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Catégorie : 2. Pratiques des entreprises Page 11 of 42

tendances et analyses des méthodes ressources humaines

Volkswagen innove sur les salaires

Volkswagen présente un nouveau mode de calcul pour les bonus des membres de sa direction. A partir de cette année, le calcul du bonus « long terme » tient compte de données telles que le niveau de sécurité de l’emploi, l’évolution des parts de marché et des ventes, la réalisation des objectifs personnels mais aussi du résultat des enquêtes de satisfactions réalisées chaque année auprès des clients et des salariés.

Évidemment, le chiffre d’affaires et les bénéfices enregistrés resteront un élément déterminant pour le calcul de ce bonus. Mais ce sont les résultats des quatre dernières annéees qui compteront. Le nouveau bonus ne devra pas excéder la moyenne des bonus versés les quatre années précédentes, ce qui fixe un plafond.

Une façon de se détacher du seul cours de l’action.

A suivre !

Source L’expansion.com

Creuzet Aéronautique. Vive le conflit !

L’entreprise « familiale » de 500 salariés, Creuzet Aéronautique est passée maître dans le conflit salarial.

Si vous aimez la castagne, elle est peut-être pour vous !

– Fin 2009 : 11ème jour de grève.

A la veille des fêtes de fin d’année 2009, signature d’une pétition par 300 employés réclamant une prime de 500 euros nets, et avec un débrayage d’une heure, deux fois, par jour, dans les ateliers. Au 09 janvier, 11ème jour de crise.

– Avril 2008 : 8 jours de grève.

Objectif : 1,5% d’augmentation collective et 1,5% d’augmentation individuelle. La direction donnera finalement 2,5 % d’augmentation collective.

– Mars 2007 : 2 jours de grève.

Objectif: 3% d’augmentation générale et 0,8% d’augmentation individuelles. La direction avait en avait accordé  2%.

– Février 2006 : 10 jours de grève.

Objectif : Pour les chaudronniers, obtenir deux paliers supplémentaires sur la grille des salaires et une prime de salissure. Accordés !

– Mars 2004 : 2 jours de grève.

Objectif : obtenir 4% d’augmentation. Au final, 2,4% avaient été accordés.

Septembre 1994 : 10 jours de grève.

Objectif : une augmentation de salaire de 75 euros en raison du gel des rémunérations depuis deux ans. La direction avait alors accordé une hausse de 4 % au titre de rattrapage des salaires de 1993 et 1994. L’accès au site avait carrément été bloqué pour le personnel non revendicatif !

Source : Sud Ouest

L'oréal. 3 actions simples de sensibilisation au handicap.

Les 2 usines de la division Cosmétique Active de L’Oréal (Vichy et La Roche Posay) ont eu quelques initiatives simples à l’occasion de la dernière semaine du Handicap. Objectif : sensibiliser les salariés au handicap.

1. Découvrir des métiers.

7 personnes handicapées en recherche active d’emploi ont été invitées à découvrir les métiers du Conditionnement ainsi que ceux de la Qualité. Des parrains de L’Oréal avaient été désignés afin de les guider et partager leur expérience professionnelle. Des journées ayant aussi pour but d’identifier des personnes intéressées pour effectuer des missions d’intérim.

2. Sensibiliser au handicap mental avec la ligue de Sport Adapté

La ligue Auvergne de Sport Adapté est venue sensibiliser les collaborateurs de L’Oréal aux problématiques du handicap mental mais aussi identifier des bénévoles pour des événements comme par exemple les Championnats de France de Judo Adapté qui se sont tenus les 27, 28 et 29 Novembre à Ceyrat (63).

3. Présenter les sites à des sous-traitants malentendants.

L’Oréal travaille avec une entreprise adaptée nommée Adis, pour certaines opérations de sous-traitances. 46 employés de cette entreprise ont visité l’usine de Vichy. Au delà de l’intérêt de la visite, l’objectif était pour eux de profiter de l’occasion pour sensibiliser les salariés aux handicaps auditifs, visuels et moteurs.

Au programme : ateliers language des signes, utilisation d’un fauteuil roulant, explication des différents degrés d’handicaps visuels et auditifs et présentation des nouveaux outils déployés pour pallier au handicap et faciliter l’insertion professionnelle.

Une opération menée avec l’URAPEDA, le Centre de Rééducation pour Déficients Visuels de Clermont-Ferrand et l’Association des Paralysés de France.

Qui sont les vraiment les meilleurs patrons du monde ?

La Harvard Business Review publie le palmarès des patrons les plus performants du monde.

