix.

Le principe est simple : mettre en contact des entreprises (9 cette année : Axa, Coca-Cola Entreprise, Danone, HSBC,  Marine Nationale, L’Oréal, PricewaterhouseCoopers, Renault, Société Générale) et des étudiants « littéraires » de 8 universités partenaires (Panthéon Sorbonne, Sorbonne Nouvelle Paris 3, Paris-Sorbonne, Paris Descartes, Denis Diderot, Val de Marne, Paris-Est Marne-la-Vallée, Cergy-Pontoise).

Car le constat est sans appel : ces profils ne sont en général ni intéressés ni intéressants pour l’Entreprise. En tout cas en France, où les étudiants écoles d’ingénieurs et de commerce trustent la plupart des postes. Et pourtant, dans de nombreux pays, notamment le Royaume Uni, ils trouvent naturellement leur place.

Alors, à l’instar de leur Oiseau-logo, ces étudiants ont pour mission de renaître de leurs cendres.

Car à en croire les inventeurs de l’Opération Phénix, ces filières (Recherche en Lettres, Sciences Humaines et Sciences) incapables de se reproduire, ou disons plutôt, de « produire », peinent à trouver leur place dans un environnement professionnel hostile et décalé.

Ainsi, jeudi dernier, ces 9 entreprises considérant cette différence de cursus scolaire comme un atout pour elles, se sont déplacées dans les salons de la Maison de la cité internationale universitaire (Paris 14°), et ont expliqué quels types de parcours les étudiants pouvaient réaliser dans les entreprises, mais aussi ce qu’elles attendaient d’eux.

Des 2 promotions précédentes, l’Opération Phénix a permis l’embauche de 70 étudiants en CDI. Et un seul contract a été rompu à ce jour.

En ce jour de Pâques, j’imagine que vous vous joindrez à moi pour souhaiter à ces filières une belle résurrection !!!

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