2 points marquants :

1. Pour déterminer ces  » Best-Performing CEOs in the World « , les critères sont exclusivement financiers (et je le regrette, car je persiste à croire que la performance d’une entreprise ne peut se résumer qu’à la performance financière).

Ces critères sont la performance boursière des entreprises durant la période pendant laquelle ils ont dirigé et le taux de rentabilité de l’action pour l’actionnaire (Country-adjusted return, industry-adjusted return, and change in market capitalization during tenure).

2. Il y a une seule femme dans le top 10. Mais surtout, c’est également la seule femme dans le top 100. Et parmi les 2000 entreprises étudiées, il y a environ 30 femmes, soient 1,5%. Une gigantesque anomalie qui pèse évidemment sur le choix des critères de performance de l’entreprise telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Bravo tout de même à ces champions de notre système tel qu’il est.

Voici le classement :

1. Steve JOBS (Apple)

2. Yun JONG-YONG (Samsung)

3. Alexey B. MILLER (Gazprom)

4. John T. CHAMBERS (Cisco)

5. Mukesh D. AMBANI (Reilance)

6. John C. MARTIN (Gilead Sciences)

7. Jeff BEZOS (Amazon)

8. Meg WHITMAN (eBay)

9. Eric SCHMIDT (Google)

10. Hugh GRANT (Monsanto)

Lipdub Groupe Beaumanoir, tout le monde danse sur ABBA !

On sait que le Groupe Beaumanoir recrute fort, il sont en plein développement. On en parle ici.

Pour en savoir plus sur l’entreprise, je vous conseille de visiter le site internet. On y retrouve une ambiance familiale, associée aux moyens d’un grand groupe. Pas un mot sur l’histoire du groupe (un peu dommage je trouve), tout est question d’avenir et de développement.

On y prône la simplicité et la convivialité. Selon Roland Beaumanoir, « le goût de la  fête fait partie de notre ADN ».

Plus de la moitié des salariés du siège ont participé à un lipdub sur la musique d’ ABBA.

[youtube X0XjHhhamDQ]

Un clip qui donne la pêche. On salue le travail d’équipe, et le cameraman. Beaucoup de mouvements, de chorégraphies, de sourires et jolies filles (Où sont les hommes ????).

Si vous être salarié de l’entreprise, votre témoignage nous intéresse. Est ce une entreprise où il fait bon vivre  Recommanderiez vous cette entreprise à un ami ?

France Télécom, résultats du questionnaire

Comme vous le savez les salariés de France Télécom ont répondu à un questionnaire complet sur les conditions de travail,  j’en avais parlé.

Les premières conclusions du questionnaire ont été présentées cette semaine. Les consultants Technologia ont évoqué « une ambiance de travail tendue, voire violente ».  Face à l’absence « d’une colonne vertébrale solide de management, les personnels de France Télécom sont plus que jamais orphelins de sens, de leaders ». La défaillance du management est clairement montrée du doigt par les consultants. L’organisation des différents types de management, et des responsabilités qui s’y rattachent, est confuse. La fierté d’appartenance et la perception des conditions de travail se sont nettement dégradés. Voir cet article de l’Expansion pour les résultats plus détaillés.

Encore une fois, ce « cas France Télécom » nous amène à refléchir à notre modèle d’entreprise, la plupart des entreprises seraient étonnées par leurs résultats, plutôt proches de ceux de France Télécom… Nous sommes tous concernés par ce cas d’entreprise, profitons en pour se poser les bonnes questions et trouver des réponses pour faire évoluer notre modèle. Les consultants qui interviennent chez France Télécom ont déjà quelques pistes ici. Quand on voit ce plan d’action, tout apparait comme évidences. Il manquait les « basics » de l’accompagnement du changement, ceux qu’on apprend bien sagement en Master RH en pensant que c’est fastoche…

Quel est le salaire des entraineurs de football ?

Puisqu’on parle du salarie de Domenech, qui a empoché plus de 800 000 euros en 2 ans, je me demandais combien gagnaient les autres entraineurs de foot français.

Etat des lieux :

1. Claude PUEL (Lyon) = 3 000 000 / an

2. Didier DESCHAMPS (Marseille) = 2 160 000 / an

3. Laurent BLANC (Bordeaux) = 1 680 000 / an

4. Alain PERRIN (Saint-Etienne) = 1 320 000 / an

5. Antoine KOMBOUARE (PSG) = 1 152 000 / an

6. Guy LACOMBE (Monaco) = 960 000 / an

7. Pablo CORREA (Nancy) = 720 000 / an

8. Jean FERNANDEZ (Auxerre) = 660 000 / an

9. Francis GILLOT (Sochaux) =  660 000 / an

10. Frédéric ANTONETTI (Rennes) = 600 000 / an

11. Rudi GARCIA (Lille) = 480 000 / an

12. Christian GOURCUFF (Lorient) = 420 000 / an

13. Alain CASANOVA (Toulouse) = 420 000 / an

14. Philippe MONTANIER (Valenciennes) = 420 000 / an

15. Didier OLLE-NICOLLE (Nice) = 420 000 / an

16. Mecha BAZDAREVIC (Grenoble) = 384 000 / an

17. René GIRARD (Montpellier) = 360 000 / an

18. Jean-Guy WALLEMME (Lens) = 300 000 / an

19. Laurent GUYOT (Boulogne-sur-Mer) =  240 000 / an

20. Arnaud CORMIER (Le Mans) = 96 000 / an

McDonald's. Prix de la communication d'entreprise 2009

Décidément, Les Ressources Humaines de McDo font une belle année 2009.

Après avoir remporté le prix du DRH de l’année (Hubert MONGON), McDo remporte le prestigieux Grand Prix Stratégies de la Communication d’Entreprise.

L’an dernier, Les 3 thèmes de cette campagne étaient :

– Egalité des chances

– Formation des salariés

– Bien être au travail

Cette année, l’objectif était de valoriser l’emploi chez McDo, en convainquant notamment les parents d’être fiers que leurs enfants puisse travailler chez Mc Do.

Cette campagne que je trouve très réussie, animée par des films publicitaires signés Jacques AUDIARD (pas mal quand même !) devrait avoir permis de briser le cliché d’une entreprise impérialiste aux méthodes managériales américaines plutôt dures.

En tout cas, les résultats sont probants : 78% des français pensent que Mc Do permet à ses employés de développer leurs compétences et 62% pensent qu’on peut y faire carrière. Des résultats respectivement en progression de 5 et 13% par rapport à l’année dernière.

Un enjeu d’image crucial pour Mc Donalds, qui emploie tout de même 55 000 personnes en France, et recrute 32 000 personnes par an en CDI.

L'entreprise peut elle interdire à ses salariés de tenir un blog ?

Yves Nicol, avocat et bloggeur répond à cette question.  C’est la suite du premier épisode « créer son blog et parler de sa vie professionnelle… »

Tenir un blog est, pour un salarié, est un droit fondamental, une liberté civile à rapprocher de la liberté d’expression. Par conséquent, il est impensable qu’une entreprise interdise à un salarié, tant la création d’un blog, que son expression par ce moyen.

Les textes protecteurs ne manquent pas pour rendre impossible toute interdiction que tenterait une entreprise.
– L’article 9 du Code civil : « chacun a droit au respect de sa vie privée ».
– La Convention Européenne de sauvegarde des droits de l’Homme, article 8 : « toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. »

Le contrat de travail

L’entreprise ne dispose d’aucun moyen d’action pour imposer à ses salariés une réserve dans les propos qu’il tient sur son blog. La relation qui régit l’employeur et le salarié est celle du contrat de travail. La tenue d’un blog relève de la vie personnelle. Une clause du contrat de travail qui interdirait la tenue d’un blog ou l’invitant à y modérer ses propos, ou encore à lui interdire d’y évoquer l’entreprise, serait nulle de mon point de vue, et sans aucune portée.

Règlement intérieur et charte internet

Dans chaque entreprise d’au moins 20 salariés, le règlement intérieur, qui est obligatoire, permet à l’employeur de fixer des règles de conduite au quotidien, comme la discipline, l’hygiène sécurité…et Souvent, une Charte informatique est annexée au règlement intérieur, afin de réglementer l’usage des outils informatiques et d’internet par les salariés.

Mais attention, ce règlement intérieur n’a de portée qu’en ce qui concerne la relation de travail stricto sensu. Toute clause interdisant à un salarié de tenir un blog personnel ou le contraignant à informer préalablement son employeur serait illégale. En tout état de cause, pour avoir une portée, le règlement intérieur doit préalablement être soumis aux représentants du personnel ainsi qu’à l’inspecteur du travail. Ce dernier interdirait sans aucun doute une telle clause.

Une initiative intéressante

Hub télécom, opérateur télécom, vient de créer un blog interne destiné aux collaborateurs. L’entreprise, qui compte 500 collaborateurs, procéde à une création intéressante, dans un contexte interne mouvementé d’acquisition d’une autre société.

Ce blog, baptisé « En route ensemble », comprend des données sociales utiles, informe sur les chantiers en cours, mais surtout permet aux collaborateurs de s’exprimer. Les salariés posent des questions et peuvent réagir sur les sujets ; Il ne s’agit donc pas du tout d’un intranet, mais bien de l’esprit blog.

Cette initiative me semble aussi utile qu’intéressante, pour canaliser l’expression des collaborateurs. En l’espèce, il s’agit bien sûr d’un contexte d’entreprise particulier, mais il est probable que l’utilité soit très réelle un peu partout. Quitte à tenter l’expérience de façon éphémère et à titre de test.

Interview d'expert sur la GPEC

Interview de Guilain Vandaele, DRH de CSP, responsable de l’offre RH.

Comment une entreprise peut elle évaluer sa GPEC?

Il faut procéder à un diagnostic, c’est à dire repérer les différents aspects de la GPEC dans l’entreprise et faire un état des lieux.

Grâce à ce travail, on estime le niveau d’avancement de l’entreprise. L’analyse d’écart permet d’évaluer l’ampleur du chantier à mener. L’entreprise peut savoir si elle est prête à négocier un accord GPEC.

La première étape est centrée sur la politique de l’entreprise.

Nous nous intéressons à l’évolution de l’entreprise, aux positions de la direction sur la GPEC et ses enjeux. Une entreprise qui maitrise sa croissance n’aura pas le même positionnement en matière de compétences, qu’une entreprise en stabilisation d’effectif ou encore en régression.

Il faut se demander si la politique RH de l’entreprise est clairement affichée ou non, quelles sont les orientations définies en matière de formation, d’évolution de carrière, gestion seniors…

La clarification de la politique de l’entreprise pose les questions suivantes : comment est structurée la GRH ? Les acteurs et les missions RH sont ils bien définis ?

Puis, on entre dans les outils eux même, y a t-il des outils d’analyse des effectifs ? Y  a t-il une logique prévisionnelle des effectifs ?

Ensuite, on déroule le processus normal de la vie de l’entreprise: fait-on appel à différentes formes de contrats de travail, à des prestataires externes ? On analyse notamment les définitions de postes et le processus d’intégration.

La deuxième étape concerne le développement des individus dans l’entreprise.

Nous regardons s’il existe des référentiels de compétence et ce que recouvrent les outils de gestion des compétences, bases de données ou logiciels.

On cherche à comprendre la politique développée en matière de formation et les outils d’accompagnement des compétences.

Enfin, la dimension « mobilité » est essentielle : la mobilité est elle organisée ? Comment est-elle mise en œuvre ? Etc.

La troisième étape concerne l’évaluation des individus.

On s’intéresse aux outils évaluations et aux techniques de détection actuelle ou évolutives des compétences des individus. Puis, on se penche sur les outils de reconnaissances de collaborateurs. Par exemple, comment valorise t on  l’évolution de l’individu par le biais de la classification et de la rémunération ?

Je tiens à préciser qu’au cours du diagnostic, deux aspects sont essentiels : la communication interne autour de ces dispositifs et le rôle des acteurs.

Quels sont vos conseils auprès des différents acteurs de la GPEC ?

–       Le décideur : il doit définir les enjeux et mettre à disposition les moyens

–        Le Chef de projet RH, c’est le pilote du projet. Il est indispensable, quelle que soit la taille de l’entreprise.

–       Le manager, il est indispensable au montage du dispositif. Ensuite, il doit l’animer, le faire vivre au quotidien alors que, bien souvent, il considère que la GRH ne fait pas partie de son métier. Sa mobilisation est la clé de la réussite.

–       Le consultant, il doit savoir mettre des moyens à disposition des managers pour réagir vite à des situations diverses.

–       Le  collaborateur, c’est l’acteur directement concerné. Il a à la fois l’envie et la crainte de la progression. Il est souvent bloqué par la perception qu’il a du système. Il considère  que c’est l’entreprise qui décide, alors qu’il a la possibilité de pousser cette dynamique de GPEC à son niveau. Il doit être moteur et dépasser ses freins (psychologiques, méconnaissance des dispositifs, sous estimation de ses capacités…)

–       Les Institutions Représentatives du Personnel. La loi leur donne un rôle majeur.  L’entreprise doit aller dans ce sens, dans une logique constructive. Je pense qu’il faut  intégrer les IRP  dans les groupes de travail GPEC, tout en gardant la main sur le projet.

Article proposé en partenariat avec Exclusiverh.com

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